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Washington demande à l'Arabie saoudite de libérer le blogueur Raif Badawi

Le vice-président américain Mike Pence a demandé jeudi à l’Arabie saoudite de libérer le blogueur Raif Badawi, dans une rare prise de distance de l’administration Trump à l’égard de cet allié stratégique.

S’exprimant lors d’une conférence sur la liberté religieuse à Washington, Mike Pence a cité Raif Badawi dans une liste de personnes détenues dans le monde pour s’être exprimées sur les religions, en Arabie saoudite, mais aussi en Érythrée, en Mauritanie et au Pakistan.

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Blitz pour libérer Raif

« Le peuple américain est à leurs côtés, et aujourd’hui les États-Unis d’Amérique appellent les gouvernements d’Érythrée, de Mauritanie, du Pakistan et d’Arabie saoudite à respecter le droit de conscience de ces hommes et à les libérer », a dit le vice-président républicain.

Raif Badawi est emprisonné depuis 2012 et a été condamné en novembre 2014 à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour « insulte à l’islam ». Il avait reçu 50 coups de fouet en janvier 2015, mais les autres séances, qui devaient être hebdomadaires, avaient été suspendues après une vague de protestations dans le monde.

Farouche défenseur de la liberté d’expression, Raif Badawi avait demandé sur son site internet la fin de l’influence religieuse dans le royaume saoudien, régi par le wahhabisme, version rigoriste de l’islam.

Raif Badawi s’était vu décerner en 2015 le Prix Sakharov par le Parlement européen, une prestigieuse distinction en faveur des droits humains et de la liberté d’expression.

Une rencontre avec Trump

Son épouse, Ensaf Haidar, et ses trois enfants vivent à Sherbrooke. Elle se dit reconnaissante envers le vice-président américain, Mike Pence, qui a appelé l’Arabie saoudite à libérer son mari de prison.

Ensaf Haidar a déclaré jeudi qu’elle aimerait rencontrer le président des États-Unis, Donald Trump, pour discuter des moyens par lesquels il pourrait favoriser la libération de son mari.

Mme Haidar croit que le président américain peut en faire plus que le premier ministre Justin Trudeau pour aider son mari. Elle estime que M. Trudeau n’en a pas fait assez dans ce dossier.

Pour sa part, l’agente de développement régional pour Amnistie internationale, Mireille Elchacar, se dit agréablement surprise par la réaction de Washington. « On ne s’attendait pas à ce que le gouvernement des États-Unis fasse une sortie comme celle-là », dit-elle à La Tribune.

« Mais on a vu dans le passé que l’Arabie saoudite réagissait quand on lui demandait. Le pays a demandé au Canada de se mêler de ses affaires. Il faut continuer de faire des pressions. Tous les États doivent interpeler l’Arabie saoudite. »

Mme Elchacar ajoute qu’il y a de l’espoir, car le pays a libéré des gens détenus pour leurs opinions récemment. « On en a emprisonné d’autres aussi », nuance-t-elle,

« Il faut faire plus. L’Arabie saoudite continue de violer les droits de la personne. »

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Avenir de la place Nikitotek: Doré et Lussier se verront fin août

La rencontre qu’a demandée le producteur de Québec Issime, Robert Doré, avec le maire Steve Lussier se tiendra vers la fin du mois d’août. C’est ce qu’a confirmé jeudi l’attaché de presse de M. Lussier, Sylvain Vessiot.

« Ils se sont parlé, mais il n’y a pas de date de prévue. Il y a des chances que ce soit après le prochain conseil », a-t-il mentionné. 

Le prochain conseil municipal est prévu le 19 août. L’avenir du théâtre de la place Nikitotek pourrait y être débattu puisque le sujet initialement prévu à l’ordre du jour du conseil du 2 juillet avait été reporté à la dernière minute. Le conseil d’administration de Destination Sherbrooke n’avait à ce moment pas été informé de tous les détails du dossier. 

L’ordre du jour ne sera toutefois confectionné qu’à la mi-août.

La Tribune révélait cette semaine que Robert Doré retenait un paiement de 95 651,50 $ à la Ville de Sherbrooke en attendant une rencontre avec le maire et le directeur général Daniel Picard. Prévue le 5 juillet, cette rencontre avait dû être annulée. Au bureau du maire, on avançait en début de semaine qu’une rencontre devrait avoir lieu « la semaine prochaine ou la suivante ». 

Il n’a pas été possible de parler à Robert Doré jeudi.

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Aide aux médias: un comité d’experts demande des mesures fiscales plus larges

OTTAWA - Le gouvernement fédéral doit étendre la portée des mesures fiscales visant à aider les petits médias à locaux à traverser la crise actuelle, affirme un comité d'experts indépendants dans son rapport final publié jeudi.

Le programme déjà mis en place par le fédéral «ne suffira pas à lui seul à empêcher la disparition de nombreuses sources d'information essentielles», écrivent les membres du comité dans une lettre transmise au ministre du Patrimoine, Pablo Rodriguez, et au ministre des Finances, Bill Morneau.

Selon eux, les entreprises les plus vulnérables sont «les petits médias locaux qui ne sont pas visés par les mesures du budget 2019».

«D'autres programmes de soutien devraient être envisagés», ajoutent-ils.

Le comité recommande que les petites publications «qui n'avaient pas deux employés réguliers au cours des douze derniers mois» puissent «compter des pigistes et des entrepreneurs indépendants parmi leurs journalistes (...) afin qu'elles puissent être considérées comme des organisations journalistiques canadiennes admissibles».

Dans son budget 2019, le gouvernement fédéral avait annoncé diverses mesures pour venir en aide aux médias canadiens: un nouveau crédit d'impôt remboursable à l'intention des organisations journalistiques admissibles, un nouveau crédit d'impôt non remboursable pour les abonnements aux médias d'information numériques canadiens et l'accès à des incitatifs fiscaux de bienfaisance pour les organisations journalistiques à but non lucratif.

Le comité exhorte aussi le gouvernement à consacrer «immédiatement au moins 5 pour cent de son budget publicitaire à l'achat d'espace publicitaire dans les publications écrites qui servent les communautés de langue officielle en situation minoritaire».

De plus, il souhaite que le gouvernement s'engage «à acheter une part importante de publicité dans les médias écrits canadiens, imprimés et numériques».

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Les donateurs admissibles

Les critères visant à définir les donateurs admissibles pouvant recevoir des reçus à des fins d'impôt devraient être élargis, soutient-il.

«La législation actuelle exclut des organismes comme Les Amis du Devoir, qui soutiennent le journalisme depuis longtemps et qui pourraient jouer un rôle important dans le financement futur du journalisme», déplore le comité.
Le comité recommande aussi que la responsabilité de déterminer quelles entreprises seront admissibles aux crédits d'impôt soit donnée à l'Agence du revenu du Canada, qui pourrait recevoir l'aide d'un organisme consultatif.

Le ministre des Finances Bill Morneau avait annoncé diverses mesures totalisant 600 millions $ afin de venir en aide aux entreprises de presse qui font face à une crise de revenu depuis quelques années.

àUn comité d'experts, comprenant des représentants du secteur, des associations professionnelles et des syndicats, a été nommé pour aider le gouvernement à mettre en ?uvre de manière efficace et équitable ces mesures fiscales.
Réagissant au rapport, le gouvernement fédéral a dit vouloir poursuivre son soutien au journalisme tout en s'assurant qu'il n'y ait pas d'ingérence politique dans le contenu des informations des médias.

«Nous avons dit, depuis le début, que nous protégerons l'indépendance des journalistes en laissant le secteur établir les critères et les définitions, a indiqué Simon Ross, un porte-parole de M. Rodriguez, par courriel. Nous continuerons à respecter cette indépendance.»

RÉACTIONS

Du côté du Groupe Capitales Médias, le président-directeur général Claude Gagnon, a qualifié de «logiques» les recommandations du comité considérant son mandat «très restreint».

Celui qui est aussi président et éditeur du Soleil aurait toutefois souhaité que le groupe indépendant d’experts puisse traiter de la définition des fonctions qui seront considérées pour avoir accès à un crédit d’impôt, comme «les correspondants, les collaborateurs et les photographes contractuels.»

M. Gagnon estime aussi que le maximum de salaire fixé et le pourcentage du crédit accordé ne tiennent pas compte de la réalité et des réels besoins de l’industrie. «Aussi, la notion de financement intérimaire du crédit revêt une importance majeure considérant les besoins à court terme de l’ensemble des médias au pays», a-t-il ajouté.

«On aurait également souhaité que la notion d’organisme à but non lucratif considère la particularité du Devoir, a souligné le président-directeur de GCM. Et on aurait aussi pu considérer les plus petits hebdomadaires dans le programme d’aide, car ils connaissent également des difficultés.» Avec Le Soleil

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Projet de train Montréal-Sherbrooke: «On fonce», affirme le maire de Bromont

Au terme d’une réunion tenue mercredi à Bromont, les élus et représentants d’organisations concernés par l’éventuelle liaison ferroviaire Montréal-Sherbrooke ont jeté les bases du projet. Tous sont au diapason au sujet des priorités, a indiqué le maire de Bromont, Louis Villeneuve, président et porte-parole du groupe, baptisé Alliance du corridor ferroviaire Estrie-Montérégie (ACFEM).

« Cette rencontre, c’est le jour un pour moi. C’était difficile d’avoir les maires autour d’une même table. Pourtant, c’est un projet hyper important. Aujourd’hui, j’ai senti la motivation et l’engouement des maires et mairesses. On a pris le projet à bras le corps et on fonce », a fait valoir en entrevue le représentant du groupe.

La sécurité figure en tête de liste du projet. Vient ensuite le transport de marchandises et finalement le transport de passagers, a réitéré Louis Villeneuve.

« Le projet de remise à niveau des voies ferrées incluant entre autres le train reliant Sherbrooke et Montréal coûterait 300 millions $, selon le dernier rapport sur l’actualisation et la bonification des infrastructures logistiques ferroviaires entre les deux villes. Produit par Bluejay Advisors en avril, le rapport fait état d’investissements de 124 millions $ pour déplacer la gare de Farnham, de 91 millions $ pour la mise à niveau du chemin de fer et de 10 millions $ pour la construction d’une gare multimodale pour Sherbrooke et Magog », rapportaient samedi dernier La Voix de l’Est et La Tribune.

