Dominique Vigneux-Parent, du comité de citoyens Sauvé-Dunant, rapporte qu'une trentaine de familles du quartier ont entrepris des actions pour s'opposer au développement commercial prévu au coin des rues Thibault et Dunant.

Projets en bordure du mont Bellevue: plus question de faire marche arrière

Les citoyens du comité de citoyens Sauvé-Dunant et du Regroupement pour la protection du boisé Belvédère sont revenus à la charge devant le nouveau conseil municipal, lundi, pour exprimer leur inquiétude devant ces deux projets situés à un jet de pierre du mont Bellevue. Dans les deux cas, le maire Steve Lussier confirme que les élus ont bien peu d'emprise pour modifier les projets.

Dominique Vigneux-Parent, du comité de citoyens, rapporte qu'une trentaine de familles du quartier ont entrepris des actions pour s'opposer au développement commercial prévu au coin des rues Thibault et Dunant. « C'est notre huitième passage au conseil municipal. Nous avons déposé une pétition de 879 noms. L'administration précédente n'a jamais voulu reconnaître sa responsabilité et corriger son faux pas. Les citoyens ne savent toujours pas ce qui va se construire au coin des rues Thibault et Dunant. Nous voulons vérifier si vous êtes prêts à écouter les besoins des citoyens du secteur. »

Comme l'avaient fait l'ex-maire Bernard Sévigny et l'ex-président du conseil Serge Paquin, l'actuelle présidente du conseil, Nicole Bergeron, a rappelé que le propriétaire du terrain se trouve en situation de droits acquis. « Aux dernières nouvelles, il voulait développer son terrain commercial. »

Nouvelle élue, la conseillère d'Ascot Karine Godbout est intervenue en faveur d'un dialogue. « Je viens d'arriver et j'ai des devoirs à aller faire. Je suis en démarches pour voir ce qui se passe avec les terrains de ce projet. Je pense qu'il n'y a jamais eu d'ouverture du conseil précédent. Je veux ouvrir le dialogue pour qu'on puisse faire une rencontre. »

La présidente de l'arrondissement, Chantal L'Espérance, a aussi manifesté l'intérêt de participer à une rencontre où serait présent également le directeur de l'arrondissement.

« Le dossier est trop avancé du point de vue légal. Le projet va continuer », dit Steve Lussier.

« Deux grandes cicatrices »

Martin Gagnon et Caroline Cayer, du Regroupement pour la protection du boisé Belvédère, ont rapporté que « deux grandes cicatrices » sont déjà visibles dans le boisé Belvédère à la suite du début des travaux pour un développement résidentiel, le Carré Belvédère. « Pour les projets à venir, que comptez-vous faire pour reconnaître adéquatement la valeur écologique des écosystèmes? Avez-vous la volonté politique d'atteindre les 12 % en aires protégées d'ici 2022 tel que le stipule le schéma d'aménagement? Si oui, comment comptez-vous le faire? » a demandé Mme Cayer.

Nicole Bergeron, prudente, a répondu que le conseil devait se réunir en lac-à-l'épaule pour déterminer ses grandes orientations, mais que personne ne semblait contre l'atteinte de l'objectif de 12 % du territoire en aires protégées. « Arrêter les travaux, je ne pense pas que c'est possible. Je ne veux pas vous donner de faux espoirs et vous laisser croire qu'on peut revenir en arrière. »

Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke, a mentionné qu'il était convenu avec le promoteur de réaliser des travaux de déboisement dans les futures rues pour que le transport par camion se fasse directement sur le site plutôt que dans les rues résidentielles.

Karine Godbout a qualifié les questionnements des citoyens de légitimes.

Steve Lussier confirme qu'il ne peut pas arrêter le développement du Carré Belvédère non plus. « Je suis très content qu'on préserve 70 % de la prucheraie. On ne peut rien faire d'autre que d'assurer que les travaux se fassent en sécurité. C'est M. [Luc] Élias qui est promoteur. J'ai vu ses développements et personnellement, je pense qu'il fera un bon travail. J'aurai un œil attentif à tout nouveau développement. J'en ai déjà parlé avec plusieurs promoteurs pour garder plus de forêts à l'avenir. C'est sûr, sûr, sûr que je serai attentif dans les prochaines années. »


Le Petit Quartier verra le jour

Le Petit Quartier, qui doit compter 73 minimaisons, pourra voir le jour. L'avis de renonciation à la tenue d'une procédure de registre ou de référendum, déposé par le promoteur, a été jugé conforme.

La greffière Isabelle Sauvé a expliqué que plus de la moitié des personnes habiles à voter avaient signé un avis pour se montrer favorable au projet. « Il n'y aura donc ni registre ni référendum et le règlement est considéré approuvé. »

Le Petit Quartier, qui sera construit dans le prolongement de la rue des Semailles, dans l'arrondissement de Fleurimont, sera constitué en coopérative. Il prévoit une zone de protection de six acres.

La conseillère Danielle Berthold s'est dite très contente. « Je veux rassurer les gens du chemin Duplessis qui ont des préoccupations. Le conseil d'administration de la coopérative accepte de rencontrer les résidants en janvier pour que tout le monde y trouve son compte. »

Ces citoyens déplorent que les nouvelles constructions soient prévues trop près de leur propre maison.

Mme Berthold pense que le projet ne peut être que bon pour la Ville de Sherbrooke. Elle se montrera attentive à la circulation engendrée sur le chemin Duplessis. Les premières maisons pourraient être construites en 2018.


Une présidente pour l'arrondissement 1

C'est Nicole Bergeron qui occupera la présidence de l'arrondissement 1, qui regroupe les anciens arrondissements de Rock Forest-Saint-Élie-Deauville et de Brompton. Devant l'incapacité des élus de l'arrondissement à en venir à un vote majoritaire, ce sont tous les élus du conseil qui devaient se prononcer par vote secret.

« Ç'a été discuté à huis clos. Il y a eu un vote. Nous devons recommencer cette procédure pour faire un débat devant le conseil municipal à savoir s'il y a des candidats pour le poste de président », a indiqué la greffière Isabelle Sauvé.

Seule la candidature de Nicole Bergeron a été proposée en séance publique, si bien que Mme Bergeron a été proclamée présidente de l'arrondissement.

Rappelons que Chantal L'Espérance, Claude Charron et Vincent Boutin occupent la présidence des autres arrondissements.


Nicole Bergeron occupera la présidence de l'arrondissement 1, qui regroupe les anciens arrondissements de Rock Forest-Saint-Élie-Deauville et de Brompton.

Le comité de la sécurité publique est maintenu

Le maire Steve Lussier confirme son intention de maintenir le comité de la sécurité publique. « Ça s'en vient. Ce sera annoncé le 18 décembre. Tout sera nommé pour le 18. »

Ce comité ne sera pas annexé à un autre. « Il y a un coût, mais on ne pouvait pas se passer de ça. J'ai regardé si on pouvait le jumeler à autre chose. Nous avons nommé les gens à l'interne. Je n'ai pas encore rencontré tout le monde. Nous enverrons un communiqué à cet effet -là », a dit M. Lussier.