La citoyenne Roseline Roux, qui élève des poules depuis plusieurs années, a fait quelques recommandations à la Ville lors de la consultation publique qui s’est tenue jeudi soir à l’hôtel de ville.

Poules urbaines : la Ville vise le 7 juillet

Si tout se déroule comme prévu, les Sherbrookois pourront aménager un poulailler et garder des poules pondeuses derrière chez eux, de façon tout à fait légale, dès le 7 juillet prochain.

Sherbrooke emboîtera ainsi le pas à plusieurs villes du Québec qui ont, elles aussi, choisi de permettre la garde de poules pondeuses en milieu urbain.

Les normes ainsi que les conditions dans lesquelles les poules devront être gardées ont fait l’objet d’une consultation publique jeudi soir devant une quarantaine de citoyens réunis à l’hôtel de ville de Sherbrooke. Ceux-ci ont chaleureusement applaudi le projet de règlement qui leur a été présenté

La directrice du Service des affaires juridiques, Line Chabot, a expliqué que le projet de règlement vise deux objectifs, à savoir : assurer le bien-être des animaux et combattre les nuisances que pourrait occasionner le fait de garder des poules en ville.

« On n’hésitera pas à intervenir si on constate que ces deux objectifs-là ne sont pas respectés », a précisé Me Chabot en précisant que le mandat de faire respecter la règlementation sera confié à la SPA de l’Estrie.

Le règlement, sujet à modifications, prévoit pour l’instant de limiter de deux à cinq le nombre de poules qu’un citoyen pourra garder. Les coqs seront pour leur part interdits.

L’installation d’un poulailler et d’un enclos sera pour l’instant réservée aux maisons unifamiliales ou jumelées. Celles-ci doivent disposer d’une cour arrière permettant de ne pas voir le poulailler à partir de la rue.

Le poulailler devra être situé à une distance minimale de 2 mètres des lignes du terrain et de 3 mètres du bâtiment principal.

Les citoyens n’auront pas à payer l’achat d’un permis, mais devront obligatoirement enregistrer leurs poules afin de permettre à la Ville de gérer les impacts de cette activité.

Le propriétaire d’un poulailler pris à enfreindre le règlement s’exposera à une amende minimale de 100 $.

Les matériaux utilisés pour l’aménagement d’un poulailler et de l’enclos doivent assurer un environnement sécuritaire aux poules et permettre un nettoyage efficace des installations. Pour la construction du poulailler, seuls le bois de cèdre et le bois traité ou recouvert de peinture, de vernis, d’huile ou d’enduit cuit sont autorisés sauf si celui-ci est aménagé à l’intérieur d’une remise. L’enduit utilisé doit être non toxique.

Roseline Roux, une citoyenne de l’arrondissement Jacques-Cartier, et qui élève déjà des poules, a invité la Ville à revoir son règlement en ce qui a trait au type de lampe grillagée permise afin de chauffer le poulailler.

« Vous devriez exiger des lampes en céramique, a-t-elle indiqué. Je connais plusieurs poulaillers qui sont passés au feu, simplement parce qu’ils avaient installé une lampe de mauvaise qualité. »

Une autre citoyenne, qui possède elle aussi un poulailler « illégal », a déploré le fait que le règlement interdise de laisser les poules en liberté à l’extérieur de leur enclos. « Mes poules savent très bien où sont les limites de mon terrain. Elles ne vont jamais dans la rue », a-t-elle mentionné.

Me Chabot a d’autre part indiqué que la SPA est à rédiger un guide complet sur les meilleures pratiques en milieu urbain. La Ville songe également à organiser des formations dans les prochaines semaines.

Enfin, Me Chabot a expliqué que le projet de règlement, tenant compte des commentaires du public, sera soumis au conseil municipal le 18 juin. L’adoption du règlement sera quant à lui soumis au vote le 3 juillet, en vue de la publication d’un avis public le 7 juillet.