Les recherches effectuées à l’Université de Sherbrooke sur le cancer colorectal et les maladies inflammatoires de l’intestin obtiennent un nouvel apport financier de la part d’Ottawa.

Près de 2 M $ à deux professeures de l'UdeS

Les recherches effectuées à l’Université de Sherbrooke sur le cancer colorectal et les maladies inflammatoires de l’intestin obtiennent un nouvel apport financier de la part d’Ottawa.

Deux professeures de l’UdeS viennent en effet de se voir accorder près de 2 M$ pour le renouvellement et la création d’une nouvelle chaire dans le domaine.

La professeure Nathalie Rivard, du département d’anatomie et de biologie cellulaire de la faculté de médecine et des sciences de la santé, reçoit 1,4 M$ sur sept ans afin de poursuivre ses travaux en signalisation du cancer colorectal et de l’inflammation intestinale.

Le renouvellement de cette chaire permettra notamment à la professeure Rivard d’analyser la formation des tumeurs et la réponse inflammatoire des cellules de l’épithélium (revêtement) intestinal. Ses travaux pourraient mener à un meilleur dépistage et à de nouvelles stratégies de traitement, y compris de nouveaux médicaments.

Pour sa part, la professeure Véronique Giroux est la titulaire d’une nouvelle chaire du Canada ayant pour cible la biologie des cellules souches pour combattre les maladies digestives. Cette nouvelle chaire bénéficiera d’un financement de 500 000 $ sur cinq ans.

Outre leur capacité à régénérer les tissus, les cellules souches peuvent également contribuer au développement du cancer. Or, certaines populations de cellules souches situées dans l’œsophage et l’intestin pourraient présenter un potentiel de régénération à l’égard des tissus et de certaines tumeurs.

Les travaux de la professeure Giroux chercheront à développer de nouvelles approches thérapeutiques à l’aide des cellules souches, notamment dans des traitements anticancéreux.

Les chaires de niveau 1, comme celle de la professeure Rivard, sont détenues par des chercheurs d’exception reconnus comme chefs de file mondiaux dans leur domaine. Quant aux titulaires de chaires de niveau 2, elles sont détenues par des chercheurs ayant le potentiel de devenir des sommités dans leur domaine.

Trois nouvelles chaires de recherche

Trois nouvelles chaires de recherche du Canada viennent de voir le jour à l’Université de Sherbrooke : l’une en médecine, l’autre en environnement et une dernière en biologie. Celles-ci bénéficieront d’un financement totalisant près de 2,5 M$. au cours des prochaines années.

Le professeur André C. Carpentier, du département de médecine de la faculté de médecine et des sciences de la santé, s’est vu octroyer une nouvelle chaire en imagerie moléculaire du diabète. Ses travaux porteront principalement sur le diabète de type 2 et sur la mise au point de nouveaux outils en imagerie moléculaire capables de diagnostiquer et de traiter certaines complications liées à la maladie. Une somme de 1,4 M$ sur sept ans a été attribuée pour la création de cette chaire.

Une autre chaire du Canada, celle-là en biogéochimie de l’environnement et des sols, a été attribuée à la professeure Debra Hausladen, de la faculté de génie. Assortie d’un financement de 500 000 $ sur cinq ans, cette chaire permettra d’approfondir les mécanismes de séquestration du carbone et des métaux contaminants dans les sols et d’élaborer des méthodes pour prédire et prévenir les risques pour la santé humaine.

Écologie microbienne

Enfin, la professeure Isabelle Laforest-Lapointe, du Département de biologie de la faculté des sciences, pourra poursuivre ses travaux sur l’écologie microbienne, grâce à un financement de 500 000 $ sur cinq ans.

Ses travaux ont jusqu’à maintenant démontré que les microbes qui colonisent les feuilles influencent la productivité et la santé des arbres. Ses prochaines découvertes pourraient mener au développement d’applications technologiques, notamment en sylviculture et en agriculture.