Valoris a présenté des états financiers provisoires pour l’exercice 2019 montrant un surplus de l’ordre de 400 000 $.

Profits chez Valoris : optimisme modéré chez les élus

Sans crier victoire, des élus de l’Estrie semblent un peu plus optimistes en constatant que Valoris devrait annoncer des profits avoisinant les 400 000 $ pour 2019.

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, constate que des efforts ont été faits. « Ils nous ont augmentés pas mal en 2019, le 400 000 $ a beaucoup à faire avec cette augmentation à la tonne pour les municipalités. Ce n’est pas gagné d’avance, il y a beaucoup de choses à faire. [...] C’est un bilan satisfaisant pour 2019 », dit-elle, affirmant « qu’il faut devenir positive ». 

Évelyne Beaudin, elle, voit ce potentiel surplus d’un bon œil, « mais il faut être très prudent ». « Quand ils sont venus en juin pour demander 3,5 M $, peut-être que 3,1 M$ auraient été suffisants. C’est bien qu’on fasse des surplus, mais si à la fin de 2020 il y a aussi des surplus, il va falloir s’assurer que ça se traduise en baisse des contributions municipales », dit-elle. 

Elle ne voit pas comment Valoris pourrait faire un déficit en 2020. « Même si on fermait le centre de tri et qu’on faisait juste remplir un trou, à 241 $ la tonne, on couvrirait les frais. Il va falloir s’assurer que le fonctionnement des lignes de tri ne soit pas déficitaire. Si Valoris fait des surplus, il ne faut pas que ça dorme trop longtemps. Il faut que ça retourne à ceux qui ont payé », demande-t-elle.

Steve Lussier, lui, n’a pas modéré son optimisme en entrevue téléphonique avec La Tribune, même si selon lui, 400 000 $, c’est très peu pour un budget. « Mais on est fiers de ce qu’on a exécuté. Ça finit bien ma présidence, comme on dit! » lance-t-il.

« Cette nouvelle année s’annonce très bonne au niveau d’ententes qu’on pourrait peut-être avoir, pense M. Lussier. Ça reste toujours des ententes probables, rien n’est finalisé. On aimerait repartir nos deux équipements qui ne fonctionnent pas en ce moment. »

Le seul élu sondé par La Tribune à avoir été plus critique est Pierre Tremblay, qui a qualifié le surplus de « simple diversion ». « Je serais gêné de dire que Valoris a fait des profits de 400 000 $, a-t-il mentionné dans une communication écrite. À elle seule, la Ville de Sherbrooke a dû mettre 3,5 M$ supplémentaires pour finir l’année 2019, sans oublier nos partenaires des autres municipalités qui ont dû faire la même chose [...] Alors avant de nous faire miroiter des profits, qu’on commence par rembourser les 7,8 M$ que l’on doit aux citoyens. »

Le président de Valoris, Robert Roy, n’a pas retourné les appels de La Tribune en fin de semaine.