Paul St-Pierre Plamondon et Laurent Vézina (à droite) lors du Congrès national des jeunes péquistes
Paul St-Pierre Plamondon et Laurent Vézina (à droite) lors du Congrès national des jeunes péquistes

Un ancien candidat à la chefferie du PQ donne son appui à Paul St-Pierre Plamondon

Myriam Boulianne
Myriam Boulianne
Le Soleil
De passage à Québec, vendredi, l’homme d’affaires Laurent Vézina annonce son appui à Paul St-Pierre Plamondon dans la course à la chefferie du Parti Québécois.

«Son intelligence, sa détermination et sa volonté de réaliser la souveraineté du Québec». Telles sont les raisons qui ont motivé M. Vézina à appuyer la candidature de «PSPP».

L’ancien candidat originaire de Lévis a dû abandonner la course par manque de signatures. Parmi les règles de la course à la chefferie du PQ, le candidat doit amasser 2000 signatures provenant d’au moins 9 régions administratives ainsi que d’au moins 50 associations locales différentes. Même s’il se dit «déçu», il qualifie l’expérience de «très positive» malgré tout. «Les membres que j’ai rencontrés se sont montrés sensibles, réceptifs et ouverts à un changement de paradigme afin de faire aboutir la nation québécoise.»

PSPP se réjouit que ce dernier se joigne dans ses rangs, citant leurs parcours similaires et leur volonté commune de faire rayonner le Québec à l’international. PSPP nommera d'ailleurs M. Vézina comme conseiller aux affaires économiques et internationales, vendredi. «Je lui avais dit que je voulais collaborer avec lui», souligne-t-il, tout en qualifiant l’homme d’affaires «d’intelligent, cultivé et détenant une expertise dans plusieurs domaines». Il espère également que «ce sera la première d’une longue collaboration». 

Reconquérir la région de la Capitale-Nationale

Depuis le départ d’Agnès Maltais en 2018, il n’y a eu aucun député péquiste dans la région de la Capitale-Nationale. Rallier les citoyens de la région derrière le PQ représentera un défi de taille pour PSPP s’il est élu chef du parti. 

«Une fois la souveraineté réalisée, imaginez le potentiel de Québec, à titre de capitale. Une ville qui rejaillit à l’international. C’est de ça qu’il faut parler pour reconquérir les citoyens de la région», croit M. St-Pierre Plamondon.

Car ce projet de souveraineté, il y croit dur comme fer. «L’indépendance va résoudre plusieurs de nos problèmes et nous aurons un horizon de possibilités. La ville de Québec sera l’endroit où ce changement sera le plus visible et le plus ressenti.» 

En ce qui concerne sa campagne, il assure qu’elle se déroule bien. «J’ai juste hâte que les débats commencent et que nous puissions multiplier les propositions, et ainsi, être en mesure d’inspirer les gens.» 

L’élection pour désigner le futur chef du parti est prévu le 9 octobre. Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault, l’humoriste Guy Nantel et l’historien Frédéric Bastien se présentent également comme candidats à la chefferie du Parti Québécois.