Les réconciliations et envolées littéraires ont été nombreuses samedi, aux Serres Saint-Élie, alors que se tenaient pour la première fois les Correspondances d’Hiver. L’événement, animé par les auteures estriennes Michèle Plomer et Anne-Brigitte Renaud, invitait les gens à composer des cartes de souhaits dans un décor enchanteur.
Les réconciliations et envolées littéraires ont été nombreuses samedi, aux Serres Saint-Élie, alors que se tenaient pour la première fois les Correspondances d’Hiver. L’événement, animé par les auteures estriennes Michèle Plomer et Anne-Brigitte Renaud, invitait les gens à composer des cartes de souhaits dans un décor enchanteur.

Pour renouer avec l’art perdu des cartes de vœux

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
La Tribune
« Dans une époque où tout va vite et où le courriel, le texto et la photo Instagram sont très vite envoyés », acheminer une carte de vœux écrite à la main est devenu un geste plus rare, mais plus significatif, avance l’autrice Michèle Plomer.

Au milieu des poinsettias aux Serres Saint-Élie, l’autrice et sa semblable Anne-Brigitte Renaud invitent les citoyens à renouer gratuitement avec cette tradition les 7 et 8 décembre, à l’occasion d’une nouvelle initiative des Correspondances d’Eastman. Les autrices animent notamment des ateliers d’écriture à 11 h et 14 h les deux jours en plus d’accompagner les visiteurs qui se prêtent au jeu au cours de la journée.

« La carte de vœux parfaite, c’est la carte qu’on écrit pour soi en premier, note Mme Plomer. C’est un moment où on se dépose et où on pense aux relations qui sont importantes pour nous. C’est un moment où on se connecte avec ce que cette personne a représenté pour nous ou représente pour nous. C’est un moment de partage. Parfois, c’est imparfait, mais c’est ça qu’on transmet aussi : l’humain en nous, l’imperfection et juste l’élan de l’émotion qu’on veut transmettre. Que tout ne soit pas léché comme lorsqu’une machine nous aide à le perfectionner. » 

Dans cet esprit, Marie Sirois, qui se considère comme une amoureuse de la littérature, a senti le besoin de s’asseoir, samedi, pour s’adresser à sa fille de 27 ans, résidant à Sherbrooke. « Quand on envoie une carte, on envoie quelque chose de concret, avec le temps et l’attention que ça a pris, dit Mme Sirois. C’est un geste créateur. On a arrêté du temps pour cette personne-là, il y a déjà un cadeau dans ça. » 

Les réconciliations et envolées littéraires ont été nombreuses samedi, comme en témoigne Mme Plomer. « Une dame nous a confié qu’elle écrivait pour la première fois une carte avec ses propres mots. Elle est repartie avec une belle pile. C’était très touchant », indique l’auteure, qui a déjà composé 20 cartes de vœux cette année. 

« Le temps des Fêtes, ça a une signification différente pour chacun, explique-t-elle. Ce n’est pas toujours un moment facile non plus, mais c’est un moment où on est plus penché dans des émotions. Pourquoi ne pas saisir ces émotions qui montent pour écrire la lettre de condoléances qu’on n’a jamais écrite ? » 

Art et horticulture

Les Serres Saint-Élie, qui s’associaient pour la première fois aux Correspondances d’Eastman, y ont vu une belle occasion de faire découvrir leur salle de poinsettias, dont les profits de vente seront remis à la Maison Aube-Lumière. 

« On trouve quand même que notre environnement est énormément inspirant, note Noémie Frigon, responsable du marketing pour l’entreprise. Il y a un côté artistique également. En invitant les personnes à venir ici, on ouvre un nouveau marché et on intéresse de nouvelles personnes à quelque chose qui nous tient à cœur également, soit l’écriture. » 

La journée de dimanche réservera également un segment dédié spécifiquement aux enfants. 

Les organisateurs offrent une carte de souhaits gratuitement à chaque participant.