À Danville, toutes les commodités ont été prévues, comme la désignation «Village-relais» l’oblige.

Pour ceux qui aiment la tranquillité

CHRONIQUE / Au début de la saison, j’ai promis de vous faire découvrir des pistes peu fréquentées, des trésors cachés de notre réseau cyclable québécois. Selon moi, le tronçon de cette semaine répond à plusieurs caractéristiques qui définissent mon palmarès.

De Richmond à Kingsey Falls, en passant par Danville; un parcours sur le plat bercé par les reliefs d’une vallée estrienne typique qui sait isoler le sentier avec charme.

On roulera sur différentes surfaces de petits cailloux, via trois MRC (Val-Saint-François, les Sources et Arthabaska), ce qui rend appropriée l’utilisation du vélo de type « gravel bike ».

Le Cycliste du dimanche commence sa randonnée sur le tronçon le Sentier de la vallée. On peut stationner à la gare de Richmond sur la rue Principale. On comprend vite qu’on pédale sur une ancienne voie ferrée, surtout quand on circule entre des parois creusées dans le roc. La sueur qui perle sur notre front n’est certainement pas à la hauteur de celle des individus qui ont bâti ce chemin de fer.

Qualifier cette piste cyclable de «déserte» est peut-être un peu exagéré. Mais elle est certainement l’une des moins achalandées de l’Estrie. Il est question ici d’une piste familiale qui relie facilement Danville et ensuite, pourquoi pas, à Kingsey Falls.

Il faut donc ensuite emprunter le Réseau cyclable de la région des Sources pour bifurquer vers celui qui mène au pays des frères Lemaire. On parle ici d’un trajet d’environ 70 kilomètres aller-retour.

La voie est large. On peut rouler à deux côte à côte, des fois trois... comme il y a rarement d’autres cyclistes qui se présentent derrière ou devant. J’ai déjà qualifié ce sentier de « piste de la tranquillité ». C’est encore vrai.

Les utilisateurs n’ont pas à longer sur de longues distances des routes très passantes. Le bruit des véhicules n’est donc ici pas un désagrément.

Sept tournesols géants

De Richmond, on roule en direction du secteur Saint-Cyr. Une halte avec toilette chimique a été aménagée. Si on retourne vers le point de départ, la randonnée sera d’une vingtaine de kilomètres.

Vient ensuite Danville, où toutes les commodités ont été prévues, comme la désignation «Village-relais» l’oblige. On a installé un kiosque d’information touristique dans un bâtiment longeant la piste cyclable. On trouve sur place un atelier de réparation de vélo.

Bel endroit aussi pour faire un pique-nique. Si on rebrousse chemin vers Richmond, la promenade sera de 40 kilomètres environ.

Sinon, on pourra par la suite poursuivre le trajet vers Kingsey Falls. L’intersection vers le village qui a vu naître de la multinationale Cascades est difficile à manquer. Tout est bien indiqué. Si on roule en famille, les plus jeunes cyclistes s’amuseront à faire le décompte des sept tournesols géants qui bordent la piste à tous les kilomètres jusqu’à l’arrivée.

On peut se rendre au parc Bernard-Lemaire où il fait bon prendre un peu de repos près de la rivière Nicolet. On est à un jet de pierre du parc Marie-Victorin, bien connu pour ses aménagements de mosaïcultures. Une passerelle relie les deux parcs.

Kingsey Falls n’est pas l’endroit où on retrouve le plus de restaurants. Pour cela, il faut plutôt opter pour Warwick et ajouter une douzaine de kilomètres de plus. Directement le long de la piste, le Pub l’Ours noir déploie sa terrasse. Les amateurs de fromage peuvent se laisser tenter par la Fromagerie Victoria.

Sur le chemin du retour, les plus chanceux pourront rencontrer des animaux sauvages, comme le castor, le porc-épic ou le renard. Des fois, de moins en moins loin, des chevreuils. Mais, rassurez-vous, on croise quand même plus d’humains que d’animaux...

Mon truc du dimanche : Le vélo électrique est en train de donner un second souffle aux sentiers cyclables de la province. On en voit de plus en plus. Ils sont évidemment plus dispendieux, mais ces bécanes qu’on peut qualifier de 2.0 permettent de faire de plus longues distances sans trop se fatiguer. Pensez-y!

Du lundi au dimanche : Le Challenge de l’Espoir, vous connaissez? Sa 21e édition se déroule jusqu’au 28 juin sur 500 kilomètres, de Lac-Brome jusqu’à Québec. 50 jeunes de 20 nationalités différentes sont partis à la découverte du Québec sur deux roues pour vivre l’aventure. Le groupe s’entraîne depuis deux mois. Plusieurs ne sont pas de grands sportifs, à ce qu’on me dit.

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