Les personnes participant à la première célébration sherbrookoise de la Journée nationale des peuples autochtones ont pu prendre part à une cérémonie de purification, vendredi, au Parc Belvédère.

Première célébration des peuples autochtones à Sherbrooke

Un événement souligne pour la première fois à Sherbrooke la Journée nationale des peuples autochtones, qui est célébrée dans différentes villes canadiennes depuis 23 ans. Pour l’occasion, les citoyens ont pu assister à plusieurs activités traditionnelles autochtones incluant danses, chants, musique et artisanat, en plus d’avoir eu l’occasion de se sensibiliser et d’échanger sur cette culture.

Flûtes, tambours et chants ont fait vibrer le parc Belvédère vendredi après-midi, alors que des autochtones estriens ainsi que des invités d’autres villes ont ouvert une vitrine sur leurs traditions à l’occasion du solstice d’été.

Michel Fontaine, président-chef de la Communauté autochtone de Sherbrooke - 081 Kitné, se réjouit qu’un tel événement ait enfin lieu à Sherbrooke. « On est content parce que ça fait plusieurs années qu’il n’y a rien pour souligner la fête des autochtones et on a réussi cette année à avoir subvention, avec Actions interculturelles, pour être capable de faire une démonstration de la culture autochtone », explique-t-il.

Il ajoute que ce rassemblement est d’autant plus important qu’il donne l’occasion aux autochtones de la région de rester en contact avec leur culture, « de nous retremper dans nos sources réelles », ce qui est selon lui très difficile en milieu urbain.

Mohamed Soulami, directeur général d’Actions interculturelles, partage l’enthousiasme de M. Fontaine pour l’événement : « Il n’y a pas mieux qu’une journée comme ça pour ouvrir l’oreille, pour s’approcher [des peuples autochtones] et apprendre d’eux ! »

M. Soulami indique que cette journée est en parfaite concordance avec la mission d’Actions interculturelles, soit la valorisation de l’apport de la diversité culturelle à la société.

« La diversité culturelle, c’est un ensemble ; c’est les autochtones, les francophones, les anglophones, les immigrants... qui viennent tous avec différentes richesses. Donc c’est important de prendre le temps de connaître l’autre et de reconnaître ce que chacun apporte — et de ne pas oublier les origines de ceux qui ont bâti la terre ici ! », souligne le directeur.

À ce propos, M. Fontaine signale que les réflexions et orientations antérieures des peuples autochtones conservent leur pertinence encore aujourd’hui : « Présentement, si on regarde ce qui se passe dans nos sociétés, on revient aux valeurs fondamentales des autochtones : au niveau de l’environnement, on abuse tellement de notre Terre — de notre mère Terre ! Il faut revenir, parce qu’à un moment donné, ça ne pourra pas continuer comme ça ! Je pense qu’aujourd’hui, c’est une occasion pour les autochtones et les non autochtones de faire un lien avec notre environnement, qui est si important ! »

Le président-chef de la Communauté autochtone de Sherbrooke - 081 Kitné ainsi que le directeur général d’Actions interculturelles espèrent tous deux que cette première célébration sherbrookoise reviendra pour les prochains solstices estivaux.