La conseillère Évelyne Beaudin et son attachée de presse Marilyne Fontaine ont accompagné trois citoyens, François Villeneuve, Catherine Boileau et Nicole Potvin, lors du dépôt des signatures pour la demande de tenue d’un registre.

Vente d'un parc : 195 signataires invitent la Ville à reculer

Les citoyens de Brompton ont officiellement déposé un document comptant 195 signatures pour demander la tenue d’un registre contre la vente du parc Willie-Bourassa-Auger. Ils espèrent toujours que les élus mettront fin au processus avant d’en arriver à un référendum. Si les signatures sont déclarées valides, un registre pourrait être ouvert vers la fin de l’été.

Catherine Boileau, devenue porte-parole du groupe de citoyens s’opposant à la vente du parc, était accompagnée de deux autres citoyens et de la conseillère Évelyne Beaudin, jeudi, à l’hôtel de ville, pour déposer le document

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Les acheteurs dépassés par la saga du parc Willie-Bourassa-Auger

« Pendant trois soirs, nous avons fait du porte-à-porte. Nous avons couvert la zone principale au complet. Selon la greffière, il y a environ 201 adresses et nous avons réussi à avoir 195 signatures. Quelques personnes ont refusé de signer », résume Mme Boileau.

« La greffière doit vérifier nos signatures. Par la suite, la demande sera déposée au conseil au mois d’août », ajoute-t-elle.

Si un registre est ouvert, les citoyens devront vraisemblablement se déplacer à l’hôtel de ville pour le signer. La signature d’un registre peut mener à la tenue d’un référendum. « Beaucoup de gens sont intéressés à ce qu’on les rappelle pour qu’ils n’oublient pas la date du registre. J’ai confiance que les gens vont se déplacer. C’est un point important la sauvegarde d’un parc. À Brompton, on est militants. »

François Villeneuve invite les élus à renoncer à un référendum. « Mme [Nicole] Bergeron, au conseil municipal, a clairement mentionné qu’elle s’en remettait aux gens de la zone pour déterminer s’ils voulaient le parc ou non. Nous avons 195 signataires. Je pense que c’est sans équivoque qu’il y a une volonté populaire de garder ce parc. Je demande à la Ville de reculer pour qu’on n’ait pas besoin d’aller au référendum. Une volonté s’est exprimée. Que la Ville le reconnaisse. »


«  Une volonté s’est exprimée. Que la Ville le reconnaisse.  »
François Villeneuve

Le groupe de citoyens confirme s’être entretenu avec les acheteurs potentiels du parc. « Nous, jamais que nous visons les acheteurs. C’est toujours la Ville que nous voulons influencer. La Ville pourrait décider de redonner le dépôt des acheteurs si jamais ils se retiraient. »

La conseillère Évelyne Beaudin espère toujours que le conseil municipal fasse marche arrière. « Depuis le début, nous avons répondu à chacun des arguments avancés par mes collègues pour la vente du parc. Le dernier argument était celui de l’importance d’écouter la population silencieuse, qu’on s’en remettait aux citoyens du secteur. Ça me paraît assez évident que la majorité s’est exprimée à l’encontre de la vente du parc. Je vois difficilement comment ils peuvent persister et aller de l’avant alors qu’il coûterait environ 10 000 $ pour ouvrir le registre et organiser un référendum. Je ne peux toutefois pas présumer de ce que mes collègues vont décider », commente-t-elle.

À la Ville de Sherbrooke, on indique que la décision de rembourser ou non le dépôt aux acheteurs, s’ils retiraient leur offre d’achat, reviendrait aux élus.

Rappelons que le conseil a approuvé la vente du parc Willie-Bourrassa-Auger pour un montant de 91 400 $. La vente est conditionnelle à un changement de zonage qui permettrait la construction d’une résidence unifamiliale.