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politique

Jessy Mc Neil choisi par les conservateurs dans Compton-Stanstead

On connaît maintenant le porte-couleurs du Parti conservateur du Canada dans Compton-Stanstead. Jessy Mc Neil a remporté l’investiture mercredi soir et devient candidat en vue des élections fédérales de l’automne prochain.

M. Mc Neil  a été entrepreneur en Estrie durant dix ans. Il est actuellement officier d’infanterie,  au grade de major, pour le Régiment Les Fusiliers de Sherbrooke. De 2017 à 2019,  il a présidé le Mess des Officiers au Manège militaire Colonel Gaétan Coté de Sherbrooke.

Il est diplômé de l’Université de Sherbrooke en administration des affaires et du collège de commandement et d’état-major de Kingston. Marié, il est fier parent de deux filles. 

Patricia Morrissette et Estéban Méndez étaient également dans la course à l’investiture.

Jessy Mc Neil se met dès maintenant à pied d’œuvre sur le terrain et ira à la rencontre et à l’écoute des gens, annonce le parti dans un communiqué de presse. 

« Je suis très heureux d’avoir remporté l’investiture. Je tiens à remercier Patricia et Estéban pour cette belle course et pour leur implication. Je souhaite redonner à la circonscription de Compton-Stanstead la visibilité qu’elle mérite», dit-il.

«Il n’y a pas de défi trop grand pour moi et je compte devenir la voix des citoyens du comté à Ottawa, dans un gouvernement qui nous ressemble », a déclaré le nouveau candidat. 

 « Tout au long de cette course à l’investiture, Jessy a démontré un grand sens de l’organisation et a été très convaincant, des qualités essentielles pour réussir en politique », a affirmé Alain Rayes, lieutenant politique du parti au Québec.

M. Mc Neil devra déloger la députée libérale Marie-Claude Bibeau, qui est aussi ministre de l’Agriculture.

Mentionnons aussi que l’ex-député néodémocrate de Compton-Stanstead, Jean Rousseau, sera le représentant du Parti vert du Canada lors de l’élection fédérale en octobre prochain.

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Immatriculation des motos: Bonnardel veut régler d’ici 2020

Le Mouvement de défense des motocyclistes du Québec (MDMQ), cofondé par le Baieriverain Martial Laberge, a finalement eu une audience au bureau du ministre des Transports, François Bonnardel. S’il faut en croire ce dernier, la problématique de l’immatriculation des motocyclettes – jugée injuste par le MDMQ – devrait être réglée au plus tard avant le printemps prochain.

En compagnie de sa consoeur du MDMQ Sophie Hovington et de Sylvain Bergeron et Jean-Pierre Fréchette, de la Fédération des motocyclistes du Québec, Martial Laberge a pu s’entretenir avec le ministre Bonnardel le 2 juillet, à Québec.

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Expulsé de l'hôtel de ville : Pascal Cyr crie à l’abus de procédures

Le citoyen Pascal Cyr a entrepris de contester son expulsion de l’hôtel de ville auprès du commissaire à l’intégrité municipale et aux enquêtes. Il qualifie la décision du directeur général Daniel Picard de lui interdire l’accès aux bâtiments municipaux jusqu’au 31 décembre d’abus de procédure.

Rappelons que M. Cyr a reçu une lettre livrée par huissier, le 27 juin, pour l’informer des sanctions qui pèsent contre lui. À la séance du conseil municipal du 17 juin, il avait crié qu’il avait honte des élus après un commentaire de la conseillère Danielle Berthold, qui exprimait justement sa propre honte de siéger dans un conseil où l’ordre était difficilement maintenu. M. Cyr avait été invité à quitter par le maire Steve Lussier.

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Dans la lettre, il était reproché au citoyen de ne pas avoir « adopté un comportement civilisé et [d’avoir] utilisé un langage irrespectueux envers les représentants de la Ville ».

Le citoyen soutient que l’administration municipale n’est pas en mesure de préciser la nature des propos qu’il aurait tenus pour justifier son expulsion. Il soutient ne pas avoir reçu d’avertissement du maire ou de la présidente concernant ses comportements passés.

Pascal Cyr rapporte par exemple qu’il n’y a « pas eu de gradation dans la façon de traiter le problème, contrairement à ce qui est libellé. Il n’y a jamais eu d’avertissement. Je n’ai jamais insulté la présidente du conseil non plus. Je m’adresse à elle avec le décorum nécessaire. Quand le ton monte, c’est parce qu’elle essaie de me couper la parole. J’aurais voulu savoir ce qu’on me reproche directement. C’est facile d’arriver avec des généralités. »

Il mentionne que ses interventions à la période de questions des citoyens sont toujours gardées pour la fin. « Ça ne me dérangeait pas jusqu’à ce que la présidente limite la période de questions à une heure et qu’elle décide que je devais passer en dernier. »

Le 17 juin, M. Cyr n’avait pas été en mesure de poser des questions aux élus parce que la période de questions s’était trop étirée. 

« J’ai parlé avec une dame au bureau du commissaire à l’intégrité municipale et aux enquêtes pendant 30 minutes. On m’a confirmé avoir reçu ma plainte. »

« Il faut rester poli »

Interrogé à savoir pourquoi la Ville n’avait pas choisi d’appliquer son règlement sur les blasphèmes ou insultes envers les élus ou les fonctionnaires, qui prévoit une amende de 150 $ à 1000 $, plutôt que d’opter pour l’expulsion pure et simple, le maire s’est montré discret. « On ne m’a pas tenu tellement au courant sauf le fait qu’on avait expulsé M. Cyr. J’étais d’accord avec la situation pour une simple et unique raison : il faut rester poli avec les membres du conseil. Il faut être à l’écoute. On l’est envers eux quand ils viennent nous poser des questions. L’inverse est aussi vrai. Étant donné que c’est un dossier aux affaires juridiques, je n’en dirai pas plus. »

M. Cyr sera-t-il informé de la nature exacte des propos qu’on lui reproche ? « On lui donnera les explications sans problème. Il n’a qu’à contacter les affaires juridiques et nous lui donnerons les bonnes raisons. »

Pascal Cyr rétorque qu’il n’a pas à courir après les explications. « Si on ne m’a pas donné de contravention, c’est parce qu’ils ont peur que je conteste. Et si j’en reçois une, je la contesterai avec tous les moyens à ma disposition. »

Politique

Loi sur la laïcité: première victoire pour Québec

MONTRÉAL — Un juge de la Cour supérieure a rejeté, jeudi, la demande de groupes de défense des libertés civiles et religieuses qui réclamaient la suspension de la Loi sur la laïcité de l’État.

Le juge Michel Yergeau a tranché que la loi continuerait de s’appliquer jusqu’à ce qu’un tribunal se prononce sur le fond de l’affaire. Car leur but ultime est de faire invalider cette mesure législative, qui a été connue avant son adoption sous le nom de projet de loi 21.

La Loi sur la laïcité de l’État, adoptée en juin à l’Assemblée nationale, interdit aux employés de l’État en position d’autorité coercitive, comme les juges, les policiers et les gardiens de prison, de porter des signes religieux dans l’exercice de leurs fonctions. Cette interdiction s’étend aussi aux enseignants du réseau public.

Le Conseil national des musulmans canadiens, l’Association canadienne des libertés civiles et Ichrak Nourel Hak, une étudiante en enseignement qui porte le hijab, souhaitent obtenir un sursis judiciaire immédiat des articles de la loi qui interdisent aux employés du secteur public de porter des symboles religieux au travail, mais aussi qui obligent les gens à donner ou à recevoir des services publics à visage découvert.

Ils avaient fait valoir que la loi causait des torts sérieux et immédiats aux minorités religieuses et que son application devrait être suspendue pour la durée de la contestation judiciaire, qui vise à faire déclarer la loi inopérante. Ils plaident que cette mesure législative est contraire à la Constitution canadienne.

Débattre avant de trancher

Dans sa décision rendue jeudi, le juge Yergeau a toutefois estimé que les demandeurs n’avaient pas démontré que la loi causait un préjudice qui justifierait une telle suspension.

L’État est présumé avoir adopté cette loi — comme toute autre — dans l’intérêt public, a-t-il rappelé.

«La mettre en échec au nom d’intérêts individuels, si noble soit l’intention derrière la démarche, demande d’être tranchée au mérite et non pas de façon préliminaire», écrit-il dans son jugement de 32 pages.

«Prétendre le faire à l’étape d’une demande de sursis exige de renverser la présomption et de démontrer que l’intérêt collectif serait mieux servi en suspendant l’application de certaines dispositions de la Loi plutôt qu’en laissant le choix des élus opérer».

Et puis, analysant les différents témoignages de personnes qui sont venues expliquer en Cour comment cette loi va les affecter, le juge conclut que «nombre d’entre elles sont purement hypothétiques et souvent spéculatives», ce qui fait que les demanderesses n’ont pas démontré, comme il leur revenait de le faire, de dommages sérieux ou irréparables à l’étape de la demande d’injonction interlocutoire provisoire.

Par exemple, Ichrak Nourel Hak dit aujourd’hui ressentir «le poids du regard méprisant de certains et leur agressivité à son égard à cause du voile qu’elle arbore». Selon elle, la Loi a pour effet de légitimer ce genre de comportement discriminatoire et choquant.

À cela, le magistrat rétorque que sa position, quoique sans doute sincère, demeure largement théorique et «porte plus sur la sagesse de la Loi que sur ses effets sur sa future carrière».

Toute loi qui vise à brider un débat de société entraîne nécessairement dans son sillage son lot de contraintes nouvelles et d’insatisfaction, souligne le juge, qui est d’avis qu’il n’a pas à cette étape à évaluer l’efficacité des mesures prises par la législature.

Qu’un début

Mais ce n’est pas la fin pour cette contestation de loi. Les demanderesses auront l’occasion de présenter leurs arguments en détail lors d’un procès.

Le gouvernement caquiste était ravi du dénouement de cette première étape.

«Nous sommes satisfaits de la décision rendue par la Cour supérieure aujourd’hui. Celle-ci fait en sorte que la Loi sur la laïcité de l’État continuera de s’appliquer», a fait savoir par courriel le cabinet du ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette.

«Le gouvernement du Québec est déterminé à défendre la légitimité de cette loi afin qu’elle continue d’avoir pleinement effet. Une majorité significative et représentative de Québécois appuie cette loi, qui met fin à un débat qui perdure au Québec depuis plus de 11 ans», a-t-il poursuivi.

