En mêlée de presse vendredi à Québec, Pascal Bérubé a dit être optimiste sur la tenue de ce Conseil national fatidique, où le PQ doit se doter d’une feuille de route pour sa énième relance.

Un Conseil national pour unir le Parti québécois

TROIS-RIVIÈRES — Encore meurtri par le départ de la députée Catherine Fournier, le Parti québécois (PQ) devrait néanmoins sortir plus uni de son Conseil national qui s’amorce samedi matin pour deux jours à Trois-Rivières, prévoit son chef intérimaire Pascal Bérubé.

En mêlée de presse vendredi à Québec, M. Bérubé a dit être optimiste sur la tenue de ce Conseil national fatidique, où le PQ doit se doter d’une feuille de route pour sa énième relance.

Rescapé d’une défaite historique en octobre avec seulement 10 députés, à égalité avec Québec solidaire (QS), le Parti québécois a encaissé un autre coup dur il y a deux semaines, quand sa députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, pourtant réélue en octobre sous sa bannière, a claqué la porte pour siéger à titre d’indépendante.

Par une décision de la présidence de l’Assemblée nationale, le PQ a perdu son titre de deuxième opposition, derrière le Parti libéral, pour devenir troisième opposition, derrière QS, qui a donc préséance pour ses questions et son temps de parole.

Des jeunes péquistes ont aussi joint leur voix à Catherine Fournier, mais le chef intérimaire Pascal Bérubé garde le cap : son parti est sur la bonne voie pour se reconstruire et ouvrir grandes les portes pour la nouvelle génération.

«Je suis optimiste concernant cette instance qu’on a bien préparée, qui est le forum tout indiqué pour échanger sur l’avenir de notre formation et notre mouvement politique, a déclaré M. Bérubé, qui est député de Matane-Matapédia. [...] On va sortir de cet événement avec un plan d’action qui va nous mobiliser.»

Connue pour son historique de querelles intestines et ses frondes, la formation souverainiste ressortira cependant grandie et unifiée de l’exercice, estime-t-il.

«Notre but, c’est de rassembler. Je crois en l’addition et on est dans un état d’esprit qui va permettre à tout le monde de trouver un espace où pouvoir échanger et bâtir avec nous pour la suite, et j’ai confiance en l’avenir.»