Près de 600 places en CPE n’ont toujours pas été développées en Estrie, et ce, même si elles ont eu le feu vert en 2011 et 2013.

Près de 600 places en CPE à pourvoir

Près de 600 places en CPE n’ont toujours pas été développées en Estrie, et ce, même si elles ont eu le feu vert en 2011 et 2013.

Selon le Regroupement des centres de la petite enfance des Cantons de l’Est (RCPECE), ce sont 579 places qui n’ont toujours pas été développées. « On sait que le ministère de la Famille a changé les règles », rappelle d’entrée de jeu la directrice du RCPECE, Lucie Therriault, au sujet du partage des coûts des nouvelles installations. Auparavant, 100 % du coût était absorbé par le Ministère pour les nouvelles installations; ce nombre a été ramené à 50 % au cours des dernières années. « Ça a mis un frein », illustre Mme Therriault. Les raisons qui font que toutes ces places ont été mises sur la glace sont multiples, selon elle. 

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Environ 362 places n’ont pas été développées à Sherbrooke. Dans les MRC d’Asbestos et du Val-Saint-François, le nombre de places en développement s’élève à 64 et 50 respectivement. 

Le ministère de la Famille a annoncé mercredi qu’il entendait accélérer la réalisation de près de 11 000 places subventionnées en installations qui ne se sont toujours pas concrétisées dans la province. Les 579 places estriennes font partie de ces quelque 11 000 places. 

Le Ministère a du même coup annoncé 2500 nouvelles places subventionnées, qui seront déterminées par un appel de projets. Elles seront destinées en priorité « à des poupons, pour créer de nouveaux groupes dans des installations existantes et pour répondre aux besoins des parents-étudiants ». Il est cependant trop tôt pour connaître le nombre de places par région, selon le Ministère, puisque celui-ci sera déterminé en fonction des appels de projets.

Accélérer la cadence

Québec a aussi annoncé que des équipes spécialisées du ministère de la Famille se consacreraient à l’accompagnement et au soutien des demandeurs dans la réalisation de leur projet. 

« De plus, le ministre (de la Famille, Mathieu Lacombe) a donné le mandat au Ministère de revoir les délais de traitement et les modalités de suivi des projets pour accélérer et alléger le processus », indique-t-on du côté du Ministère. 

Lucie Therriault voit cette annonce d’un bon œil, tout comme Lyne Bélanger, directrice générale du CPE Tout petit, Toute petite. Ce CPE situé sur le campus de l’Université de Sherbrooke devait ouvrir une deuxième installation — La Tribune en parlait en 2015 — mais le projet ne s’est pas encore concrétisé. 

Lourdeur administrative

Sans entrer dans les détails, Mme Bélanger explique en partie ces longs délais par la lourdeur administrative avec le Ministère. « Avec l’annonce d’aujourd’hui (mercredi), on est content que le Ministère ait décidé d’accélérer la cadence et de mettre plus de gens au Ministère pour nous aider », commente-t-elle. 

La deuxième installation de 80 places doit être construite à proximité du CPE et compterait elle aussi une pouponnière de 15 places. 

Elle a cependant espoir que les choses se règlent sous peu. « On n’est plus dans une impasse budgétaire. On regarde pour que ça puisse débloquer rapidement. On est près de l’appel d’offres. » 

La liste d’attente du CPE compte environ 450 noms; environ la moitié d’entre eux sont des parents-étudiants. Le CPE compte actuellement 64 places et dessert aussi les employés de l’UdeS. « Il faut que ça débloque, c’est urgent! C’est un besoin criant. » Lyne Bélanger espère également que l’importance accordée aux parents-étudiants avec la création des 2500 places au Québec aura une influence positive sur le projet.   

Lucie Therriault souhaite pour sa part rencontrer les députés de la région au cours des prochaines semaines afin de les sensibiliser à l’importance des services offerts par les CPE. 

Places non développées en Estrie

Haut-St-François : 11
Magog : 36
Coaticook : 15
Granit : 42

Source : RCPECE