Steve Lussier

Un plan pour la culture en 2018

Le maire Steve Lussier cherche à rassurer les intervenants du monde de la culture et affirme qu’un plan sera déposé au cours de la prochaine année.

Rappelons qu’au moins une citoyenne, la chef du parti Sherbrooke Citoyen, Hélène Pigot, s’était interrogée sur les investissements en culture inscrits au budget 2018 à la dernière séance du conseil municipal. Elle les jugeait insuffisants.

« J’ai un plan pour cette année. Les gens me verront bouger au niveau de la culture cette année. Je l’avais annoncé en campagne électorale et les gens vont le voir dès la première année du mandat », promet M. Lussier.

Les annonces budgétaires ne faisaient pas état de sommes majeures pour la culture en 2018, sauf pour la réalisation d’une 17e murale et un soutien financier pour le Musée des beaux-arts. À première vue, aucun montant n’a été prévu pour le plan dont fait état M. Lussier. « Vous allez voir. Il y a peut-être du nouvel argent qui s’en vient. Je vais laisser une petite surprise planer. Vous savez que j’ai beaucoup de contacts dans le privé, alors nous verrons ce qui va se passer. Je n’ai pas oublié les gens de la culture. Ils peuvent compter sur moi. Vendredi je quitte pour Montréal où je vais rencontrer des gens. Vous verrez les choses bouger d’ici le mois d’avril. »

Le président du comité de la culture, Paul Gingues, avait pour sa part établi un parallèle avec la ville de New York, estimant que les touristes s’y présentent pour voir la statue de la Liberté, mais aussi pour les arts et la culture qui s’y trouvent. « C’est une ville qui vibre, qui fourmille. C’est ce que je souhaiterais pour Sherbrooke. Sherbrooke dort un peu au niveau des arts. Dans mes temps libres, je suis musicien. Je n’ai pas été sollicité dans les 10-15-20 dernières années. Il faut que j’aille jouer dans les bars. »

Paul Gingues

L’année de la relance

M. Gingues considère 2018 comme l’année pour relancer le développement de la culture. « Il faut que je m’approprie le comité de la culture. Je veux qu’on dresse le bilan des intervenants de la culture à Sherbrooke. Ce n’est pas la fin du monde pour moi s’il n’y a pas de budget additionnel pour la culture cette année. Il n’y en a pas eu nulle part de toute façon. Je veux voir s’il y a des choses qu’on peut faire différemment, s’il y a des organismes qui perdent leur temps. »

Le conseiller a commencé à prendre des notes pour établir ce qu’il souhaiterait pour la culture à Sherbrooke. « Pour l’instant, il y a des petites affaires bien simples qu’on peut faire. Il y a des combos de musique du Cégep et de l’Université de Sherbrooke qui ne jouent pas en ville. Il pourrait y avoir un permis qui leur donne le droit de jouer dans les parcs de la ville, autour du lac des Nations, un peu comme on fait dans le métro à Montréal. Il pourrait y avoir des spectacles acoustiques qui donnent un esprit, une vibration à la ville. Ça ne coûte pas grand-chose et ça se fait tout de suite. »

M. Gingues parle aussi d’ateliers de peinture autour du lac des Nations. « Déjà l’année passée, il y a eu quelques musiciens qui ont joué sur la rue Wellington et j’en ai eu des échos. On va commencer quelque part. On va regarder ce qui se passe à Nikitotek aussi. On va faire le tour de la situation. »