Près des trois quarts des entreprises estriennes sont au neutre en Estrie depuis le début de la crise de la COVID-19, soit la plus forte proportion d’arrêt des activités de la province.
Près des trois quarts des entreprises estriennes sont au neutre en Estrie depuis le début de la crise de la COVID-19, soit la plus forte proportion d’arrêt des activités de la province.

Près de 75% des entreprises estriennes au neutre

Près des trois quarts (73%) des entreprises estriennes sont au neutre en Estrie depuis le début de la crise de la COVID-19, soit la plus forte proportion d’arrêt des activités de la province.

Selon un sondage, seulement 27 pour cent des entreprises sont ouvertes dans la région. Au Québec, c’est en moyenne à 35 pour cent que les entreprises sont inactives. L’Outaouais est la région la plus active, avec 43 pour cent des exploitations en fonction.

C’est ce qui ressort d’un sondage effectué au cours des derniers jours par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Les PME du Québec se disent au cœur de la crise économique et des fermetures dues à la COVID-19. Les dirigeants attendent avec impatience de connaître le plan de relance proposé par le gouvernement du Québec.

Sans ou avec peu de revenus, plusieurs petites entreprises sont au bord du précipice, mentionne la FCEI. Les résultats du nouveau sondage dressent un sombre portrait de la dure réalité à laquelle elles font face. Mais ces nouvelles données font aussi lumière sur leurs demandes pour une reprise vigoureuse de l’économie.

Parmi les principales préoccupations des PME de l’Estrie concernant la crise, celle que les consommateurs ont diminué leurs dépenses et continuent de le faire après que la crise arrive au sommet. Viennent ensuite dans la liste des craintes des gens d’affaires les impacts sur l’économie provinciale, canadienne ou mondiale, l’endettement de l’entreprise, les problèmes de liquidités et les effets sur la santé.

« À la reprise, les clients et les ventes n’afflueront pas à leurs portes. Il faut donc les soutenir rigoureusement. D’abord pour qu’elles puissent respecter les consignes de la santé publique et ensuite, pour leur permettre de retrouver rapidement une vitesse de croisière », explique François Vincent, vice-président Québec à la FCEI.

Le coup de sonde de la FCEI montre que 60 pour cent des PME de la province demandent des consignes claires sur les bonnes habitudes sanitaires à respecter avec leurs employés et clients. Presque autant réclament une assurance régulière des autorités qu’il est sécuritaire de rester ouvert;

De plus, 55 % des entreprises demandent au gouvernement de mettre en place des campagnes pour encourager les consommateurs à magasiner dans les commerces de leur quartier. Dans la même proportion, on réclame une aide financière continue des gouvernements et des banques. À 50 %, les PME conviennent que le gouvernement doit s’assurer d’un accès à l’équipement de protection personnelle.

« Les dirigeants de PME seront prêts et ils sont déjà nombreux à planifier ce que sera leur nouvelle réalité de travail. Pour les aider, le gouvernement devra les accompagner par la diffusion d’informations, en se rendant disponible pour répondre aux questions des entrepreneurs et en mettant à disposition le matériel nécessaire de protection personnelle », ajoute M. Vincent.

Le sondage en ligne a débuté le 17 avril. Plus de 1425 réponses de chefs de PME de partout au Québec ont été reçues.