« En étant propriétaires, nous pouvons faire les travaux qui sont nécessaires pour notre développement et nous pouvons nous éviter des démarches importantes », estime Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke.

Pont des Grandes-Fourches : avantageux d’être propriétaire

Devenir propriétaire du pont des Grandes-Fourches présente plusieurs avantages pour la Ville, selon Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke, si ce n’est une plus grande flexibilité. Il est toutefois impossible pour le moment de chiffrer les coûts d’entretien à anticiper.

Rappelons que le pont des Grandes-Fourches sera reconstruit 110 mètres plus à l’ouest grâce à une contribution de 26 M$ du gouvernement du Québec. L’ensemble du projet est évalué entre 31 et 36 M$. L’entente avec le gouvernement du Québec permet à la Ville de devenir propriétaire du pont. Elle en assurera l’entretien et la réfection le cas échéant. Elle sera aussi maître d’œuvre du chantier.

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Luc Larochelle: Le pont vers le futur

« Le pont actuel appartient au ministère des Transports du Québec. C’est lui qui fait un suivi de l’état annuel de la structure. Il nous donne un montant pour en faire l’entretien parce que nous passons notamment avec nos camions de déneigement », résume Mme Gravel.

Combien coûtera l’entretien par la Ville? « Les coûts exacts dépendront du type de pont, de sa longueur et de sa largeur. Notre travail consistera entre autres à effectuer les inspections et à solidifier la structure s’il y a lieu, en plus d’entretenir le béton. Nous pensons qu’au cours des années, nous économiserons sur la praticabilité du secteur. En étant maître d’œuvre, nous pourrons aussi choisir les matériaux et choisir une solution plus durable. »

Pas une première

Selon Caroline Gravel, ce n’est pas la première fois que la Ville se porte acquéreur d’un pont du ministère. « Nous essayons de récupérer les ouvrages dans le périmètre urbain pour avoir un meilleur contrôle. Le fait de pouvoir gérer nos ponts nous permet de la latitude et de la versatilité que nous n’avons pas pour le moment. Nous pourrons le modifier comme nous le souhaitons. Nous pouvons prendre l’exemple du viaduc à Saint-Élie, qui cause des problèmes de circulation sur le boulevard Industriel. Nous ne pouvons pas y faire des travaux parce que la structure appartient au ministère. En étant propriétaires, nous pouvons faire les travaux qui sont nécessaires pour notre développement et nous pouvons nous éviter des démarches importantes. »

Pour l’instant, les options pour remplacer les places de stationnement qui seront amputées par le nouveau tracé de la rue des Grandes-Fourches dans le stationnement de la Grenouillère n’ont pas été exposées. Stationnement à étages? Stationnement souterrain? « Le prix est à peu près le même dans les deux cas, soit environ 30 000 $ par case. Ce que nous avions présenté pour Well inc. était de 23 000 $ par case. C’était très compétitif. Nous n’avons pas de ligne directrice claire du conseil pour l’aménagement de stationnements au centre-ville, mais si nous avons un objectif de densification, il est intéressant de considérer le stationnement souterrain. »

À noter qu’il n’est pas question de retirer ou de déplacer la passerelle piétonne qui se trouve entre la place Nikitotek et le pont ferroviaire.

Les appels d’offres pour la construction du nouveau pont devraient être lancés en 2019 pour une construction qui prendrait fin au plus tard en 2020. Cinq propositions pour l’architecture du pont seront soumises aux élus.