La proposition de Pierre Tremblay d’offrir l’appui de la Ville de Sherbrooke à la mairesse de Cookshire-Eaton dans ses démarches auprès de Valoris a été défaite.

Valoris : Cookshire-Eaton ne reçoit pas d’appui de Sherbrooke

La proposition de Pierre Tremblay d’offrir l’appui de la Ville de Sherbrooke à la mairesse de Cookshire-Eaton dans ses démarches auprès de Valoris a été défaite. À part M. Tremblay, seuls Pierre Avard et Évelyne Beaudin ont voté pour la résolution au conseil municipal.

Faisant valoir que la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, se pose des questions sur Valoris en prévision de l’exercice budgétaire 2020, M. Tremblay a déposé la résolution suivante : « Il est résolu que la mairesse de Cookshire-Eaton, ainsi que tous les partenaires de la Ville de Sherbrooke, soit considérée avec respect et puisse obtenir les réponses auxquelles elle a droit. »

Julien Lachance, qui siège à Valoris, dit ne pas pouvoir être contre le principe de respect. « Je crois que c’est ce qui est fait. Mais je suis très inconfortable avec votre démarche. [...] Si jamais il y en a qui pensent qu’ils peuvent faire une meilleure job que moi, je serai heureux de laisser ma place. Il faut laisser le temps au directeur général de trouver les bonnes solutions. Le plan de match est clair. L’information a été donnée correctement. »

Rémi Demers n’était pas à l’aise avec la résolution. « Ce que j’ai vu à Valoris depuis un certain temps, c’est un retour à la transparence. C’est le temps de se solidariser dans un dossier qui n’est vraiment pas facile. Ça m’inquiète profondément Valoris, mais ma confiance va au conseil d’administration. »

Chantal L’Espérance a interprété le silence de Valoris comme un signe que le conseil d’administration n’était pas prêt à donner des réponses. « Si nous n’avons pas de réponses dans deux mois ou trois mois, je me dirai que quelque chose ne va pas. »

« Dossier catastrophique »

Dans la période des messages des conseillers, Annie Godbout, qui a déjà siégé à Valoris, en a ajouté. « Valoris est effectivement un dossier catastrophique, complexe, qui coûte cher et sans solution facile. J’ai un grand respect pour les membres qui siègent au conseil d’administration. Les administrateurs ont besoin de sérénité pour régler le dossier. Les gérants d’estrade et les politiciens opportunistes font partie du problème, pas de la solution. Quand ça va mal, ce n’est pas le temps d’en rajouter avec de l’opinion et de l’émotivité qui reposent sur une méconnaissance du dossier. »

Annie Godbout estime que le dossier pourrait être travaillé différemment pour que les gens comprennent la complexité de la tâche.

Vincent Boutin en a profité pour décocher une flèche à sa collègue Évelyne Beaudin, qui avait décliné un poste au C.A. de Valoris par manque de temps. « Le 22 août, quand je l’ai vue aller au C.A., je me suis dit qu’elle avait plus de temps. Je me demande si maintenant elle accepte la main tendue par M. [le maire Steve] Lussier de faire partie de la solution. »


« Si jamais il y en a qui pensent qu’ils peuvent faire une meilleure job que moi, je serai heureux de laisser ma place. Il faut laisser le temps au directeur général de trouver les bonnes solutions. Le plan de match est clair. L’information a été donnée correctement. »
Julien Lachance

Karine Godbout, qui siège à Valoris, admet qu’il est possible d’améliorer encore les communications. « Je suis très sensible aux demandes de transparence et je suis très consciente que tout le monde est en préparation budgétaire. Il faut être capables de se parler autrement que dans les médias. »

Enfin, Steve Lussier a cité un proverbe autochtone : « Même dans les pires rapides, ne débarque pas du canot ». « C’est ce qu’on fait. On va aller jusqu’au bout. Nous faisons un plan de redressement. »