Deux des douze travaux du transport collectif au Québec identifiés par Équiterre et Trajectoire touchent directement Sherbrooke. L’implantation de services rapides par bus et le train Montréal-Sherbrooke font partie des projets pour lesquels ces organismes souhaitent voir les partis politiques prendre des engagements en cours de campagne.

Pour des services rapides par bus à Sherbrooke?

Deux des douze travaux du transport collectif au Québec identifiés par Équiterre et Trajectoire touchent directement Sherbrooke. L’implantation de services rapides par bus et le train Montréal-Sherbrooke font partie des projets pour lesquels ces organismes souhaitent voir les partis politiques prendre des engagements en cours de campagne.

Dans le rapport publié en ligne mardi, les services rapides par bus coûteraient 40 M$ et pourraient être inaugurés en 2020. Ils visent à « limiter l’étalement urbain en concentrant le développement urbain dans les zones centrales et à accroître les options de mobilité des citoyens dans un contexte de faible densité et de croissance démographique lente ».

On souhaiterait alors la mise en place de stationnements incitatifs et une augmentation des fréquences de transport sur les lignes parcourant le boulevard de Portland et celles faisant le lien entre l’Université de Sherbrooke et le CHUS. L’objectif serait un passage aux 10 minutes en période de pointe et aux 15 minutes en période hors pointe.

Équiterre et Trajectoire ont beau mousser cette proposition, celle-ci n’a jamais fait l’objet de demandes de la part de la Société de transport de Sherbrooke (STS). Du moins, pas sous une forme aussi précise.

« Nous devons nous réjouir qu’on cible directement Sherbrooke dans les priorités d’Équiterre. Ça veut dire que notre message passe et que nous sommes reconnus comme étant innovateurs. Du point de vue de la STS, ça vient appuyer une demande de ressources additionnelles pour ajouter du service sur les axes structurants et dans les endroits qui ne sont pas encore desservis. Ça se rapproche de notre volonté d’augmenter la fréquence sur les axes structurants », indique Marc Denault, président de la STS.

M. Denault refuse de confirmer ou d’infirmer que les services rapides par bus font partie des discussions au conseil d’administration. « Nous travaillons sur des projets qui seront déposés au C.A. sous peu pour être plus attractifs et plus innovateurs. L’augmentation de la fréquence des passages fait partie des préoccupations du Centre de mobilité durable de Sherbrooke. Des choses s’en viennent sans être exactement un projet de ce genre. Je ne veux pas scooper le C.A. »

Le président de la STS estime qu’on envoie le bon message aux futurs élus. « Il n’y a pas que Montréal et Québec qui ont des projets. Nous voulons un financement récurrent. Quand un véhicule a une durée de vie de 16 ans, il faut de l’argent pour le faire rouler et l’entretenir. Nous visons des rencontres avec les candidats prochainement. Certains ont réclamé une baisse des tarifs, mais je me verrais mal baisser les tarifs alors que nous demandons du financement pour augmenter les services. »

Marc Denault en est à un troisième mandat à la tête de la STS et il précise que l’augmentation de la fréquence des passages a toujours fait partie des priorités.

Quant au projet de train de passagers entre Montréal et Sherbrooke, souhaité pour 2020, Marc Denault croit que Sherbrooke pourrait en bénéficier si les liaisons étaient fréquentes. « Avec les bouchons de circulation qu’on voit les fins de semaine sur l’autoroute des Cantons-de-l’Est, une solution doit être envisagée. Il faut que les gouvernements s’engagent à mettre en place ces infrastructures. »