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Nadine Elmir dénonce les délais de la DARSSS pour les dommages subis à sa résidence.
Nadine Elmir dénonce les délais de la DARSSS pour les dommages subis à sa résidence.

Prise dans un cauchemar parce qu’elle voulait aider une famille d’accueil

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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Alors qu’elle voulait aider une famille d’accueil de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de l’Estrie, une femme de Sherbrooke se retrouve plongée dans un cauchemar administratif où les délais avec l’assureur du réseau de la santé et des services sociaux s’étirent.

Nadine Elmir attend depuis maintenant plus d’un mois que la direction des assurances du Réseau de la santé et des services sociaux (DARSSS) confirme qu’elle sera indemnisée pour les dommages causés par la famille d’accueil qui louait sa résidence de l’arrondissement de Fleurimont, afin d’entreprendre des travaux de réparation.

Entre juillet 2019 et octobre dernier, près de 15 000 $ de dommages ont été causés par la famille d’accueil qui relève de la DPJ en Estrie.

« Je voulais aider cette femme que je connaissais un peu afin qu’elle puisse accueillir trois enfants en famille d’accueil. Je n’avais jamais voulu louer ma maison, mais le contexte a fait en sorte que je quittais ma maison avec mes deux enfants pour emménager chez mon conjoint », explique Mme Elmir.

En juillet 2019, elle a loué sa maison avec comme seule condition qu’elle devait être remise dans le même état qu’au début de la location.

« Lorsque je me suis rendu à ma maison pour effectuer quelques travaux à l’automne 2019, j’ai remarqué que c’était déjà sale. Il y avait aussi quelques bris. Je trouvais la situation particulière parce que des intervenants s’y présentaient pour la certifier comme famille d’accueil. Je ne me suis pas douté que la situation pourrait être pire », indique Nadine Elmir.

Les tuiles du plafond de sa résidence ont été arrachées.

Lorsque ses locataires lui ont annoncé qu’ils voulaient quitter la maison à l’automne 2020, elle a constaté que la situation de sa résidence s’était encore détériorée.

Tuiles de plafond arrachées, cadres de portes brisés, infiltration d’eau dans la salle de bain qui a endommagé le plancher, peinture des armoires endommagée, mur brisé, tapis taché sont un résumé des constats des bris faits à sa résidence.

« Le bureau des réclamations du CIUSSS de l’Estrie m’a référé à la DARSSS le 10 novembre. On a exigé que je ne touche à rien et que les travaux devaient être effectués par un entrepreneur. La soumission d’un premier entrepreneur a expiré étant donné les délais. Même s’ils sont débordés, j’ai réussi à trouver un deuxième entrepreneur qui m’a repoussé cette semaine en janvier prochain étant donné que je pouvais confirmer le début des travaux. Pendant ce temps, je ne peux pas vendre la maison sans une perte de valeur ou la réparer si je veux être indemnisée » , déplore Nadime Elmir.

Un expert en sinistre s’est rendu à sa résidence, mais le dossier n’est pas encore approuvé.

« Je me demande ce qui est si long. Ça n’a aucun sens d’être pris avec ces problèmes, alors que je voulais aider une famille d’accueil », indique Nadine Elmir.

Aucun appel de la DARSSS n’a été fait à la suite des messages laissés par La Tribune.