Devant l’accueil reçu par la ministre Dominique Anglade, Valoris compte déposer un dossier plus complet en cours d’année pour réclamer l’accès à des fonds sur l’innovation comme c’est le cas pour des entreprises privées et des organismes à but non lucratif.

Valoris : Lussier et Roy satisfaits de l’accueil d’Anglade

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, et le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, sont satisfaits de l’accueil que leur a réservé la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, dans le dossier Valoris. Devant la réceptivité de la ministre, Valoris compte déposer un dossier plus complet en cours d’année pour réclamer l’accès à des fonds sur l’innovation comme c’est le cas pour des entreprises privées et des organismes à but non lucratif.

« Nous voulions expliquer le concept de Valoris à Mme Anglade, d’où c’est parti. Nous voulons être reconnus au même titre que le privé, comme un pôle d’innovation. Nous avons eu une écoute que je peux juger de favorable. Le problème, c’est que nous n’entrons dans aucun créneau pour le moment. Nous travaillerons donc un projet pour voir dans quel créneau nous pouvons nous inscrire », résume Robert Roy, qui agit aussi comme président de Valoris.

« Pour l’instant, nous réussissons à sortir 25 % des matières lors du tri. En peaufinant nos recherches, nous pourrions en sortir plus. Mais ce n’est pas tout le temps à Sherbrooke et à la MRC du Haut-Saint-François de soutenir cette recherche. Mme Anglade a voulu comprendre pourquoi nous n’étions pas admissibles à des fonds. En réalité, nous ne demandons pas d’argent, mais plutôt d’être admissibles au même titre que le privé. »


«  Pour l’instant, nous chamboulons notre plan d’action, mais c’est positif.  »
Robert Roy

Robert Roy rapporte que Valoris a déjà des projets sur la table à dessin. « Il fallait savoir s’il y avait une volonté du gouvernement avant d’investir pour des études. Il n’y a pas d’autres projets de recherche comme le nôtre. »

M. Roy, s’il est satisfait de la rencontre, avance ne pas avoir encore atteint son objectif. « Quand nous aurons déposé un projet et que ce sera réglé, je pourrai passer à autre chose. Pour l’instant, nous chamboulons notre plan d’action, mais c’est positif. »

Steve Lussier a quant à lui qualifié la rencontre de « constructive ». « J’ai senti de l’ouverture. Nous étions très bien préparés. Elle semblait bien informée. Nous avons tout en place pour faire quelque chose de bien. »

M. Lussier rapporte qu’aucun échéancier n’a été dévoilé pour faire aboutir un projet ou pour fixer une nouvelle rencontre avec la ministre Anglade. « Je trouve que nous avons fait des pas de géant. C’est un alignement qu’on a fait ensemble. Je ne veux pas donner de date parce qu’on ne veut pas se mettre de pression. »

Steve Lussier dit ne pas avoir profité de l’occasion pour faire des représentations pour d’autres dossiers sherbrookois.

Le directeur général de Valoris, Jean-François Sornin, le directeur du Bureau des projets majeurs à la Ville de Sherbrooke, Denis Gélinas, de même que les députés Luc Fortin et Ghislain Bolduc ont aussi participé à la réunion.

Enfin, la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, doit effectuer une visite des installations de Valoris d’ici la fin du mois.