Emmanuel Breton et Yvan Cloutier de l’APTS ont rencontré mercredi la députée Christine Labrie dans le cadre du volet régional de la campagne « Toutou cherche député·e d’accueil ».

Un toutou symbolisant un enfant de la DPJ pour Christine Labrie

Le toutou porte le nom fictif de « Mathias ». Il représente un enfant de 7 ans souffrant de « trouble de l’opposition avec THAH », mais l’intervenant de la « DPJ ne peut le voir qu’une fois par mois. »

La députée Christine Labrie a reçu la peluche mercredi avant-midi dans le cadre du volet régional de la campagne « Toutou cherche député·e d’accueil » de l’Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux (l’APTS).

Il s’agissait de la première rencontre avec une députée estrienne pour le volet régional de la campagne. À cette occasion, le syndicat souhaite lui rappeler que la population n’oublie pas que des enfants et des familles demeurent en situation d’urgence près de 60 jours après le drame de Granby.  

« Les demandes des intervenants et du syndicat sur la mise en place de mesures énergiques et immédiates pour remédier à la crise qui a cours dans les centres jeunesse se font toujours attendre », déplore Emmanuel Breton, représentant national de l’APTS.

« Ces mesures sont pourtant nécessaires d’ici à ce que la Commission spéciale sur le droit des enfants et la protection de la jeunesse (CSDEPJ) dépose ses recommandations, dans quelque 18 mois, sinon davantage. »

Priorité nationale

Le 2 mai dernier, tous les partis ont voté pour que l’enfance soit une priorité nationale, en marge du décès d’une fillette de sept ans dans des circonstances tragiques de négligence à Granby ce printemps. 

« Il faut que ça soit toujours présent chez les gens cet été, ajoute M. Breton. Nous ne voulons pas que ça se perde. »

« Le toutou est là pour rappeler cela aux députés. »

Pour Yvan Cloutier, président local de l’APTS, la région de Sherbrooke n’est pas à l’abri d’un tel scénario. Toutefois, dans d’autres régions de la province, des membres syndiqués ont vu leur poste devenir permanent. « Nos gens sont en surcharge de travail, sous le choc après ce qui s’est passé, dit-il. On constate beaucoup de démotivation. »

« Au moins, il y a des discussions avec l’employeur. Ailleurs, il y a eu des postes. Ici, le rythme est plus lent. On se demande pourquoi. »

Mme Labrie se dit sensible aux revendications de l’APTS. « Ailleurs, des postes temporaires sont devenus permanents. On aimerait que ça se produise ici sur le terrain. On sait ce qu’il faut faire. Il faut améliorer les conditions de travail du personnel », commente la députée solidaire.

« Il faut rappeler aux élus et au CIUSSS qu’il faut prendre des mesures contre la pénurie de personnel et contre le roulement de personnel. »