Politique

Le peu de courses à l’investiture nuit à la démocratie canadienne, selon une étude

OTTAWA - Le choix des candidats pour les élections fédérales se fait de façon étonnamment peu compétitive et opaque, selon une nouvelle étude, une situation qui aurait de profondes conséquences pour la démocratie canadienne.

Une nouvelle étude réalisée par le Centre Samara pour la démocratie, établi à Toronto, montre que de 2003 à 2015, seulement 17 pour cent des plus de 6600 candidats aux élections fédérales ont fait face à une course à l’investiture, tandis que 2700 candidats ont été nommés directement par les partis.

«Si vous considérez la candidature comme un élément d’une chaîne démocratique» conduisant à l’élection d’un membre du Parlement, a souligné Michael Morden, directeur de la recherche à Samara, «je pense qu’il est remarquable que, dans une écrasante majorité des cas, il n’y ait pas de vraie décision prise par la population locale».

M. Morden a affirmé que des entretiens avec des députés avaient montré qu’il existait une «compréhension large et discrète» dans les milieux politiques des carences du processus de nomination.

Mais il a ajouté que la plupart des Canadiens n’ont guère accès à la «boîte noire» du processus de nomination, ou n’ont pas la capacité d’en examiner le contenu, malgré l’importance que revêt la manière avec laquelle les partis organisent leurs élections internes.

Selon Samara, les partis politiques sont des organisations privées, mais ce sont aussi des «services publics» qui ont de profondes répercussions sur la démocratie canadienne.

Et le manque de concurrence pourrait indiquer une déconnexion inquiétante avec le public canadien, suggère l’étude.

L’étude propose plusieurs raisons pour lesquelles les processus sont si souvent non compétitifs. La tenue d’élections précipitées en est une, de même que les règles qui profitent aux députés en place. Ensuite, il y a la réalité que beaucoup d’associations locales de partis sont trop désorganisées ou trop petites pour attirer de multiples candidatures.

Mais la tendance s’étend aux plus grands partis qui ont des organisations importantes à travers le pays, a souligné M. Morden.

«Dans notre esprit, le manque de concurrence est encore flagrant», a-t-il déclaré.

Diversité des candidatures

Outre le manque de concurrence, l’étude a également révélé que les règles de nomination avaient également des effets importants sur la diversité des candidats et, par conséquent, sur la diversité des membres élus à la Chambre des communes.

M. Morden a noté que les partis justifient parfois la nomination de candidats sur la base de la diversité, mais les données dans l’étude ne confirment pas cette corrélation.

En fait, l’étude laisse croire que les candidats nommés étaient moins susceptibles d’être issus de minorités visibles ou d’origines autochtones.

La question de la représentation des femmes dans les processus de candidature est encore plus remarquable.

Conformément aux conclusions selon lesquelles les femmes remportent les élections à peu près dans la même proportion que les hommes, l’étude suggère que les candidates à l’investiture sont tout aussi susceptibles de gagner les courses internes que les hommes.

Mais seuls 28 pour cent des candidats à l’investiture couverts par l’étude étaient des femmes.

«Cela nous ramène de nouveau au recrutement, à l’ouverture générale du processus, aux facteurs intangibles qui poussent certaines personnes à se frayer un chemin et à d’autres à se retirer ou à ne jamais avoir l’option», a expliqué M. Morden.

L’étude a révélé que les courses plus longues et celles ne nécessitant pas de versement d’argent par les candidats étaient associées à une participation plus élevée des femmes.

M. Morden a affirmé que les partis gardent à l’écart une majorité de Canadiens par des règles qui rendent plus difficile la participation aux processus de nomination: courses rapides, coûts importants, manque d’informations et protections pour les députés sortants.

L’étude recommande des modifications aux politiques des partis dans cette optique: dates d’ouverture et de clôture standard des courses, obligation de signaler le nombre de votes obtenus par les candidats et organisation d’une course même lorsqu’il y a un député titulaire.

Ces changements sont dans l’intérêt des partis qui souhaitent maintenir des fondations solides et rester près de la population, estime M. Morden.

L’étude envisage également un rôle potentiellement élargi pour Élections Canada dans l’administration ou la réglementation des courses, une avenue impopulaire au sein des formations politiques reconnaît M. Morden.

Les partis peuvent également être réticents à même fournir des informations sur leurs processus de nomination, a-t-il souligné. Par exemple, seul le Parti vert a fourni des informations sur le nombre de candidats qu’il a sélectionnés parmi ses nominations en 2015.

«Il n’y a tout simplement pas de culture de transparence», a déclaré M. Morden. «Le processus de nomination est toujours considéré comme étant à caractère très interne, plutôt que comme un véhicule pour un engagement politique de masse.»

La première étape du processus de réforme consiste à convaincre les Canadiens de s’en soucier, a fait valoir M. Morden, car sinon, «vous ne convaincrez pas les partis de faire grand-chose».

«Il est difficile de réglementer les partis, car ce sont eux qui font les lois», a-t-il soutenu.

politique

Un gouvernement néo-démocrate soutiendrait le train Montréal-Sherbrooke

Un gouvernement néo-démocrate s’engage à ce que le train Montréal-Sherbrooke se réalise avec une contribution fédérale.

De passage à Sherbrooke dans une tournée préélectorale, le chef du NPD Jagmeet Singh a pris l’engagement formel de financer sa part de ce projet évalué à environ 300 millions $.

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Jagmeet Singh estime que le Québec est un «terreau fertile», comme en 2011

Arrimer l'emploi avec les nouveaux arrivants

« C’est clair que l’environnement est une priorité. Il faut agir. Un gouvernement néo-démocrate s’assurera qu’un train entre Sherbrooke et Montréal soit mis en place », soutient Jagmeet Singh.

Il rappelle que le transport, la production d’énergie et les bâtiments sont les principaux producteurs de gaz à effet de serre. 

« Le train a la capacité de réduire énormément les émissions de gaz à effet de serre dans le transport tout en améliorant la qualité de vie quotidienne des gens et en réduisant la circulation entre Sherbrooke et Montréal. Si on veut s’attaquer aux changements climatiques, il faut le faire en créant des emplois », mentionne Jagmeet Singh.

Il signale que le NPD s’engage à investir 15 milliards $ en infrastructures à travers le pays dont l’objectif est de contrer les changements climatiques.

« Nous allons négocier avec les municipalités et le gouvernement provincial sur la façon d’aller de l’avant et quelle est la contribution de chacun pour le train. Nous sommes prêts à négocier sur la part du fédéral. La formule un tiers, un tiers, un tiers fonctionne. L’important demeure d’agir. Nous en avons le courage », soutient Jagmeet Singh.

Le député de Sherbrooke Pierre-Luc Dusseault souligne que cet engagement de soutenir le train Sherbrooke-Montréal s’inscrit dans la vision des propositions néo-démocrates.

« Notre vision en matière d’environnement s’intitule le courage d’agir, soit tout le contraire de ce que fait le gouvernement de monsieur Trudeau. Nous avons un exemple concret de projet qui pourrait être financé par cette vision pour lutter contre les changements climatiques », se réjouit Pierre-Luc Dusseault.

Le chef du NPD admet que l’objectif ultime serait qu’un train électrique, au lieu d’un train au diesel présentement sur la table et moins cher, puisse être mis en place pour avoir le moins d’impact sur l’environnement.

« C’est ce que l’on encourage le plus possible. Nous voulons prioriser le transport avec le moins d’impact sur l’environnement. Nous voulons travailler avec les municipalités et le gouvernement provincial pour avoir un train le plus écologique possible », indique M. Singh.

L’environnement d’abord

L’environnement demeure au cœur des préoccupations du chef du NPD. 

En table éditoriale à La Tribune, mardi, il s’est assuré que l’eau soit servie dans un verre et non dans une bouteille de plastique. Il a aussi passé l’après-midi à Sherbrooke, où il a discuté de la politique du NPD en matière de vélo, est allé à l’Université de Sherbrooke pour discuter d’innovations environnementales avant de passer la soirée à la Fête du lac des Nations pour rencontrer les citoyens et discuter des enjeux régionaux.

S’il est porté au pouvoir, Jagmeet Singh souhaite obtenir une désignation pour que l’aéroport de Sherbrooke puisse être doté de liaisons commerciales.

« Nous devons aller de l’avant avec ce projet », signale le chef du NPD.

« Nous voulons faire débloquer ce projet une bonne fois pour toutes. J’ai fait adopter une motion en 2014 pour essayer de régler la question des contrôles de sécurité. La Ville reste en négociations avec un transporteur aérien. Il manque un leadership qui a manqué durant le règne des conservateurs et c’est ce qui manque encore dans les dernières années avec les libéraux. La ministre fédérale, qui est députée de Compton-Stanstead, s’était engagée à faire débloquer le dossier, mais elle a manqué de leadership », ajoute Pierre-Luc Dusseault.


Politique

Chaque région a son message dans la précampagne du Bloc québécois

Le Bloc québécois lance une précampagne «positive» pour l’été, qui mise sur l’appartenance régionale. Il y aura un message différent pour chaque région ciblée, dont le Saguenay et la Gaspésie.

Déjà, depuis lundi, on peut lire «L’autre Fort de Chambly» à côté d’une photo tout sourire du nouveau chef du Bloc, Yves-François Blanchet, sur l’affiche géante de l’autoroute 30, à l’ouest du boulevard Cousineau.

Le Bloc s’inspire des caractéristiques des régions et met son chef au centre de cette première campagne, il mise sur son niveau d’appréciation pour gagner des sièges. Dès la semaine prochaine, d’autres pancartes seront visibles le long des autoroutes jusqu’à la mi-août : «Une voix forte pour Lanaudière» à Repentigny, «Fier et fjord» à Jonquière et «Un phare pour la Gaspésie» en Gaspésie. 

«Le Bloc ne va pas travailler en disant : “Voici énormément d’argent pour faire une insistante campagne nationale”, on va plutôt cibler par l’originalité un message adapté précisément à chacune des régions. On veut avoir un message plus léger pour l’été, et arriver à l’automne avec des messages électoraux plus sérieux parce qu’on va prendre de grosses décisions», commente M. Blanchet, chef du Bloc.

Un ton moins dur qu'avant

M. Blanchet insiste sur le ton positif de la campagne et veut transmettre un message simple : le Bloc est présent dans toutes les régions du Québec.

