Jean-Benoît Jubinville, directeur adjoint au 2e cycle sport-études à l’école du Triolet, souligne que les règles sont les mêmes pour tout le monde : un échec entraîne une exclusion du programme.

Programme sport-études : les règles sont claires

« Faire partie d’une vocation particulière comme sport-études est un privilège et non un droit et les règles sont les mêmes pour tout le monde. Je le dis clairement aux élèves et aux parents que pour faire partie du programme, les élèves doivent réussir tous leurs cours. Et tous les cours sont importants. Un échec entraîne une exclusion. Il n’y a aucune exception », note d’entrée de jeu le directeur adjoint au 2e cycle sport-études à l’école du Triolet, Jean-Benoît Jubinville, ajoutant qu’environ 3,5 pour cent des 820 élèves inscrits en sport-études l’an dernier ont été exclus du programme pour la prochaine année scolaire.

Le fait que Camilo Baldivia (voir autre texte) ait des diagnostics de dyslexie et de dysorthographie n’a pas été considéré lors de la prise de décision qui a mené à son renvoi. « Par contre, les élèves qui ont ces types de diagnostics ont des plans d’intervention. Et c’est le cas de Camilo qui a droit à un ordinateur avec certains logiciels adaptés à ses besoins, à un dictionnaire électronique et qui dispose d’un tiers de temps supplémentaire lors de ses évaluations en classe », souligne M. Jubinville, précisant qu’un peu plus de 10 pour cent des élèves en sport-études ont des plans d’intervention.

« S’il avait fourni les efforts lors de son cours d’arts plastiques, il aurait passé. Ce n’est pas une question de talent, on n’est pas aux beaux-arts », ajoute le directeur adjoint.

Aussi, les élèves sont évalués sur trois plans, soit le comportement, l’attitude et l’effort. Sur le plan du comportement et de l’attitude, Camilo a obtenu une note de 3 sur 4. « Quatre, c’est excellent. Trois, c’est bien. Deux, c’est passable. Un, c’est inadéquat. Et zéro, c’est très inadéquat, explique M. Jubinville. Et le problème est que l’élève a eu 1 sur 4 pour l’effort. Alors sa mère a beau dire comment il travaille fort à la maison, mais si ça ne se traduit pas en effort à l’école, ce n’est pas suffisant. »

Des évaluations sont effectuées en février et en avril et lors de ces deux évaluations, quatre des huit enseignants de Camilo n’ont pas recommandé qu’il poursuive en sport-études l’année suivante.

« À ces deux reprises, on a expliqué à l’élève et ses parents pourquoi les enseignants ne le recommanderaient pas et on leur a dit qu’il avait jusqu’à la fin de l’année pour corriger le tir », mentionne le directeur adjoint.

Le sport-études aurait-il pour mission de garder les jeunes sur les bancs d’école?

« Notre mission est de diplômer des jeunes. Mais peut-être que le sport-études n’est pas fait pour tout le monde, car on voit la même matière que les élèves au régulier avec 65 pour cent du temps. Ça roule. Il pourra peut-être faire du sport interscolaire. Les programmes sport-études à la base sont des programmes pour développer l’excellence dans le sport et à l’école », note M. Jubinville.