Paul Gingues

Vente du stationnement Magog: Gingues déçu du processus

Le conseiller municipal Paul Gingues déplore le manque d’organisation à la Ville de Sherbrooke. Pour lui, le processus trop rapide de la vente du stationnement Magog au centre-ville est un exemple flagrant.

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Rappelons que mardi, la Ville a dû vendre le stationnement situé sur la rue des Abénaquis en vitesse pour ne pas paralyser un projet de construction déjà en cours.

M. Gingues a appris dans les pages de La Tribune que les commerçants près du stationnement, en occurrence le Musée des Beaux-Arts et la Société d’histoire de Sherbrooke, n’avaient pas été consultés par rapport à la vente du stationnement de 56 places. M. Gingues aurait abordé ce dossier d’une manière différente s’il l’avait pu. 

« Ce dossier, je l’aurais mis dans un long plénier ou dans un plénier en huis clos pour qu’on puisse en discuter. Quelques semaines plus tard, je l’aurais amené au conseil de ville, en public. Tout simplement. On aurait pu se faire une tête et demander des solutions de rechange, des stationnements alternatifs. On aurait pu y penser en équipe et penser à la balance, à l’équilibre », explique le président du Comité de la culture. 

« Je ne sais pas pourquoi cette décision n’a pas été prise, enchaîne le conseiller. Je veux mettre en lumière ce qui n’a pas fonctionné dans ce dossier. Je n’ai rien contre les promoteurs du projet, je n’accuse personne. C’est juste que moi, je ne veux plus travailler de cette façon. La vérificatrice générale me donne raison. C’est une personne indépendante de l’extérieur qui regarde les bons fonctionnements, la bonne gestion. Il y a un manque d’organisation et de planification dans tout ça. Pour moi, c’est terminé. Je n’étais vraiment pas content l’autre soir. Ça n’a aucun bon sens ce qu’on nous demande de faire. »

Avant le conseil municipal, M. Gingues a demandé si les musées avaient été consultés par rapport à la vente de ce terrain. « J’avais préalablement posé la question avant la séance du conseil et la réponse avait été très floue. Ça n’a pas été plus clair et net à la séance du conseil. Je n’ai pas aimé la pression qu’on a mise sur le conseil de ville pour faire passer rapidement la vente de ce stationnement », dénonce le conseiller du district de l’Université. 

« On m’a dit que le coordonnateur des travaux au centre-ville était entré en contact avec les musées, continue-t-il. Il n’a pas pu me le confirmer cependant. [...] On court après des stationnements au centre-ville, on va en construire 715 sur la rue Wellington Sud. Il y a des gens qui travaillent dans le secteur du stationnement, d’autres habitent au coin des rues Frontenac et Dufferin et ont besoin de ces stationnements. Là, je vois ça venir, on va nous mettre de la pression pour trouver des espaces alternatifs et je n’en vois pas dans le coin », analyse l’élu, qui juge que la Ville met des bâtons dans les roues aux musées avec cette décision.

Pour la suite, Paul Gingues aimerait que la Ville suive le rapport de la vérificatrice générale. « La vérificatrice a déposé son rapport qui dit exactement ça : donner toutes les informations aux élus pour qu’ils prennent les décisions claires et précises. Ces décisions ont à trait aux finances de la ville ! À l’heure actuelle, on n’a pas de schéma pour le secteur du pont des Grandes-Fourches, on n’a pas de plan d’implantation architecturale non plus. Je comprends que ça prend du temps pour faire ça, mais ne nous faites pas prendre de décisions à la pièce avant qu’on ait une vue d’ensemble », résume-t-il.