Réal Vigneau s’est rendu au point de collecte du parc Jacques-Cartier, mercredi, pour profiter du projet-pilote de collecte du verre lancé par la Ville de Sherbrooke.
Réal Vigneau s’est rendu au point de collecte du parc Jacques-Cartier, mercredi, pour profiter du projet-pilote de collecte du verre lancé par la Ville de Sherbrooke.

Première journée populaire pour la récupération du verre

SHERBROOKE — Les conteneurs pour la récupération volontaire du verre installés aux quatre coins de la ville de Sherbrooke ont connu du succès pour leur première journée d’utilisation, mercredi. Les citoyens qui avaient accumulé leurs contenants en attendant ce projet-pilote n’ont pas tardé à se manifester, si bien que la Ville procédera à une première tournée pour vider les bacs dès jeudi.

À la Ville de Sherbrooke, on confirme qu’aucun incident n’a été répertorié sur les sites de récupération du verre, mais Réal Vigneau, porte-parole du comité du verre de Sherbrooke, a néanmoins demandé à ce qu’on améliore la signalisation pour trouver les sites en question. 

Rappelons qu’un projet-pilote est en branle pour recueillir les bouteilles et les contenants de verre et pour assurer qu’ils seront convenablement récupérés. Pour le moment, à défaut d’une entente avec des propriétaires privés pour installer les bacs sur les terrains privés des épiceries, par exemple, la Ville a choisi sept sites qui lui appartiennent pour lancer la collecte.

Les citoyens peuvent donc se rendre au centre Julien Ducharme, aux bureaux d’arrondissement dans les districts de Brompton et de Rock Forest, au parc Jules-Richard, au centre communautaire Richard-Gingras, au parc Jacques-Cartier et à l’aréna Ivan-Dugré.   

Réal Vigneau attendait la collecte volontaire du verre depuis plus de deux ans. « Ce matin, je suis allé porter des bouteilles et les gens arrivaient avec des valises pleines. Déjà les deux tiers des conteneurs étaient pleins au parc Jacques-Cartier. Les gens trouvaient qu’ils étaient trop petits. Ce n’est pas tellement un problème. S’il suffit d’ajouter des conteneurs, ce sera facile. »

Il a toutefois noté qu’il était difficile de trouver les bacs, du moins celui du parc Jacques-Cartier, qui est installé le long de la rue Marcil. La Ville de Sherbrooke permet d’ailleurs de situer les conteneurs grâce à une carte sur son site internet. « C’est très mal indiqué. J’ai proposé qu’on ajoute de la signalisation. »

M. Vigneau rappelle que dans le projet initial, il suggérait de placer entre 20 et 25 conteneurs dans des endroits stratégiques qui ne nécessiteraient pas que les citoyens fassent des détours, sur le terrain des épiceries par exemple. « On m’a dit à la Ville que les emplacements actuels étaient temporaires. Le plus important, c’est que les gens sachent où aller les porter. J’espère qu’à l’automne au plus tard les conteneurs seront installés dans des endroits permanents. »

Réal Vigneau espère qu’on commencera aussi par réutiliser les bouteilles avant de les envoyer au recyclage, mais la consigne du verre, prévient-il, pourrait nous jouer un tour si elle entraîne le concassage de la matière recueillie.

« Maintenant, il n’est plus question de mettre du verre dans le bac de recyclage. On va le porter dans les conteneurs. Ce n’est pas compliqué. Et il faut enlever les bouchons et les couvercles. Eux, on les met au recyclage à la maison. Tout le monde est capable de faire ça. »

Le maire Steve Lussier s’est dit très heureux de voir l’engouement suscité par cette première journée. Il rappelle que 2800 tonnes de verre avaient été ramassées à Récup Estrie l’an dernier. « On s’attend à ramasser 25 ou 30 % de ce verre dans nos points de chute. Le projet-pilote est probablement là pour rester. »

Les bacs seront vidés une fois par semaine pour être acheminés à un récupérateur à Saint-Jean-sur-Richelieu. Celui-ci pourra le nettoyer, le trier et le broyer pour la fabrication de bouteilles, de contenants, de produits d’isolation, d’agrégats pour faire du béton, des dispositifs de filtration et des abrasifs.

Si le verre est placé dans un bac de récupération à la maison, il est broyé et il sert de matériau de recouvrement dans les sites d’enfouissement.