Vanessa Exama et Camille Leblanc font partie de l’initiative Dialogue + d’Actions interculturelles. Elles ont pu rencontrer le conseil jeunesse du premier ministre Justin Trudeau.

Une voix pour les jeunes politisés

Plusieurs étudiants des conseils jeunesse de la députée Marie-Claude Bibeau, du maire de Coaticook Simon Madore et d’Actions interculturelles ont eu la chance mardi à l’hôtel Gouverneur de rencontrer les membres du Conseil jeunesse du premier ministre Justin Trudeau.

Les jeunes de la région ont pu parler des enjeux qui leur importent devant les membres du conseil qui est formé de jeunes Canadiens de 16 à 24 ans d’un peu partout au pays. Ils offrent au chef du gouvernement des conseils objectifs sur les enjeux de l’heure.

« C’est une opportunité pour nous de pouvoir rencontrer le conseil jeunesse, explique Vanessa Exama qui fait partie de l’initiative Dialogue + d’Action interculturelle. Personnellement, l’intégration des immigrants m’intéresse beaucoup et avec le gouvernement présent ça l’air un peu tutché. »

« C’est notre chance de vraiment exprimer ce qu’on aimerait voir apparaître dans les prochaines années, souligne pour sa part Camille Leblanc, étudiante en politique appliquée à l’Université de Sherbrooke et participante de Dialogue +.

Les enjeux prioritaires pour les jeunes de Dialogue + sont l’immigration, l’environnement et l’implication jeunesse. Dialogue + propose une série d’actions publiques pour redynamiser les relations ethnoculturelles et favoriser une plus grande mobilisation des jeunes.

« Je me sens écouté »

Pour Samuel Enright, qui fait partie du conseil jeunesse de Marie-Claude Bibeau depuis trois ans, cette rencontre est une belle opportunité pour les jeunes de la région.

« C’est une opportunité pour se faire entendre dans les régions. On est toujours un peu mis à l’écart, mentionne-t-il. J’étudie en politique, donc c’est toujours le fun de voir l’implication citoyenne qu’on peut apporter. Le sujet le plus important pour moi c’est l’environnement et les changements climatiques. Ce sont des enjeux qui sont d’actualité. On est des citoyens actuels, mais aussi des citoyens du futur et on voit les changements qu’on doit faire. C’est vraiment important d’avoir l’oreille du premier ministre là-dessus. »

Tous les jeunes rencontrés par La Tribune assurent qu’une telle rencontre fait avancer les choses.

« Je pense que oui, souvent on peut être représenté par des personnes pour qui on n’a pas nécessairement voté, partage Vanessa Exama. Cette rencontre nous permet d’avoir une proximité et de partager nos idées. »

« Je l’espère, on ne sera pas cynique, résume pour sa part, Samuel Enright. Ça fait trois ans que je suis dans le conseil jeunesse avec Marie-Claude Bibeau et je me sens écouté et on a toujours des suivis. »

La rencontre n’était pas ouverte au public.