Prise d'eau dans le Memphré: Sherbrooke scrutera son réseau

MAGOG — La Ville de Sherbrooke a prévu dépenser jusqu’à 125 000 $ pour obtenir des données concernant la protection de sa prise d’eau, dans le lac Memphrémagog, et les éventuelles menaces qui pèsent sur celle-ci.

Dans son tout nouveau plan triennal d’immobilisation, la Ville de Sherbrooke annonce son intention de commander une étude sur la vulnérabilité de sa prise d’eau potable.

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Elle répondra ainsi à une nouvelle exigence du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, laquelle est formulée dans le règlement sur la protection des eaux et leur prélèvement.

« La très grande majorité des municipalités au Québec sont maintenant tenues de fournir une étude approfondie concernant leur prise d’eau. C’est une première en province. Un tas d’informations pourront être recueillies. On regardera par exemple ce qu’il y a comme entreprises industrielles, exploitations agricoles ou autres autour du lac Memphrémagog », indique Michel Cyr, chef de la division de gestion des eaux et construction à la Ville.

Dans le cas présent, on pourra notamment s’intéresser aux dangers que représente l’usine d’épuration de la ville de Newport, qui borde le lac Memphrémagog, et le site d’enfouissement de Coventry, aussi au Vermont. Cependant, puisque ces infrastructures sont très éloignées de la prise d’eau de Sherbrooke, l’analyse des problèmes potentiellement engendrés par ceux-ci ne sera pas nécessairement très approfondie.

« Ça permettra des suivis, mais les inquiétudes liées à ces installations sont moins grandes vu leur éloignement. Par contre, pour en savoir plus, il faudrait demander au Ministère jusqu’à quel point les recherches seront poussées dans de tels cas. La ressource que nous mandaterons pour l’étude clarifiera ce genre de question », affirme Michel Cyr.

Pour 2021

L’étude devra être menée par un professionnel dont les services seront retenus par la municipalité. Le rapport qu’il rédigera, au terme de sa collecte de données et d’informations, devra être déposé avant le 1er avril 2021.

Puisque la prise d’eau de la Ville de Sherbrooke est près de celle de la Ville de Magog, il est probable que les deux municipalités travaillent de concert. La rédaction d’un appel d’offres conjoint est une possibilité pour dénicher un professionnel qui réaliserait le travail souhaité pour chacune des deux villes.      

« Grâce aux informations recueillies, des améliorations pourront être apportées dans le but de mieux protéger notre eau en intervenant, avec la collaboration de nos voisins, hors de notre territoire. Le gouvernement du Québec sera pour sa part en mesure de pousser plus loin ses analyses à l’échelle provinciale et de nous proposer des améliorations diverses dans le futur. »