Dans la période des messages, lundi, Pierre Tremblay a mentionné qu’il ne veut pas imposer une autre hausse de taxes magistrale aux Sherbrookois.

Tremblay veut un comité exécutif plus rigoureux

Le temps était aux résolutions, lors du premier conseil municipal de l’année, lundi à Sherbrooke. Alors que le conseiller Pierre Tremblay invitait le comité exécutif à la plus grande rigueur, promettant de voter contre toute dépense non urgente qui n’aurait pas déjà été budgétée, Évelyne Beaudin a identifié le transport et la gouvernance comme ses chevaux de bataille pour 2020.

Dans la période des messages, Pierre Tremblay a mentionné qu’il ne veut pas imposer une autre hausse de taxes magistrale aux Sherbrookois.

« Je souhaite qu’en 2020 nous fassions preuve d’une plus grande rigueur et de plus de courage dans nos décisions. Il faut avoir le courage de dire non plus souvent aux demandes qui nous sont faites, si légitimes puissent-elles être. [...] Ma ligne de conduite sera claire : je voterai contre toutes les embauches de cadres supplémentaires, contre toutes les demandes additionnelles non urgentes, contre toute nouvelle demande financière de Valoris », a dit M. Tremblay.

Il ajoute qu’il compte sur la vaste expérience politique de trois membres du comité exécutif pour que les demandes budgétaires additionnelles soient filtrées et qu’elles n’atteignent pas le conseil municipal.

« Mes attentes sont élevées pour le comité exécutif d’ici la fin du mandat. Je m’attends à ce qu’on nous soumette des dossiers solides, fouillés et pertinents, et qu’on respecte la capacité de payer des Sherbrookois. Je m’attends à ce qu’on fasse preuve d’une plus grande transparence et que l’exécutif exerce un plus grand leadership. »

Évelyne Beaudin, elle, s’est dite convaincue que 2020 serait une année extraordinaire « et que [le conseil] accomplirait de grandes choses ».

« Nous avons de grands défis à surmonter. Ce que nous avons à décider, c’est comment nous relèverons ces défis. Selon moi, c’est en travaillant ensemble qu’on a le plus de chances d’y arriver. J’en profite pour vous tendre la main une fois de plus et réitérer que ma porte est toujours ouverte pour travailler ensemble et trouver des solutions. »

Mme Beaudin a donc partagé les dossiers qu’elle considère comme prioritaires. « Le premier provient clairement de la population : la circulation, ce qui englobe le transport en commun, le vélo, l’automobile et les déplacements à pied. Je voudrais qu’on pense ma ville en fonction de tous les types de transport. »

Plus encore, elle souhaite l’élaboration d’un transport en commun structurant, « qui soit satisfaisant et que les gens aient envie de l’utiliser ».

Évelyne Beaudin a identifié le transport et la gouvernance comme ses chevaux de bataille pour 2020.

« Réflexion en profondeur »

Évelyne Beaudin veut aussi s’intéresser à la gouvernance. « On est mûrs pour une réflexion en profondeur sur nos pratiques. On a vu qu’il y avait une volonté grandissante de la population pour participer au processus décisionnel, d’être mieux renseignée. Ce serait une occasion de se questionner sur la façon de tenir nos huis clos. Ce n’est pas de les abolir, mais de se doter de lignes directrices claires pour déterminer ce qui doit se discuter en privé.

« Je vais même jusqu’à souhaiter une ère nouvelle de collaboration pour surmonter les défis qui se dressent devant nous. »

Paul Gingues a pour sa part demandé de planifier un lac-à-l’épaule pour établir les priorités pour 2020 et établir les balises qui permettraient d’éviter une situation budgétaire comme celle de 2019.

Danielle Berthold confirme que le comité exécutif, dont elle fait partie, s’est donné une politique pour éviter que les citoyens subissent une autre hausse de taxe importante. Une demande supplémentaire déposée au lendemain de l’adoption du budget, en décembre, a été refusée.

« M. Tremblay, vous pouvez compter sur toute ma rigueur pour les demandes additionnelles qui arriveront en cours d’année », a pour sa part dit Chantal L’Espérance.

Le maire Steve Lussier a demandé à ses collègues, à huis clos, que tous travaillent dans le même sens pour le bien commun de la communauté. « Je rêve d’un conseil uni depuis longtemps. Il faut ramer dans la même direction. Si tout le monde s’y met, on peut arriver à quelque chose de bien. »

M. Lussier admet qu’il y a déjà eu beaucoup de lac-à-l’épaule. « Je ne suis pas contre de réunir le conseil, sans parler de lac-à-l’épaule. »

Il affirme qu’il est toujours possible d’améliorer le déroulement du conseil municipal.