Mathieu Morin, candidat du Parti vert du Canada dans Sherbrooke, a rencontré la famille Cardona dimanche.

Un « cruel manque de ressources » selon les Verts

SHERBROOKE — La famille Cardona est victime d’un « cruel manque de ressources au ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté ». C’est l’opinion qu’entretient Mathieu Morin, qui sera candidat du Parti vert du Canada dans Sherbrooke aux prochaines élections fédérales, sur l’expulsion possible de la famille d’origine colombienne qui a fait couler beaucoup d’encre depuis une semaine.

Rappelons que les quatre membres de la famille Cardona menacés d’expulsion ont pu pousser un soupir de soulagement, vendredi matin, lorsqu’ils ont appris que leur renvoi du pays, prévu le 4 août, était finalement reporté à une date indéterminée.

Mathieu Morin a rencontré la famille Cardona dimanche. Il croit qu’il fait partie du rôle d’un député d’apporter de l’aide aux gens vivant dans sa circonscription qui font face à une injustice en lien avec le système bureaucratique. Bien que les députés puissent parfois être impuissants face à certaines situations, la moindre des choses selon lui est de rencontrer les personnes concernées et de chercher à trouver des solutions. 

« Nos politiques en matière d’immigration doivent être reformulées pour faire en sorte de demeurer fidèles à notre identité, un pays juste et accueillant, peut-on lire dans un communiqué envoyé en soirée dimanche. L’immigration est une richesse. Les gens choisissent le Canada parmi tous les autres pays pour venir s’y rebâtir une vie et participer à la vie économique, sociale et politique canadienne, tout en l’enrichissant. La moindre des choses serait de traiter leur dossier adéquatement. Des changements législatifs doivent également être apportés afin de décourager les déportations rapides qui font fi des règles d’application de la loi et de la justice naturelle. »

De plus, les nouveaux arrivants ne sont pas, selon le candidat des Verts, adéquatement informés des ressources à leur disposition, ce qui rend le processus plus complexe que ce qu’il devrait être. De plus, il existe selon lui des disparités de traitements entre les différents dossiers d’immigrants et de réfugiés.

« Le critère pour accorder aux réfugiés et à d’autres immigrants le statut de résident permanent peut parfois sembler arbitraire et le processus peut être frustrant et stressant pour bon nombre de gens, résume le communiqué. Nous devons être prêts à relever les nouveaux défis qui ne manqueront certainement pas de se présenter, notamment en prenant en considération le nombre accru de réfugiés environnementaux. Nous devons établir des critères réalistes pour les immigrantes et les immigrants axés sur les possibilités d’emploi existantes pour ces derniers. »