Si seulement quatre pancartes sont annoncées, M. Blanchet laisse savoir que d’autres pourront s’ajouter. D’autres régions seront aussi ciblées pour des campagnes sur le Web et dans les médias sociaux, notamment la grande région de Québec. Les approches seront différentes, mais l’esprit du message sera le même.

«On veut donner le goût aux gens de s’intéresser à nous. La notoriété n’est pas encore la même que les autres chefs, je ne suis pas là depuis aussi longtemps qu’eux. On va travailler sur la notoriété et on va changer le ton. Pendant de nombreuses années, les souverainistes en général ont travaillé avec un ton un peu dur, toujours dans la dénonciation. Nous, on veut faire un message positif, une campagne souriante. Les gens doivent avoir envie de nous suivre», ajoute M. Blanchet. 

Le chef du Bloc soutient d’ailleurs que la réponse de la population est déjà très bonne depuis l’installation du premier panneau. Il reçoit de nombreux messages de la part d’électeurs. 

Sherbrooke

Place Nikitotek: la Ville recommandera de garder la scène au centre-ville

L’option du déménagement de la place Nikitotek sera vraisemblablement celle qui sera proposée aux élus sherbrookois en août. C’est du moins ce que souhaite Chantal L’Espérance, présidente du comité de revitalisation du centre-ville. La conseillère municipale admet du même coup que les dossiers culturels ont à tort tendance à cheminer trop lentement au sein de l’appareil municipal.

« Il avait été prévu, dans tous les coûts pour le déplacement du pont des Grandes-Fourches, un million pour construire un mur coupe-son entre la scène et la rue. C’est un montant qu’on pourrait utiliser pour déménager la scène. Le souhait de tous ceux qui ont regardé le dossier jusqu’à maintenant c’est de la réinstaller au centre-ville. C’est une infrastructure qui amène des retombées économiques au centre-ville et elle doit y demeurer. Il y a sûrement un endroit intéressant pour l’accueillir où il n’y aura pas de coûts importants de décontamination », indique Mme L’Espérance.

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« On sait qu’il faut donner une réponse rapidement au promoteur. Dès que le spectacle sera terminé au mois d’août, on doit avoir une certaine idée d’où nous allons avec la scène. Avec le comité exécutif, nous arriverons avec une recommandation de garder la scène au centre-ville. C’est un outil de développement. Il n’est peut-être pas parfait, mais il fait partie des moteurs de revitalisation. » 

Parmi les scénarios évoqués pour le théâtre de la place Nikitotek, le démantèlement pur et simple, la vente et l’entreposage ont été étudiés. Le déménagement dans des sites comme le parc Jacques-Cartier et le Centre de foires ont été soulevés également, même s’il semble que le terrain au coin des rues Aberdeen et Wellington Sud serait privilégié. 

Parmi les aménagements qui pourraient être nécessaires sur un nouveau site, notons l’installation d’une billetterie. « Nous avons regardé si nous pouvions faire un lien avec le nouveau centre de diffusion, mais ça ne semble pas être possible. Il nous faut aussi un bâtiment pour les toilettes et les loges. On le savait. S’il y a quelque chose de nouveau, ce serait de décontaminer, de mettre à nouveau un sol ou de faire des aménagements si le site n’est pas visuellement intéressant. Dans les coûts imprévus, il n’y en a pas tant que ça. »

Mme L’Espérance convient qu’on a tardé un peu à trouver une conclusion à ce dossier. « Quand ça touche la culture, malheureusement, ce n’est peut-être pas toujours une priorité. On dirait toujours qu’on pense qu’il y a des choses plus prioritaires. Oui, je trouve que nous aurions peut-être dû être plus rapides, mais en même temps, il faut que ce soit réfléchi et que les décideurs soient tous confortables avec la décision. Nous savons que l’infrastructure est un atout touristique, donc Destination Sherbrooke doit être dans la boucle. Commerce Sherbrooke doit aussi l’être, comme le comité aviseur pour la revitalisation du centre-ville. Ensuite, le conseil municipal pourra prendre une décision éclairée en fonction des coûts, mais aussi des retombées. Si on met tout dans la boucle, les autres intervenants peuvent soulever des avantages auxquels nous n’avions pas pensé. »

Certains mettront en relation la rapidité avec laquelle le stationnement Magog a été vendu avec la lenteur à trouver un nouveau site pour la place Nikitotek. « On devrait avoir la même attention avec les promoteurs qui développent des tours à bureau ou résidentielles qu’avec tous ceux qui acceptent de prendre des risques financiers dans notre ville. Il y a encore matière à amélioration pour être capable de traiter les dossiers un peu plus en amont. »

Le maire Steve Lussier, lui, ne croit pas que Sherbrooke envoie un mauvais message à de possibles investisseurs. « On accueille toujours les gens qui veulent investir à Sherbrooke. Je vais attendre la rencontre avec M. [Robert] Doré (producteur de Québec Issime). Je commenterai par la suite. »

Il confirme qu’un entretien avec M. Doré était planifié récemment, mais qu’il a dû être annulé. « Nous préparerons une rencontre dès cette semaine. » Rappelons que le producteur retient un paiement de 95 651,50 $ à la Ville en attendant de rencontrer le maire.

La Ville s’est-elle traîné les pieds ? « On travaille avec les services sur plusieurs scénarios. C’est un dossier plus complexe qu’on pense. C’est un endroit costaud à déplacer. ll faut le mettre au bon endroit. »

+ Le toit ne coule plus

Les réparations du toit de la place Nikitotek ont subi un premier test samedi, avec les averses qui se sont à nouveau abattues sur Sherbrooke en milieu de soirée. À Destination Sherbrooke, on confirme que les fuites apparues jeudi ont bien été colmatées de façon permanente.

Rappelons que des spectateurs ont dû changer de siège lors de la première de Starmania, jeudi, en raison de problèmes d’étanchéité du toit. Une situation semblable avait été vécue l’an dernier et des travaux correctifs avaient déjà été effectués. 

« Une dernière vérification d’usage de même que quelques ajustements avaient même été faits pas plus tard que [jeudi] matin », lit-on dans un communiqué diffusé par Destination Sherbrooke.

C’est finalement une membrane autocollante à base de bitume Soprema qui a été installée vendredi pour couvrir les joints du toit qui se veut démontable. La membrane a une largeur d’environ 90 centimètres et serait la solution la plus sûre selon les experts consultés par Destination Sherbrooke. C’est qu’elle peut résister à une température aussi élevée que 115 degrés Celsius et qu’elle s’adapte aux revêtements métalliques. Cette solution n’avait pas été jugée nécessaire jusqu’à maintenant.

Les travaux étaient terminés dès vendredi et les éléments ont permis de tester l’étanchéité samedi. Le coût des améliorations est estimé à 4000 $ et sera partagé entre la Ville de Sherbrooke et le concepteur du toit.

Quant à l’entretien du toit, certaines informations laissent croire qu’il aurait été minimal en raison de l’avenir incertain de la place Nikitotek. 

Actualités

Pour des défibrillateurs dans les lieux de travail fédéraux

Le député de Sherbrooke Pierre-Luc Dusseault pourrait bien être le premier élu fédéral, sinon un des premiers, à doter son bureau de circonscription d’un défibrillateur externe automatisé (DEA). Il vise ainsi à donner l’exemple après avoir déposé le projet de loi C-465 en juin pour que toutes les entreprises sous juridiction fédérale et le gouvernement canadien installent des appareils de défibrillation cardiaque dans tous les lieux de travail.

En point de presse lundi, M. Dusseault a réitéré que la présence de DEA peut sauver des vies. « J’espère que nous n’en aurons jamais besoin, mais nos employés sauront quoi faire si c’est nécessaire. J’espère de tout cœur que mes collègues députés provinciaux et fédéraux doteront leurs bureaux de DEA. »

Le député a porté l’achat du défibrillateur à son budget de bureau. Il aurait été le premier à en faire la demande à la Chambre des communes. 

En point de presse, le Dr Wayne Smith a pour sa part mentionné que « trop de jeunes décèdent d’un arrêt cardiaque et c’est une situation que nous pouvons éviter en réunissant les conditions gagnantes. Lors d’un arrêt cardiaque, si on intervient en moins de quatre minutes, le taux de sauvetage est de 75 % ».

Ce sont 80 % des arrêts cardiaques qui ne surviennent pas dans un milieu hospitalier. « Ceux qui survivent le plus sont ceux qui sont pris en charge par la communauté et qui sont défibrillés par la communauté. Chaque minute que l’on perd avant d’intervenir nous fait perdre 10 % des chances de survie. »

Samuel Gendron-L’Heureux, copropriétaire de l’Académie de secourisme médical, rapporte que le massage cardiaque réussit rarement à relancer les battements du cœur et que le défibrillateur est nécessaire. Il ajoute qu’il ne faut pas viser un nombre de DEA en fonction de la population, mais plutôt en fonction de l’étendue du territoire pour permettre un accès rapide à l’appareil.

Il existe d’ailleurs l’application DEA-Québec qui permet de localiser rapidement les défibrillateurs situés à proximité. Lors d’une urgence, un appel acheminé au 9-1-1 permet aussi d’en connaître l’emplacement.

Isabelle Painchaud, vice-présidente de la section locale 4835 du SCFP, a raconté avec émotion comment un défibrillateur aurait peut-être pu sauver son collègue Richard Lanoue, lors d’un arrêt cardiaque survenu dans les bureaux de l’ONF. « Il s’est effondré le 17 décembre 2018. Nous avons fait un massage cardiaque, mais lors de l’appel au 9-1-1, la première question qu’on nous a posée était de savoir si nous avions accès à un défibrillateur. Il a fallu entre 15 et 20 minutes avant que les premiers répondants arrivent. Il était trop tard. »

Mme Painchaud rapporte que la présence d’un défibrillateur avait été exigée par le syndicat, mais refusée par l’employeur. « On nous disait que la loi ne l’obligeait pas. Selon moi, on devrait y avoir accès aussi facilement qu’à une trousse de premiers soins ou qu’à un extincteur. J’espère que la mort de Richard ne sera pas vaine. »

L’organisation a par la suite emménagé dans de nouveaux locaux dotés d’un DEA.

Selon Isabelle Painchaud, certains employeurs craignent que l’appareil soit coûteux. Ou certains individus pourraient avoir peur de s’en servir, craignant des poursuites s’ils l’utilisent mal. 

Samuel Gendron-L’Heureux rapporte pourtant qu’un DEA coûte environ 1500 ou 2000 $ et que l’appareil décrit les étapes à suivre au fur et à mesure de l’intervention. 

