Les arrêts obligatoires ont été retirés à l’intersection de la rue Charny, sur le boulevard Bertrand-Fabi.

Pourquoi retirer les panneaux d’arrêt dans le secteur de la rue Charny?

Le retrait de panneaux d’arrêt sur le boulevard Bertrand-Fabi, à l’intersection de la rue Charny, fait des mécontents. Alain Breton, un résidant de la rue Charny, s’inquiète des risques d’accident. La conseillère Annie Godbout, elle, demandait un moratoire d’un an après l’installation de feux de circulation un peu plus loin sur le boulevard avant de changer la signalisation.

« L’arrêt au coin de la rue Charny a été installé il y a une vingtaine d’années. Plusieurs fois, il y avait eu des accidents à ce coin-là. Avec le conseiller Jean-Guy Dion, nous avions réussi à faire installer un miroir pour juger si nous pouvions sortir de la rue. Ce n’était pas adéquat. En mettant un arrêt, les gens pouvaient sortir en toute sécurité », rappelle M. Breton. 

Dans les travaux de reconfiguration du boulevard Bertrand-Fabi, des feux de circulation ont récemment été ajoutés tout près, à l’intersection du boulevard des Vétérans. En conséquence, les arrêts près de la rue Charny devaient être retirés pour permettre une plus grande fluidité. « Nous avons fait une pétition. Nous avons eu 28 signatures en 25 minutes. Tout le monde veut garder l’arrêt parce que c’est dangereux. »

Alain Breton rapporte que la conseillère Annie Godbout avait promis une rencontre avec les citoyens. « Ça fait deux fois que les pancartes sont enlevées. La première fois, on nous a dit qu’elles avaient été volées. Si vous les enlevez, dans combien d’accidents vous allez les remettre? »

Mme Godbout mentionne qu’il est difficile de faire ajouter des arrêts sur le territoire. « Avant d’en enlever, il faut donc y penser à deux fois. J’ai rencontré les citoyens dans le secteur en juillet. Force est de constater que les citoyens sont mobilisés et que ce secteur est dangereux en matière de visibilité. Nous avons fait des travaux pour améliorer la visibilité, mais ça ne semble pas avoir fonctionné. C’est un secteur en pente où la vitesse peut augmenter très rapidement. »

La conseillère reconnaît que l’objectif est d’améliorer la fluidité sur le boulevard. « Mais il ne faut pas le faire au détriment de la sécurité. J’ai demandé à ce qu’il y ait un moratoire d’un an pour voir comment les gens s’habitueraient à la nouvelle configuration avant de retirer l’arrêt. Il faudra que nos services soient à l’écoute des gens du secteur. »

Annie Godbout dit néanmoins faire confiance aux études techniques réalisées par les services municipaux. « Toutefois, quand on est sur le terrain, on peut constater que c’est un dossier problématique. »

Des rencontres avec les citoyens devraient être planifiées dans les prochaines semaines pour discuter du problème. 

Alain Breton