Le Collectif Sherbrooke féministe entend battre le fer pendant qu’il est au chaud en ce qui a trait à la formation d’un conseil des Sherbrookoises à l’Hôtel de Ville.

Un « grand rendez-vous féministe » à la première séance du conseil

Le Collectif Sherbrooke féministe entend battre le fer pendant qu’il est au chaud en ce qui a trait à la formation d’un conseil des Sherbrookoises à l’Hôtel de Ville.

Fort de l’appui de 170 citoyens et d’une vingtaine d’organismes, le Collectif annonce « un grand rendez-vous féministe » à la première séance publique du nouveau conseil municipal, lundi soir, pour déposer officiellement son projet.

« On ne propose pas de créer un conseil des Sherbrookoises demain matin, mais on propose d’amorcer la démarche avec la création d’un comité de travail qui sera chargé de voir aux aspects techniques de la formation d’un tel comité consultatif », explique Marie-Danielle Larocque, membre du Collectif Sherbrooke féministe.

Inspiré du comité consultatif d’urbanisme, le conseil des Sherbrookoises regrouperait de 10 à 12 femmes, élues, citoyennes et représentantes de groupes féministes, pour favoriser la participation active des femmes au développement de la ville et agir comme instance d’éducation au sein de l’appareil municipal. Il bénéficierait d’un budget qui n’a pas encore été défini.

Sherbrooke deviendrait ainsi la troisième ville au Québec à se doter d’une telle instance, après Montréal et Laval, fait valoir Mme Larocque.

Le projet a actuellement l’appui de quatre conseillères, d’un conseiller, et du maire Steve Lussier, énumère-t-elle, si bien qu’elle a confiance qu’il puisse cheminer rapidement. L’avis de projet, un document de 35 pages, a d’ailleurs été envoyé par courriel à tous les élus jeudi.

Mme Larocque souligne du même souffle sa satisfaction de voir que le comité exécutif nouvellement nommé compte trois femmes et elle rappelle que le maire Lussier s’est aussi engagé à la parité dans les autres comités qu’il s’apprête à attribuer, ainsi qu’à la mise sur pied d’une campagne municipale de sensibilisation contre les violences sexuelles.

Le Collectif attend entre 20 et 30 supporteurs à la séance de lundi soir.

Dans un monde idéal, le comité de travail pourrait livrer sa proposition à la fin juin 2018 pour que le conseil des Sherbrookoises soit formé à temps pour la deuxième année du mandat des élus.

Le Collectif espère par ailleurs que le service des communications de la Ville déposera lundi ses recommandations sur la politique de communication épicène et inclusive. Cette politique de communication non sexiste constitue la deuxième revendication principale du Collectif et a été déposée en mai dernier.

Créé le 8 mars 2017, le Collectif Sherbrooke féministe compte six personnes qui travaillent activement au projet de conseil des Sherbrookoises.

Souvenir trans

Notons par ailleurs que le conseil municipal de lundi sera précédé, à 18 h, devant l’hôtel de ville, d’une Veillée aux chandelles organisée par le Groupe d’action trans de l’Université de Sherbrooke en ce 20 novembre, Journée internationale du souvenir trans.

« L’année 2017, souligne le GATUS dans son invitation, a été la plus meurtrière jusqu’à maintenant pour les personnes trans, alors que l’on recense au moins 25 meurtres transphobes aux États-Unis seulement, la majorité des victimes étant des personnes transféminines racisées. Sur place, nous lirons à voix haute le nom des victimes, puis observerons un moment de silence.