Sa collègue Sabrina Marois-Gagnon recommande d’installer les défibrillateurs bien en vue des employés et des clients, par exemple près des entrées des entreprises, pour qu’ils puissent être localisés rapidement. 

En Estrie, on estime que plus de 300 défibrillateurs sont accessibles, dont une cinquantaine à Sherbrooke.

Politique

Sondage Mainstreet sur l'économie: les Canadiens optimistes, mais...

Ni les libéraux ni les conservateurs ne pourront jouer à fond la carte de l’économie au cours des prochaines élections fédérales. D’après un sondage Mainstreet, en effet, les Canadiens portent un regard tout en nuance sur l’économie et leurs finances personnelles, se montrant optimistes pour l’avenir, mais trouvant aussi que le coût de la vie a beaucoup augmenté.

Près de 54 % des sondés se sont dits très ou assez optimistes au sujet de l’économie canadienne, et 63 % voient l’avenir d’un bon œil au sujet de leurs finances personnelles. Cet optimisme est particulièrement marqué au Québec, avec des scores de 64 % pour l’économie et 67 % pour les finances personnelles. Il y a aussi plus de Canadiens qui estiment que leur situation s’est améliorée depuis quatre ans (48 %) qu’il y en a qui trouvent le contraire (40 %), ce qui devrait en principe donner des munitions au gouvernement sortant de Justin Trudeau.

Cependant, une écrasante majorité de répondants estiment par ailleurs que le coût de la vie a augmenté «assez» (42 %) ou «beaucoup» (34 %). En outre, quand on leur demande si c’est le temps de changer de gouvernement au fédéral, 45 % disent être «fortement d’accord» et 16 % «partiellement d’accord», pour un total de 61 % qui désirent une défaite des libéraux. Ce qui, bien sûr, avantage les conservateurs d’Andrew Scheer.

Pas étonnant qu’au final, ces mêmes Canadiens n’ont pas de préférence apparente au sujet de qui devrait être responsable de l’économie pour les quatre prochaines années : 30,6 % choisissent Andrew Scheer, soit statistiquement la même chose que pour Justin Trudeau (30,5 %).

«La question de savoir qui est le meilleur leader pour l’économie est habituellement un bon indicateur pour savoir qui gagnera l’élection», dit le président de Mainstreet Research, Quito Maggi. Alors ces chiffres-là nous disent que les élections qui s’en viennent pourraient être très serrées, malgré l’avance qu’a Justin Trudeau dans nos sondages [ndlr : par 35 % contre 33 % pour le Parti conservateur du Canada dans un sondage publié la semaine dernière].

«Si les électeurs votent en fonction de leurs impressions sur l’économie et leurs finances personnelles, alors Trudeau va en profiter. Mais si c’est leur désir de changement et le fait que la vie est maintenant très chère qu’ils ont en tête, alors c’est Scheer qui aura l’avantage», poursuit M.  Maggi.

Ce sondage a été réalisé auprès de 2651 Canadiens entre le 27 juin et le 2 juillet. Sa marge d’erreur est de ± 1,9 % 19 fois sur 20, mais les sous-échantillons régionaux ont des marges plus grandes.

Actualités

Arrimer l'emploi avec les nouveaux arrivants

Le NPD souhaite améliorer le lien entre les emplois disponibles et les nouveaux arrivants à leur arrivée au Canada.

Le chef du NPD Jagmeet Singh croit que les immigrants font partie de la solution pour contrer la pénurie de main-d’œuvre.

« Chaque chambre de commerce et les entreprises dans les régions m’ont soulevé l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre. Il faut mieux connecter les étudiants avec le travail et mettre en place un meilleur système pour relier les nouveaux arrivants avec les opportunités de travail qui existent dans les régions. Les nouveaux arrivants veulent aller où il y a des opportunités de travail. Il est nécessaire de mieux communiquer les besoins de main-d’œuvre », estime Jagmeet Singh.

Selon lui, il faut continuer à travailler sur la francisation des nouveaux arrivants au Québec.

« Il faut donner les services de francisation dans une province où la langue officielle est le français », croit M. Singh. 

Le NPD propose de suspendre l’entente sur les tiers pays sûrs qui prévoit que les États-Unis et le Canada désignent l’autre pays comme un pays sûr pour les réfugiés

« Les nouveaux arrivants ont peur de ce qu’ils voient aux États-Unis où l’administration Trump sépare des familles. Ce n’est pas un pays sûr pour les immigrants en ce moment », mentionne Jagmeet Singh. 

« C’est un processus plus équitable et plus sécuritaire pour les nouveaux arrivants que de devoir passer dans des champs. Ils pourraient passer par des postes frontaliers afin de pouvoir bénéficier d’un processus équitable pour évaluer leur dossier. Si c’est une demande d’asile ou de réfugié, elle pourra être évaluée selon les critères. Nous voulons que le processus soit plus ordonné même si la même loi sur l’immigration et les réfugiés continue de s’appliquer », ajoute Pierre-Luc Dusseault.

Le NPD propose un financement fédéral pour avoir la main d’œuvre pour réagir auprès des nouveaux arrivants qui passent la frontière par des routes non gardées sans passer par les postes frontaliers établis. 

« Il faut accueillir les gens, mais il est de notre responsabilité de s’assurer que le pays est sécuritaire. Nous reconnaissons les gens qui fuient la persécution et les dangers. Il doit y avoir un équilibre entre la compassion et avoir un système sécuritaire », explique M. Singh.

Projet de loi 21

Concernant le projet de loi 21 sur la laïcité de l’état québécois, Jagmeet Singh reconnaît le pouvoir du Québec de légiférer en ce sens et l’importance de la séparation entre l’église et l’état.

« Ce projet de loi me rend triste parce que c’est exactement ce que j’ai vécu toute ma vie. Quelqu’un peut dire qu’en raison de mon apparence ou mes vêtements, je ne suis pas accepté dans la société malgré mes capacités et mes valeurs », mentionne le chef du NPD.

Il constate que le projet de loi 21 divise les gens.

« Le travail des politiciens et des leaders est d’unir, de rassembler. Ce n’est pas un projet de loi qui unit, qui renforce le droit des femmes ou des communautés LGBTQ », signale le chef du NPD. 


Politique

Le gouvernement ajuste ses cartes de zones inondables

Le gouvernement Legault ajuste ses cartes de zones inondables et retire une trentaine de municipalités du gel de construction décrété à la mi-juin. La ministre des Affaires municipales Andrée Laforest dit avoir écouté la population, mais plusieurs insatisfactions persistent.

En tout, 5600 personnes ont participé aux assemblées publiques tenues dans les différentes régions du Québec le 4 juillet et le ministère a reçu 3000 courriels. Plusieurs citoyens ont fait valoir que la zone d’intervention spéciale (ZIS) décrétée par le gouvernement embrassait trop large et touchait des maisons qui n’ont pas subi d’inondation récente. Les citoyens dont la résidence est située dans cette zone subissent un moratoire qui les empêche de rénover ou de reconstruire leur résidence pour le moment.

Cette ZIS, la plus grande de l’histoire du Québec, est composée des territoires qui ont été inondés par les crues des printemps 2017 et 2019 et des zones inondables 0-20 ans. À la mi-juin, le gouvernement avait publié une carte qui incluait 813 municipalités. Aujourd’hui, la zone rétrécie couvre plutôt 783 municipalités et exclut des milliers de résidences moins à risque. 

Plus prudents que pas assez

La ministre Laforest se défend d’avoir agi dans la précipitation. «Il fallait agir pour éviter une course aux permis parce qu’on avait déjà des demandes énormes», indique-t-elle en entrevue. Selon elle, les fonctionnaires du gouvernement ont voulu être plus prudents que pas assez dans l’élaboration de la première carte. «On savait qu’il y aurait des ajustements à faire, mais je pense qu’on a agi de façon responsable», juge-t-elle. 

Si des imprécisions devaient subsister dans la nouvelle carte, les municipalités ont jusqu’au 19 août pour faire leurs revendications auprès du ministère des Affaires municipales. «On pourra refaire des petites modifications en septembre», indique Mme Laforest. 

La ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac conservera quant à elle son traitement particulier. Ses citoyens auront le droit de reconstruire leur résidence, étant donné que l’inondation majeure survenue ce printemps a été causée par la rupture de la digue. 

Mme Laforest dit comprendre que certaines personnes soient déçues. «C’est pas facile de se faire placer en zone inondable. Mais à un moment donné, il faut agir en gouvernement responsable et revoir complètement l’aménagement du territoire, pour ne pas avoir à compenser tous les ans.»

La ministre rappelle que les inondations de 2017 ont coûté 280 millions $ aux contribuables et que jusqu’à maintenant, les inondations de 2019 ont coûté 41 millions $ en compensations, un chiffre qui est loin d’être final. 

Le ministère des Affaires municipales précise que la mise en place de cette ZIS est une mesure transitoire de «précaution et de prévention», le temps de revoir la gestion des zones inondables au Québec. Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) s’est engagé à livrer d’ici décembre 2019 un plan d’action. 

«Rien de réglé»

La députée libérale Marie-Claude Nichols dénonce «l’improvisation» du gouvernement dans ce dossier. «Cette carte-là, ça a eu l’effet d’une bombe pour nos municipalités. Et je peux vous dire que la nouvelle carte, ça fait pas l’affaire encore. Il n’y a rien de réglé.»

Mme Nichols déplore que le gouvernement n’ait pas travaillé en collaboration avec les villes, préférant leur imposer sa vision. «Il reste plusieurs cas problématiques, notamment en Montérégie. Mon téléphone arrête pas de sonner», lance-t-elle. 

Si Mme Nichols est d’accord pour revoir la gestion des zones inondables au Québec, elle en a contre la façon de faire du gouvernement. «Avec la géomatique, il y a des villes qui sont mieux outillées que le gouvernement à l’heure actuelle. Il faut leur faire confiance.» 

Pour consulter la carte de la zone d’intervention spéciale 

Politique

Jagmeet Singh estime que le Québec est un «terreau fertile», comme en 2011

OTTAWA — Jagmeet Singh estime que le Québec constitue toujours un «terreau fertile» pour le Nouveau Parti démocratique - même si, en privé, des militants s’inquiètent de l’état des choses, à trois mois du scrutin.

