La majorité des véhicules impliqués dans le carambolage sur l'autoroute 10 constitue une perte totale pour leurs propriétaires.

Presque tous les véhicules sont irrécupérables

Pratiquement tous les véhicules impliqués dans le carambolage de mardi sur l'autoroute 10 constituent une perte totale pour leurs propriétaires.
C'est le cas de la quarantaine de voitures qui se trouvent dans la cour de Remorquage Orford, non loin du boulevard Bourque, à Magog, où le copropriétaire Nicholas Dostie a passé la journée à répondre aux propriétaires de véhicules accidentés venus récupérer leurs effets personnels à la suite de l'empilade monstre survenue vers 16 h, mardi.
« À vue d'oeil, 85 % des véhicules que j'ai ici sont une perte totale, indique M. Dostie. Ils ont tous été frappés durement, soit derrière ou devant ou sur les côtés. Dans la majorité des cas, les coussins gonflables ont été déployés », décrit-il.
On estime qu'une soixantaine de véhicules ont été impliqués dans le carambolage survenu à la hauteur de Magog, entraînant la fermeture de l'autoroute 10 pendant plus de quatre heures.
L'opération nettoyage a duré trois heures. Elle a été menée conjointement par Remorquage Orford, Remorquage Impakt et Remorquage Eastman. Il s'agit d'un des carambolages les plus imposants à survenir sur l'autoroute des Cantons-de-l'Est
« Cela fait 17 ans que je fais ce métier-là et c'est le plus gros carambolage que j'ai vu », avouait M. Dostie pour qui ce carambolage signifie encore plusieurs journées de travail en perspective.
« Aujourd'hui (hier), on n'a pas pu faire de remorquages. J'en ai pour quelques jours à répondre aux clients et à remplir de la paperasse », prévoyait-il.
Contrairement à beaucoup de gens, M. Dostie n'est pas de ceux qui imputent la responsabilité du carambolage aux seuls effets de la tempête qui s'est abattue sur l'Estrie. Selon lui, les conducteurs ont aussi leur part de responsabilité dans l'amas de ferraille qui jonche l'arrière de son commerce.
« Ce que je constate, chaque fois qu'il y a une tempête, c'est que les automobilistes manquent de vigilance. Ils sont trop téméraires. Soit qu'ils conduisent trop vite ou trop près du véhicule qui les précède. C'est souvent ça », offre-t-il en guise d'explication.