Pierre Tremblay et Rémi Demers

Tremblay veut un sondage sur Destination Sherbrooke

Le conseiller Pierre Tremblay demande un sondage indépendant sur la satisfaction des organisations touristiques envers Destination Sherbrooke. Au conseil municipal, il a été rabroué par son collègue Rémi Demers, qui l’a accusé de faire de la petite politique.

M. Tremblay réagissait au dépôt du rapport annuel de Destination Sherbrooke, qui fait état de dépenses de 4,6 M$ et de revenus de 4,7 M$.

« Ça fait huit ans que cet organisme a été créé. Il est grand temps de vérifier auprès des entreprises du secteur touristique si elles sont satisfaites. Je propose que la Ville procède au cours des prochains mois à un sondage scientifique et indépendant où tous les acteurs du tourisme se sentiraient à l’aise de donner leur opinion », a dit Pierre Tremblay, soulignant que l’organisation embauche 34 personnes, dont 11 au Centre de foires.

Pierre Avard ajoute que le rapport d’activités, qui relevait une plus grande occupation du Centre de foires en 2017, cherchait à peindre un portrait plus positif que la réalité, notamment parce qu’il incluait la location du stationnement du centre à Statistique Canada. « Je ne pense pas que c’est le rôle du Centre de foires de louer son stationnement. »

Évelyne Beaudin a pour sa part déploré que Destination Sherbrooke travaille en silo, notamment parce que la Ville traite l’organisme à part. « Quand on parle de développement économique, j’aimerais qu’on inclue Destination Sherbrooke. »

Mme Beaudin voudrait par ailleurs connaître les frais d’administration en comparaison avec les services rendus.

L’ancien président de Destination Sherbrooke, Rémi Demers, généralement très calme, n’a pas retenu sa colère. « Je ne sais pas si ça me fait rire ou si ça me fait brailler. Ça fait des années que j’entends parler négativement de Destination Sherbrooke. En termes d’optimisation, c’est une des organisations qui a le plus fait sa part. Il y a eu des rencontres d’information sur les paramunicipales et les personnes les plus critiques qu’on entend à répétition, à répétition et à répétition ne se présentent même pas. Ça me laisse extrêmement songeur. »

L’actuelle présidente de Destination Sherbrooke, Annie Godbout, avait déploré l’absence de Pierre Tremblay, à la mi-avril, à une réunion qui visait à permettre aux élus de se familiariser avec l’organisme.

« Si on veut faire de la petite politique avec une organisation, c’est très facile de le faire » a ajouté Rémi Demers.

Julien Lachance, comme Vincent Boutin, a suggéré que la vérificatrice générale fasse la lumière sur le dossier une fois pour toutes.

« Il est vrai que casser du sucre à répétition sur le dos d’un organisme n’est pas très constructif et démoralise les gens. Il serait important d’avoir un plan de match et de nous donner un échéancier sur le travail qu’on attend des paramunicipales », a ajouté Annie Godbout.

Le maire Steve Lussier a lui aussi levé le ton. « Nous avons un lac-à-l’épaule qui s’étale sur quatre jours. Deux sont passés et le prochain va parler des paramunicipales. La vérificatrice générale va déposer son rapport dans quelques semaines. C’est vrai que de parler en négatif des gens qui travaillent fort, ce n’est pas le meilleur moyen. Il faut peut-être leur donner une tape dans le dos pour ce qu’ils font de bien. Il est vrai que des gens ne se présentent pas aux réunions quand on explique des choses constructives. On va commencer par se présenter aux réunions, on va aller jusqu’au budget et s’il y a quelque chose à faire, on le fera à ce moment-là. »