Dans une entrevue accordée depuis Sherbrooke, M. Singh a assuré qu’il n’était «pas préoccupé» par les chances du NPD au Québec. Il rappelle que Jack Layton bénéficiait d’appuis semblables dans les sondages avant les élections de 2011 - et l’historique «vague orange» qui a finalement englouti 80 % des comtés du Québec.

Lors de ce scrutin de 2011 - et après une performance remarquable de Jack Layton à l’émission «Tout le monde en parle» -, les néo-démocrates avaient fait élire au Québec 59 députés sur 75; les libéraux en faisaient élire sept, les conservateurs cinq et le Bloc québécois quatre. Aux élections suivantes, le NPD, sous la direction de Thomas Mulcair, a fait élire 16 députés.

«Je pense qu’il y a beaucoup d’appuis ici» au Québec, a déclaré M. Singh. «Nous recevons beaucoup d’amour. Nous avons 14 députés, alors il y a beaucoup de terrain à prendre. Nous avons beaucoup d’excellents candidats qui ont oeuvré dans leur communauté.»

Notons que le NPD compte en fait 15 députés au Québec, selon le site de la Chambre des communes.

M. Singh, qui était à Montréal lundi, s’est ensuite rendu à Sherbrooke mardi. Le NPD s’est engagé à relier ces deux villes par un train de passagers, dans le cadre d’un investissement dans les transports publics destiné à lutter contre les changements climatiques.

M. Singh a annoncé ce projet, qui créerait près de 400 «emplois de qualité» et réduirait les émissions de gaz à effet de serre de 10 000 tonnes, en compagnie du député néo-démocrate local. Pierre-Luc Dusseault, élu lors de la «vague orange» en 2011, est devenu le plus jeune député de l’histoire des Communes - il venait d’avoir 20 ans lorsqu’il a été assermenté.

Cette tournée estivale intervient alors que des députés néo-démocrates et des militants se demandent en secret si le parti pourra être compétitif lors des élections d’octobre, compte tenu de ses éternels défis en matière de collecte de fonds et considérant le moral des troupes, qui a déjà été meilleur.

M. Singh a soutenu mardi que le seul sondage d’opinion qui compte, c’est le scrutin du 21 octobre, et il se dit persuadé que les gens seront plus attentifs pendant la campagne électorale officielle cet automne.

Meilleure posture qu’en 2011?

Karl Bélanger, qui était secrétaire principal de Thomas Mulcair, convient que les leaders politiques ne devraient pas s’intéresser aux sondages et devraient se concentrer sur leur objectif central: diffuser le message du parti. Mais l’équipe autour de M. Singh, elle, doit se préoccuper des élections et se demander comment rallier plus d’appuis. Or, les défis ne manquent pas au Québec, estime M. Bélanger.

«C’est mathématique: si vous êtes cinquième dans les sondages, il sera difficile de remporter un grand nombre de sièges, dit-il. C’est pourquoi Jagmeet Singh et son équipe ont planifié cette tournée et se sont concentrés sur une région où ils peuvent bénéficier d’un soutien.»

M. Bélanger estime toutefois que le NPD est dans une bien meilleure posture, à bien des égards, que sous le regretté Jack Layton avant les élections de 2011. En élisant 16 néo-démocrates en 2015, les Québécois ont envoyé au caucus la plus importante délégation provinciale.

«En ce sens, il y a beaucoup de force là-dedans», a estimé M. Bélanger, soulignant que les députés sortants auront un défi de taille lors du prochain scrutin, mais ils auront l’avantage d’être députés - un atout que n’avait pas le NPD au Québec en 2011, à l’exception de M. Mulcair.

Élections fédérales : Mathieu Morin pour les verts à Sherbrooke

Le Parti Vert a dévoilé samedi qui sera son candidat dans la circonscription de Sherbrooke aux prochaines élections fédérales. Il s’agit de Mathieu Morin, un étudiant en droit à l’Université de Sherbrooke bien connu des bannières vertes.

Même s’il n’a que 21 ans, Mathieu Morin n’en est pas à sa première campagne électorale : il s’était déjà présenté pour le Parti Vert au fédéral dans la circonscription de Joliette en 2015, alors qu’il étudiait en technique juridique au Cégep de l’Assomption, puis il a tenté sa chance aux élections provinciales en 2018 avec le Parti Vert du Québec dans la circonscription de Saint-François.

L’environnement est bien entendu prioritaire pour le candidat, mais par voie de communiqué, il avance que ce thème est aussi important pour les électeurs actuellement. « C’est l’enjeu numéro un au Canada pour cette campagne électorale et il n’en est pas moins vrai à Sherbrooke. Aider la ville à atteindre ses cibles de réductions d’émissions de gaz à effet de serre, protéger les espaces verts comme le Mont-Bellevue, maintenir l’arbre et la forêt urbaine au cœur des préoccupations puis agrandir le réseau de transport public, voilà quelques exemples de ce que Mathieu Morin veut faire pour défendre les intérêts environnementaux de sa circonscription », peut-on y lire.

C’est d’ailleurs les « valeurs vertes véhiculées par l’Université de Sherbrooke » qui l’auraient poussé à venir étudier dans la région, a-t-il confié en entrevue dimanche.

Mathieu Morin annonce également son intention de lutter contre la pauvreté, notamment en ce qui a trait aux logements sociaux, qui sont trop peu nombreux selon lui. Il déplore d’ailleurs la situation vécue au début du mois, alors que plusieurs ménages s’étaient retrouvés sans logement. L’instauration d’un revenu minimum garanti figure également au programme.

Enfin, le candidat fait part de sa préoccupation pour le bien-être mental et financier des étudiants, en s’engageant à financer le soutien psychologique en milieu scolaire ainsi qu’en militant en faveur de la gratuité scolaire de l’enseignement supérieur auprès du gouvernement provincial. « Sherbrooke est une ville étudiante, alors bien évidemment, on veut soutenir nos étudiants ici! », souligne-t-il.

Politique

Une candidate du NPD fait campagne en congé de maladie

Une candidate du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans la région de Montréal fait activement campagne, alors qu’elle bénéficie de prestations d’invalidité au travail depuis les six derniers mois, a appris La Presse canadienne.

Zahia El-Masri a été confirmée candidate du NPD dans la circonscription d’Ahuntsic-Cartierville le 31 mai dernier et admet elle-même qu’elle mène une campagne active sur le terrain.

Monde

«Retournez» d’où vous venez, dit Trump à des élues

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a appelé dimanche matin des femmes parlementaires démocrates à «retourner» d’où elles venaient, s’attirant de vives critiques de responsables de ce parti qui l’ont qualifié de «raciste» et xénophobe.

«Tellement intéressant de voir les élues “progressistes” démocrates du Congrès (...) désormais dire haut et fort et de manière perfide à la population des États-Unis, la plus grande et la plus puissante nation de la Terre, comment notre gouvernement doit être dirigé», a tweeté le président, estimant que ces élues étaient «originaires de pays dont les gouvernements sont dans une situation totalement catastrophique, les pires, plus corrompus et ineptes au monde (si même ils possèdent un gouvernement qui fonctionne)».

«Pourquoi ne retournent-elles pas dans ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent pour aider à les réparer», a poursuivi le milliardaire républicain, sans donner de nom.

Il faisait très vraisemblablement référence à de jeunes élues du Congrès comme Alexandria Ocasio-Cortez de New York, Ilhan Omar du Minnesota, Ayanna Pressley du Massachusetts ou encore Rashida Tlaib du Michigan.

Et d’ajouter : «Et ensuite elles reviennent et nous montrent comment il faut faire».

«Ces endroits ont vraiment besoin de votre aide, il faut y aller vite. Je suis sûr que Nancy Pelosi sera très contente de trouver rapidement des voyages gratuits», a-t-il relevé.

«Un tweet raciste»

La démocrate Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, a justement été l’une des premières à réagir à cette série de longs tweets.

«Je rejette les commentaires xénophobes de @realDonaldTrump qui sont destinés à diviser notre nation», a-t-elle tweeté, dénonçant une «attaque» de la part du président.

«C’est un tweet raciste», a affirmé le démocrate Ben Ray Lujan, l’un des plus hauts responsables hispaniques du Congrès. «Il s’agit de citoyennes américaines élues par les électeurs des États-Unis d’Amérique».

Mme Ocasio-Cortez, née à New York, a des origines de Porto Rico qui est un territoire américain. Mme Omar est arrivée aux États-Unis en tant que réfugiée de Somalie lorsqu’elle était mineure. Et Mme Tlaib est la première Américaine d’origine palestinienne à siéger au Congrès.

«M. le président, le pays dont je “viens” (...) est les États-Unis», a tweeté Mme Ocasio-Cortez.

«En tant que membres du Congrès, le seul pays pour lequel nous prêtons serment est les États-Unis», a enchéri Mme Omar.

«Je lutte contre la corruption dans NOTRE pays», a insisté de son côté Mme Tlaib, accusant Donald Trump d’attaquer de façon «dégradante» les populations issues de l’immigration. «C’est à CELA que ressemble le racisme. NOUS sommes ce à quoi ressemble la démocratie», a renchéri Ayanna Pressley sur Twitter.

Plusieurs candidats à l’investiture démocrate dans la course à la Maison-Blanche ont également critiqué le président américain.

«Le racisme et la xénophobie n’ont pas leur place en Amérique», a tweeté l’ancien vice-président Joe Biden.

La sénatrice Elisabeth Warren a condamné «une attaque raciste et xénophobe» et la sénatrice Kamala Harris a tweeté : «nommons l’attaque raciste du président exactement par ce qu’elle est : antiaméricaine».

Ce n’est pas la première fois que le président fait des commentaires controversés en la matière. Selon des propos rapportés début 2018, il a qualifié de «pays de merde» plusieurs nations notamment d’Afrique.

Il évoque aussi régulièrement ce qu’il appelle une «invasion» d’immigrés clandestins.

Politique

Trudeau veut réaliser un équilibre l'entre l'économie et l'environnement

CALGARY — Le seul moyen de réaliser des projets comme le prolongement de l'oléoduc Trans Mountain est de trouver un compromis entre croissance de l'économie et protection de l'environnement, a déclaré le premier ministre Justin Trudeau, samedi.

M. Trudeau s'est adressé à des donateurs du Parti libéral lors d'une réunion qui s'est déroulée dans un café du centre-ville de Calgary. Il en a profité pour attaquer ses rivaux conservateurs. Pendant ce temps, à l'extérieur, un petit groupe de manifestants vêtus de gilet jaune ont brandi des pancartes anti-Trudeau.

