La députée de Québec Solidaire Christine Labrie demande à ce qu’une réflexion de fond sur le transport interurbain au Québec soit envisagée par le gouvernement de François Legault.
La députée de Québec Solidaire Christine Labrie demande à ce qu’une réflexion de fond sur le transport interurbain au Québec soit envisagée par le gouvernement de François Legault.

Transport interurbain : Christine Labrie s’inquiète pour les villages

En réaction à l’annonce gouvernementale d’une aide financière aux transporteurs interurbains, la députée de Québec Solidaire Christine Labrie affirme devoir s’inquiéter pour l’avenir des liaisons rurales. « Ce n’est pas parce qu’un trajet n’est pas rentable qu’il n’est pas essentiel », déplore-t-elle.

La compagnie Transdev, à laquelle appartient la filiale Limocar, annonçait jeudi la reprise de ses activités grâce au montant de 8,2 M$ accordé aux transporteurs interurbains par le ministère des Transports.

« L’itinéraire réparti sur l’axe de l’autoroute 10 passera par les principales destinations, soit Sherbrooke, Magog, Bromont, Ange-Gardien et Montréal, 7 jours sur 7, à raison de deux départs par jour par point d’origine », mentionnait-on.

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La députée et responsable solidaire en matière de développement régional, Christine Labrie, a souhaité réagir à cette situation par voie de communiqué.

« Dans ce contexte, on n’a pas d’assurance que ces trajets seront maintenus après la fin de la subvention, alors qu’il s’agit d’un service essentiel, au même titre que le transport en commun. [...] Les grands perdants, encore une fois, ce sont les usagers et usagères qui utilisent le transport par autobus pour aller travailler ou encore à des rendez-vous médicaux », indique Mme Labrie.

Déçue de voir les citoyens des villages mis de côté, la députée de Québec Solidaire demande également à ce qu’une réflexion soit envisagée quant au service de transport interurbain à l’échelle provinciale.

« Ce n’est pas avec une aide financière de 8 M$ qui va prendre fin dans trois mois qu’on va régler le problème du transport interurbain en région. Il va falloir avoir une réflexion de fond sur le transport interurbain au Québec et régler le problème une bonne fois pour toute. »

« Ça fait des années que les transporteurs régionaux réclament un sommet sur le transport collectif régional et interurbain. Le gouvernement ne peut plus continuer à se déresponsabiliser comme il le fait », dénonce-t-elle.

Rappelons que lors de la campagne électorale de 2018, Québec solidaire s’est engagé à mettre fin au monopole des transporteurs privés et à confier à un nouveau joueur public, l’Agence de transport interurbain (ATI), le mandat de mettre sur pied un réseau de transport public par autobus doté d’un capital de deux milliards.