Tremblay plaide en faveur d’une collecte aux deux semaines l’été

La fréquence de la collecte des matières résiduelles titille le conseiller de Deauville Pierre Tremblay. Affirmant avoir été approché par plusieurs de ses concitoyens, il souhaiterait que la collecte des bacs noirs se fasse aux deux semaines en plein été. Or, constate-t-il, les poubelles ne seront vidées qu’une seule fois en juillet dans son district.

« En plein cœur du mois de juillet, ça devrait sentir l’été. Dans plusieurs rues de Sherbrooke, ça sent les poubelles », affirme le conseiller.

« Je reçois de nombreux commentaires de mes citoyens sur la collecte des déchets. Des odeurs nauséabondes se dégagent et plusieurs ont des problèmes d’insectes. Est-ce normal qu’en plein mois de juillet les ordures ne soient ramassées qu’une seule fois? Dans Brompton-Rock Forest-Saint-Élie-Deauville, la collecte ne passe qu’une fois en juillet alors qu’elle passe deux fois partout ailleurs. En périphérie, ça passe moins souvent qu’au centre-ville », ajoute-t-il.

« Je trouve formidable que Sherbrooke offre la collecte du compost, nous avons fait un choix de société et je ne remets pas cela en doute. Cependant, certaines matières odorantes, comme les couches, ne peuvent se retrouver dans le compost. »

« Mauvais tri »

M. Tremblay estime donc que la collecte des bacs noirs devrait se faire au minimum une fois aux deux semaines pendant la saison chaude. « Quand les poubelles sont pleines, les gens mettent leurs déchets dans les autres bacs. Ça fait du mauvais tri. »

Si, à première vue, certains arrondissements ou districts semblent avantagés par le nombre de collectes, c’est que le calendrier fourni par la Ville inscrit deux collectes pour les semaines qui chevauchent deux mois différents, alors qu’il s’agit de la même activité. Au final, les ordures sont ramassées environ 16 ou 17 fois par année, selon le moment de la dernière collecte de décembre ou la première de janvier. La seule exception intervient au centre-ville. Les camions à ordures y arpentent effectivement les rues aux deux semaines en raison de la présence de nombreux appartements et parce qu’on y dispose de moins d’espace pour mettre les bacs à la rue, explique-t-on à la Ville de Sherbrooke.

« À partir de la Saint-Jean, il n’y a pas de raison de ne pas ramasser les ordures aux deux semaines », fait valoir le conseiller Pierre Tremblay.

« C’est une question de salubrité et de qualité de vie pour notre ville. Les citoyens ont le droit de vivre dans un environnement sain, notamment les jeunes familles qui ont des enfants aux couches. J’en entends parler presque tous les jours. À partir de la Saint-Jean, il n’y a pas de raison de ne pas ramasser les ordures aux deux semaines », plaide à nouveau M. Tremblay. 

Le nombre de collectes pourrait, selon la Ville, être ajusté lors du prochain budget si telle était la volonté des élus. On rapporte néanmoins que le conseiller municipal n’a pas fait part de ses demandes aux services concernés. 

Notons que les matières compostables sont quant à elle ramassées toutes les semaines d’avril à novembre.