«Je peux vous assurer d'une chose. On ne peut lire sur aucune de ces pancartes : "faites un bon compromis, soyez raisonnables".»

Selon lui, un gouvernement ne peut pas unilatéralement décider d'un parcours pour la construction d'un pipeline, comme l'avait fait jadis le premier premier ministre canadien John Macdonald, pour le chef de fer.

«Accepter un compromis est une position plus difficile et plus courageuse que de rester intransigeant, de se croiser les bras et de dire : "je reste sur mes principes et je ne bouge pas", a déclaré le premier ministre. [Le compromis] ne permet pas de de pas écouter les autres points de vue.»

Plus tôt, M. Trudeau avait salué les festivaliers venus au Stampede de Calgary où il s'est montré moins présent que par les années passées. Il a servi des crêpes lors d'un petit-déjeuner organisé par le Stampede.

Politique

Conseil de sécurité de l'ONU: le gouvernement Trudeau fait appel à Jean Charest

OTTAWA — L'ancien premier ministre québécois Jean Charest est l'un des envoyés spéciaux du gouvernement canadien pour l'obtention d'un siège temporaire au Conseil de sécurité des Nations unies.

Jusqu'à présent, il s'est rendu aux Émirats arabes unis, à Oman et au Koweït pour rencontrer des «représentants de haut niveau afin de discuter et de faire progresser les priorités du Canada», a indiqué vendredi Angela Savard, porte-parole d'Affaires mondiales.

M. Charest connaît bien les pays du Golfe, ayant été nommé l'an dernier coprésident de l'organisme «Canada-UAE Business Council», qui fait la promotion des occasions d'affaires entre le Canada et les Émirats arabes unis.

L'ancien politicien ne touche aucun salaire pour ce mandat, mais a droit à des frais de déplacements liés à la campagne, précise Affaires mondiales.

Rappelons que M. Charest est un proche de l'ambassadeur du Canada aux Nations unies, Marc-André Blanchard, qui coordonne les efforts canadiens pour l'obtention de ce siège au Conseil de sécurité.

M. Blanchard a non seulement été président du Parti libéral du Québec, mais il a aussi été président du conseil et chef de la direction du bureau d'avocats McCarthy Tétrault, où M. Charest travaille maintenant comme associé.

Le gouvernement prévoit avoir d'autres envoyés spéciaux pour qu'ils fassent campagne pour le Canada. Il s'agit d'une pratique courante pour tenter d'obtenir des appuis à l'approche du vote, qui devrait avoir lieu à l'automne 2020. Le Canada devra affronter la Norvège et l'Irlande.

Si le Canada parvient à obtenir ce siège convoité, cela mettra fin à la plus longue absence canadienne à ce comité chargé de prendre des décisions majeures pour la stabilité du monde - 21 années depuis la fin du mandat de deux ans en 1999-2000.

Politique

Oléoducs: Trudeau ne tranche pas entre l’Alberta et le Québec

Le premier ministre Justin Trudeau a soufflé le chaud et le froid sur les obligations du gouvernement fédéral pour l’approbation des projets de pipelines à travers le pays, un sujet qui fait débat entre le Québec et l’Alberta.

M. Trudeau était de passage à Edmonton, vendredi, pour rencontrer des travailleurs du pipeline Trans Mountain, deux jours après avoir été chahuté à propos de ce même pipeline lors de l’investiture du candidat Steven Guilbeault à Montréal.

Lors d’une conférence de presse, le premier ministre a déclaré que le fédéral a toujours l’obligation de «veiller à l’intérêt national» et que, dans ce sens, il a le dernier mot sur des projets qui passent à travers différentes provinces.

En même temps, a-t-il précisé, le fédéral doit également s’assurer que «l’unité du pays n’est pas menacée».

Lors du Conseil de la fédération à Saskatoon, plus tôt cette semaine, les premiers ministres du Québec et de l’Alberta ont exprimé un désaccord sur la responsabilité du fédéral pour les oléoducs interprovinciaux.

Le premier ministre albertain, Jason Kenney, a déclaré que la constitution canadienne était bien claire sur le fait qu’Ottawa avait le dernier mot, alors que son homologue québécois François Legault insistait pour dire qu’il s’agissait davantage d’une question «politique».

M. Kenney et le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, ont déclaré que l’unité nationale était menacée à l’heure actuelle, une affirmation que M. Trudeau «rejette catégoriquement».

«Le fait que des politiciens conservateurs sont en train de vouloir diviser le pays et même d’inventer des menaces à l’unité nationale, je trouve ça complètement irresponsable», a martelé M. Trudeau.

Trans Mountain ira de l’avant, promet Trudeau

Le premier ministre canadien s’est dit confiant que le projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain ira de l’avant, puisqu’il a été fait «de la bonne façon», soit en protégeant l’environnement et en créant des partenariats avec les peuples autochtones.

«C’est ce que les gouvernements conservateurs n’avaient pas compris depuis 10 ans et continuent de ne pas comprendre parce qu’ils insistent qu’il faut aller de l’avant en n’écoutant pas les préoccupations des citoyens, des Canadiens, des Autochtones», a-t-il dit.

M. Trudeau croit que la certitude des investisseurs ira en augmentant grâce aux nouveaux processus d’évaluation environnementale mis en place par son gouvernement, même si l’industrie prétend le contraire.

Son rival conservateur Andrew Scheer a critiqué sur Twitter la «séance de photos» de M. Trudeau avec des travailleurs de l’industrie pétrolière, alors qu’il célébrait la nomination de M. Guilbeault, un «activiste anti-énergie bien connu», plus tôt cette semaine.

M. Trudeau a volé à la rescousse de son candidat dans Laurier-Sainte-Marie. Le chef libéral soutient que son parti veut rassembler des gens qui ne sont pas toujours d’accord sur tout, mais «qui sont prêts à aller de l’avant ensemble de la bonne façon pour le Canada».

politique

PLQ : la course à la chefferie lancée en novembre à Sherbrooke

MONTRÉAL - Le Parti libéral du Québec (PLQ) a annoncé vendredi que le déclenchement officiel de la course à la direction aura lieu lors du conseil général de l’automne, soit le 23 novembre prochain à Sherbrooke.

La course d'une durée maximale de sept mois culminera au Congrès à la chefferie du printemps 2020.

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Le vote se fera sous forme de scrutin universel selon un système de points. Tous les membres en règle pourront voter et les votes seront pondérés par circonscription du Québec et par groupe d’âge.

La personne qui aura recueilli 50 pour cent plus un du total des points obtenus pour toutes les circonscriptions sera élue à la direction. Cependant, le processus tiendra compte du fait qu’un poids de 33 et un tiers pour cent devra être accordé aux votes des membres âgés de 25 ans et moins pour chaque circonscription.

Jusqu’ici, une seule candidature à la succession de l’ancien chef et ex-premier ministre Philippe Couillard a été annoncée. Le 27 juin, la députée montréalaise de Saint-Henri/Sainte-Anne, Dominique Anglade, a confirmé qu’elle participerait à la course.

Rappelons qu’au début de juillet, Mme Anglade est venue rencontrer des partisans dans Sherbrooke. 

Trois députés ont fait savoir qu’ils réfléchissaient à la possibilité d’être candidats : Marwah Rizqy, députée de Saint-Laurent, Marie Montpetit, de la circonscription de Maurice-Richard, et l’ex-ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette, député de La Pinière.

Politique

Sondage Mainstreet/Groupe Capitales Médias: tout baigne pour la CAQ

Neuf mois après avoir pris le pouvoir et quelques semaines après la fin d’une session parlementaire mouvementée, la Coalition avenir Québec (CAQ) continue de dominer outrageusement dans les intentions de vote à travers la Belle Province, révèle un nouveau sondage Recherche Mainstreet réalisé pour le compte du Groupe Capitales Médias.

Les appuis envers le parti dirigé par François Legault atteignent 47,8 %, soit une hausse de 2,5 points de pourcentage depuis le dernier coup de sonde, publié au début du printemps. Par rapport au résultat des élections du 1er octobre dernier, il s’agit d’un bond de dix points.

Politique

Laïcité: un froid entre le Manitoba et le Québec

SASKATOON — Un vent frisquet a soufflé jeudi sur la conférence de presse en clôture du Conseil de la fédération lorsque Brian Pallister, du Manitoba, et François Legault, du Québec, sont revenus sur leur rencontre qui visait à faire le point sur la laïcité.

Le chef du gouvernement manitobain avait annoncé la veille qu’il ferait part de ses préoccupations concernant la loi québécoise sur les symboles religieux directement au premier ministre Legault.

M. Pallister, qui cherche à se faire réélire au Manitoba le 10 septembre prochain, qualifie la législation québécoise de dangereuse et de contraire aux valeurs canadiennes. Il dit aussi croire qu’elle peut être potentiellement oppressive.

La loi, adoptée en juin à l’Assemblée nationale, interdit aux employés de l’État en position d’autorité coercitive, comme les juges, les policiers et les gardiens de prison, de porter des signes religieux dans l’exercice de leurs fonctions. Cette interdiction s’étend aussi aux enseignants du réseau public.

Elle est actuellement contestée devant les tribunaux par Ichrak Nourel Hak, une étudiante en enseignement qui porte le hijab — et qui n’aura donc pas le droit de pratiquer son métier lorsqu’elle obtiendra son diplôme, si elle refuse de retirer son symbole religieux. La contestation de Mme Hak est soutenue par le Conseil national des musulmans canadiens et l’Association canadienne des libertés civiles.

Brian Pallister dit croire que la loi québécoise cible des gens en se basant sur leur apparence, ajoutant qu’il sait comment on peut se sentir dans une telle situation. «Je faisais 6 pieds 3 pouces en septième année, dans une petite école, alors vous pouvez deviner comment ça se passait dans la cour. Je sais ce que ça fait d’être harcelé parce qu’on est différent. Je n’aime pas ça», avait-il relaté devant les journalistes mercredi.

Jeudi, la question lui a été posée à savoir si lui et M. Legault s’étaient bel et bien parlé dans le blanc des yeux. «Je pense qu’il est un brave homme», a-t-il débuté, visiblement mal à l’aise, alors qu’il était assis à la même table que tous les premiers ministres.

«Nous ne nous entendons pas sur la loi 21. Le premier ministre a le droit, il a fait campagne en demandant une permission pour agir dans ce dossier, il a le droit de faire avancer son projet de loi, et je respecte cela. Je ne suis pas d’accord, les Manitobains célèbrent leur diversité, je crois que le pays le fait aussi, je ne crois pas qu’il faille cacher cela. Ma position demeurera la même, et peut-être que celle du premier ministre demeurera la même également.»

