Selon les informations obtenues par La Tribune, le pont des Grandes-Fourches sera déplacé plus à l’ouest pour aboutir sur la rue Frontenac, presque à la hauteur de la rue Wellington Nord.
Selon les informations obtenues par La Tribune, le pont des Grandes-Fourches sera déplacé plus à l’ouest pour aboutir sur la rue Frontenac, presque à la hauteur de la rue Wellington Nord.

Pont des Grandes-Fourches: Sherbrooke et Québec s’accordent

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Une entente est intervenue entre la Ville de Sherbrooke et Québec pour la reconstruction du pont des Grandes-Fourches. C’est ce qu’a indiqué le ministre de la Famille, Luc Fortin, mardi, en marge d’une annonce nationale.

« En début d’année, j’ai demandé à ce que les discussions soient intensifiées et accélérées entre la Ville et le ministère des Transports (MTQ) pour que nous nous entendions sur le partage des coûts. Je peux vous annoncer qu’il y a une entente et que nous allons en faire l’annonce dans la première semaine de mars, le maire de Sherbrooke (Steve Lussier) et moi-même. C’est une bonne nouvelle pour la revitalisation du centre-ville de Sherbrooke », a commenté M. Fortin.

Il semble que la journée du 9 mars ait été retenue pour la conférence de presse.

Le pacte serait intervenu au cours des derniers jours, selon le maire Steve Lussier, qui refuse par ailleurs de révéler le partage des coûts dans ce projet. « Je ne pensais pas que ça sortirait comme ça, mais je comprends que M. Fortin ne pouvait plus garder ça pour lui. C’était une bonne négociation. Les gens vont rester étonnés. »  M. Lussier ajoute ne pas avoir encore reçu la lettre du MTQ confirmant l’entente.

Le ministre, qui n’a pas voulu s’avancer sur le scénario retenu, indique que l’annonce portera sur la contribution financière du gouvernement provincial et que la Ville demeure le maître d’œuvre du projet.

Plus à l’ouest

Selon les informations obtenues par La Tribune, le pont sera déplacé plus à l’ouest pour aboutir sur la rue Frontenac, presque à la hauteur de la rue Wellington Nord. Il s’agirait de la seule option qui avait été présentée aux élus en décembre, lors d’une réunion portant sur la revitalisation du centre-ville. L’objectif serait de redonner les berges aux citoyens et de permettre un développement immobilier dans le secteur des rues des Abénaquis et Court.

Steve Lussier confirme que le pont sera déplacé. « C’est une très bonne idée. Je pensais que ça coûterait plus cher aux citoyens de déménager le pont, mais ce n’est pas le cas. Il fallait redonner les berges aux citoyens. C’est une grosse partie de la revitalisation du centre-ville. »

L’échangeur à la jonction des rues Terrill et des Grandes-Fourches serait par ailleurs remplacé par un carrefour giratoire.

Le pont, qui a atteint la fin de sa vie utile, devait être reconstruit en 2013 pour les Jeux du Canada, rappelle Luc Fortin, notant qu’entre-temps, la Ville a développé une nouvelle mouture de son projet.

Les sommes nécessaires à la réalisation de l’entreprise étaient estimées à 30 M$ et la Ville espérait que le ministère des Transports contribue pour la moitié des coûts.

Toutes les demandes adressées à la Ville de Sherbrooke concernant ce projet ont été dirigées vers le maire Steve Lussier mardi. Incapable de fournir un échéancier sans connaître la teneur du projet, la Ville donne pour seul comparatif la reconstruction du pont Montcalm, qui avait nécessité un an pour les plans et devis et l’appel d’offres et un an pour la reconstruction. « J’ai demandé une charte des délais, mais je ne l’ai toujours pas reçue », dit Steve Lussier.

Il avance par ailleurs que le pont devrait être reconstruit en 2020, en 2021 au plus tard. « Mais je serais bien, bien surpris. »

Maintenant que l’entente est intervenue, la Ville devra s’attarder à la présence d’une espèce menacée dans la rivière Magog, le fouille-roche gris, une espèce qui pourrait nécessiter des mesures particulières au moment de la construction.

Le ministère des Transports n’a pas rappelé La Tribune mardi.

Well inc.

En réponse aux propos du candidat péquiste dans Sherbrooke Guillaume Rousseau, qui reproche à M. Fortin son absence dans le dossier de Well inc., le député de Sherbrooke dit que cette attitude est très révélatrice de la façon de M. Rousseau de faire de la politique. « Il est très accusateur, très négatif. Quand il s’est lancé dans la course à l’investiture du PQ, il disait que ça ne lui dérangeait pas de se battre contre Luc Fortin. [...] Moi, je ne me bats pas contre personne, je fais de la politique positivement, je me bats oui, mais pour les gens de Sherbrooke, et c’est ce que je vais continuer de faire. Le dossier de Well inc., c’est un dossier municipal, qui doit le rester. La revitalisation du centre-ville, c’est beaucoup plus large que ça, et la façon dont le gouvernement s’implique, c’est en investissant dans les infrastructures publiques, que ce soit la salle de diffusion jeunesse ou encore le pont des Grandes-Fourches. »