Depuis lundi, des employés de la STS distribuent des masques gratuitement aux usagers, notamment au Carrefour de l’Estrie.
Depuis lundi, des employés de la STS distribuent des masques gratuitement aux usagers, notamment au Carrefour de l’Estrie.

Port du masque dans les autobus: les Sherbrookois respectent-ils les consignes?

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
La plupart des utilisateurs de la Société de transport de Sherbrooke (STS) portent le masque sans se plaindre depuis qu’il a été rendu obligatoire lundi.

Depuis lundi, la STS assure une présence à plusieurs terminus, comme au Cégep de Sherbrooke, à l’Université de Sherbrooke (UdeS) et au Carrefour de l’Estrie. «Juste le fait de nous voir incite les gens à mettre leur masque», soutient Ronald Fullum, chauffeur d’autobus retraité qui distribuait des masques au Carrefour de l’Estrie mardi après-midi. 

À LIRE AUSSI: Le Protecteur du citoyen favorable au port du masque obligatoire

Entre lundi et mardi, M. Fullum a constaté une augmentation d’environ 15 à 20 % des usagers qui portent le masque. «Ça va très bien, je travaille beaucoup moins fort qu’hier [lundi]», assure-t-il. 

Rappelons que même si le masque est obligatoire dans les autobus depuis le 13 juillet, les chauffeurs exerceront une tolérance jusqu’au 27 juillet. Après cette date, les usagers récalcitrants n’auront pas d’amende, mais pourront se voir refuser l’accès à bord. 

Une seule personne s’est plainte jusqu’à maintenant, disant avoir trop de misère à respirer avec un masque, note Ronald Fullum. 

« En général, les gens collaborent très bien et sont compréhensifs», conclut-il.

«Une question de respect»

«On est mieux de prendre des précautions que de faire semblant que le virus n’existe pas. C’est une question de politesse», déclare Cloé Nobert, une étudiante de 16 ans qui prend l’autobus régulièrement. 

Quant à Joanie, étudiante en psychoéducation à l’UdeS, elle trouve que c’est une bonne idée d’imposer le couvre-visage dans l’autobus puisque c’est un endroit étroit. «Avant, presque personne ne le portait, mais depuis que c’est obligatoire, presque tout le monde le porte», a-t-elle remarqué. 

«Moi, je porte le masque depuis le tout début, soutient Dakota Brouillard, infirmier auxiliaire. Avec mon travail, je suis à hauts risques, et je rencontre plusieurs personnes vulnérables, comme des personnes âgées ou avec des troubles respiratoires. Par respect pour eux, mais aussi par respect pour tous les citoyens, je trouve que le port du masque est une excellente chose.»

M. Brouillard, usager quotidien de la STS, remarque cependant que certaines personnes retirent leur masque dès qu’elles s’assoient. «Le but, c’est de le porter tout le long du trajet, car c’est difficile de respecter les deux mètres de distance dans l’autobus», note-t-il. En plus, il ajoute qu’il n’y a pas de capacité maximum, donc tant qu’il y a de la place, les chauffeurs acceptent les usagers, qui entrent désormais par la porte arrière. 


Dès le 27 juillet, les chauffeurs n’exerceront aucune tolérance envers les usagers récalcitrants.