Aucun autre premier ministre n’a osé dénoncer publiquement la loi québécoise lors du Conseil de la fédération. Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, avait manifesté son opposition à la loi lors d’un tête-à-tête avec François Legault à Québec, le 12 juin, tandis que l’administration Ford avait gazouillé sa désapprobation par la voix de son ministre Prabmeet Sarkaria.

Les Canadiens opposés à la loi québécoise?

Interrogé à son tour, M. Legault a poliment prié son homologue manitobain de prendre connaissance du sondage Nanos Research, publié le matin même dans The Globe and Mail.

«Il n’y a pas unanimité au Canada, a-t-il insisté. C’est très partagé partout au Canada.»

Il a qualifié la discussion avec M. Pallister de «respectueuse». «Maintenant au Québec, la question a été tranchée», a-t-il dit.

Le coup de sonde, mené auprès de 1000 personnes entre le 29 juin et le 4 juillet, suggère que les Canadiens sont peut-être moins opposés à la loi québécoise sur la laïcité qu’on ne pourrait le croire.

Selon Nanos Research, 53 % des Canadiens sont opposés, ou plutôt opposés, à la loi, contre 45 pour cent qui sont d’accord ou plutôt d’accord.

Dans les Maritimes, 61,5 % des répondants s’opposent à la mesure législative, comparativement à 60,4 % en Ontario, 56,8 % dans les Prairies et 56,4 % en Colombie-Britannique. Trente-six pour cent des Québécois sondés sont contre la loi du gouvernement Legault.

Par ailleurs, 48 % des Canadiens appuieraient la décision du gouvernement fédéral de ne pas immédiatement contester la loi devant les tribunaux. Trente-huit pour cent voudraient qu’Ottawa la conteste.

Le sondage de Nanos Research comporte une marge d’erreur de plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20.

Sherbrooke

Nikitotek: «La Ville devra me parler», dit le producteur de Québec Issime

« Peu importe les scénarios, moi, j’ai un contrat jusqu’en 2024. La Ville devra donc me parler », lance le producteur de Québec Issime, Robert Doré, à propos de l’avenir du théâtre de la place Nikitotek. Visiblement irrité, M. Doré indique qu’il savait que les élus jonglaient avec plusieurs scénarios.

Québec Issime présente une revue musicale sur la scène extérieure du centre-ville de Sherbrooke depuis six ans. Disposant d’abord d’ententes à court terme, Robert Doré a ensuite signé un contrat de dix ans avec la Ville de Sherbrooke alors qu’il accepté d’assumer la facture d’un toit au-dessus du théâtre. À la veille de la première de la nouvelle saison de Starmania à la place Nikitotek, M. Doré attend de savoir s’il doit planifier un spectacle à Sherbrooke l’an prochain.

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Sherbrooke

Alexandre Hurtubise estime que la Ville ne doit plus vendre d’espaces de stationnement

Les commerçants du centre-ville n’avaient pas été informés de la vente potentielle du stationnement Magog. Alexandre Hurtubise, président de l’Association des gens d’affaires du centre-ville, estime que chaque case de stationnement est importante au centre-ville, surtout avec les travaux qui entraîneront la démolition du stationnement du Dépôt et la disparation de cases au stationnement de la Grenouillère.

« Je n’ai pas tous les renseignements pour dire si la Ville a pris la bonne décision, mais l’aspect dernière minute est une épine dans le pied. Chaque place est comptée, surtout que la Ville et la Maison du cinéma perdront beaucoup de cases avec le nouveau tracé de la rue des Grandes-Fourches. Il faudrait au moins qu’on sache qu’il y a une planification. Il faut éviter les décisions à la volée », commente M. Hurtubise.

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Politique

Steven Guilbeault essuie les critiques au côté de Justin Trudeau à Montréal

MONTRÉAL — Justin Trudeau venait à peine de commencer à présenter son nouveau candidat Steven Guilbeault, mercredi soir, à Montréal, qu’une manifestante a brandi un panneau et a commencé à crier des slogans contre les oléoducs.

La foule d’environ 150 personnes s’est tue. La manifestante a demandé au premier ministre Trudeau de respecter la souveraineté des peuples autochtones et d’arrêter l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, que le gouvernement fédéral a acheté pour 4,5 milliards $.

«Il y a des communautés autochtones qui veulent que cela aille de l’avant», a répondu M. Trudeau.

La foule a hurlé d’approbation, mais la nouvelle recrue de M. Trudeau, Steven Guilbeault, militant écologiste bien connu et respecté, n’a pas applaudi. Il a regardé dans le public avec un regard sévère.

En 1993, M. Guilbeault a aidé à fonder Équiterre, un important groupe de défense de l’environnement au Québec. Le militant a également travaillé pour Greenpeace pendant dix ans avant de revenir à Équiterre en tant que directeur et porte-parole en 2007.

L’aspirant politicien est également opposé à l’oléoduc Trans Mountain. Mais il pense pouvoir faire davantage pour lutter contre le changement climatique au sein du Parti libéral plutôt qu’en tant qu’observateur.

«Je comprends que pour avancer, il faut faire des compromis», a déclaré M. Guilbeault dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie.

«Je trouve au Parti libéral tout ce qu’il faut pour pouvoir aller continuer la lutte contre le changement climatique», a-t-il ajouté.

M. Guilbeault sera un candidat vedette des libéraux. Le parti espère que sa notoriété et la grande authenticité de l’écologiste lui permettront de soutirer le siège au NPD et d’accroître la présence des libéraux au Québec.

La circonscription est néo-démocrate depuis 2011. Auparavant, elle était le bastion de l’ancien chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Elle échappe aux libéraux depuis 1988.

Laurier-Sainte-Marie est importante pour les libéraux, qui ont dans leur mire les 15 sièges du NPD dans la province comme un moyen de les aider à remporter les élections d’octobre.

«Je l’ai fait pendant 25 ans. Être à l’extérieur. Proposer des choses et critiquer. Je pense qu’il est temps pour moi de passer à une autre étape et d’essayer de faire changer les choses de l’intérieur. Et c’est ce que je vais faire», a déclaré M. Guilbeault aux journalistes après son passage sur la scène avec M. Trudeau.

Ses adversaires ont déjà tenté de le peindre comme une girouette environnementale et un militant à deux visages.

À l’extérieur du Lion d’or, où le chef libéral Trudeau a présenté M. Guilbeault, une poignée de manifestants ont brandi des pancartes dénonçant les libéraux et leur position vis-à-vis des pipelines. Robert McBryde, un militant écologiste de 67 ans, a exprimé sa déception à l’égard du nouveau politicien.

«Si vous soutenez quelque chose qui trahit tous vos principes, c’est inutile», a-t-il affirmé à propos de la position de M. Guilbeault sur les oléoducs.

«Je ne peux pas parler de la motivation de M. Guilbeault; je suis vraiment déçu de ce qu’il fait. Je pense que c’est absurde», a-t-il ajouté.

Laurel Thompson, 73 ans, a dit croire que la candidature de M. Guilbeault était bonne pour lui et pour les libéraux, mais pas pour le mouvement écologiste.

«Il pense qu’il va chuchoter à l’oreille de Trudeau», dit-elle. «Mais ça ne va pas marcher.»

Politique

Québec ne peut refuser un oléoduc, dit Kenney

SASKATOON — Le premier ministre de l’Alberta a déclaré qu’il importait peu que le Québec s’oppose à l’idée d’un oléoduc dans le cadre du projet Énergie Est — le gouvernement fédéral devrait intervenir et le concrétiser, selon lui.

Jason Kenney a soutenu que sa relation avec le premier ministre François Legault s’était quelque peu améliorée après un début difficile.

Mais il a déclaré que M. Legault avait tort en ce qui concerne un oléoduc, faisant valoir que le Québec bénéficie de l’industrie pétrolière.

«Le Québec reçoit environ 13 milliards $ par an en paiements de péréquation — et la quasi-totalité provient de l’Alberta», a affirmé M. Kenney à l’occasion de la réunion du Conseil de la fédération à Saskatoon mercredi.

«Si vous voulez bénéficier des ressources qui paient les factures dans la fédération, aidez-nous à les développer et à en obtenir un juste prix», a-t-il ajouté.

M. Kenney estime que les pipelines interprovinciaux sont une responsabilité réglementaire fédérale et appelle à l’action peu importe le parti qui remportera les élections fédérales en octobre.

«Ce n’est pas une question partisane», a déclaré M. Kenney. «Qu’il s’agisse du premier ministre [Justin] Trudeau ou du premier ministre [Andrew] Scheer ou n’importe quel autre premier ministre, je m’attendrais à ce qu’il transmette le message aux provinces.»

Le Québec est tout de même devenu un allié de plusieurs autres provinces sur un élément clé : l’opposition à la taxe fédérale sur le carbone. Le Québec s’est récemment joint à titre d’intervenant dans l’appel de la Saskatchewan à la Cour suprême du Canada, après que cette province a perdu une contestation constitutionnelle de la taxe fédérale sur le carbone en Cour d’appel provinciale.

Legault sur la tarification du carbone

M. Legault a réitéré mercredi que la tarification du carbone au Québec était là pour de bon, même si son gouvernement interviendra aux côtés de la Saskatchewan pour contester en Cour suprême la taxe fédérale sur le carbone.

M. Legault et le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, ont pris la parole lors d’une conférence de presse commune à Saskatoon, mercredi, en marge de la réunion du Conseil de la fédération.

M. Legault a réitéré que le Québec ne changera pas son système de plafonnement et d’échange de droits d’émissions, communément appelé «bourse du carbone», qui satisfait aux critères d’Ottawa sur la tarification des émissions. «Comme vous le savez, au Québec, on a un prix sur le carbone, avec une bourse du carbone, donc on n’a pas l’intention de changer de position de ce côté-là», a-t-il dit.

Le premier ministre a rappelé que le Québec se joignait à la lutte de la Saskatchewan dans le seul but de «contester la compétence du gouvernement fédéral dans le domaine de l’environnement».

«On pense que c’est chaque province qui décide comment elle organise son plan pour réduire les gaz à effet de serre», a-t-il soutenu.

M. Moe et M. Kenney ont salué l’appui du Québec dans leur contestation judiciaire.