Le président de la Société de transport de Sherbrooke (STS), Marc Denault, se réjouit de l’aide financière de 400 M$ annoncée pour le transport collectif au Québec.
Le président de la Société de transport de Sherbrooke (STS), Marc Denault, se réjouit de l’aide financière de 400 M$ annoncée pour le transport collectif au Québec.

Transport collectif : les régions ne doivent pas être oubliées

Le président de la Société de transport de Sherbrooke (STS), Marc Denault, se réjouit de l’aide financière de 400 M$ annoncée pour le transport collectif au Québec. S’il ne sait pas encore quelle portion de cette aide pourrait aboutir à Sherbrooke, il insiste pour que les régions ne soient pas négligées par le gouvernement de François Legault.

« C’est le fruit d’un travail concerté avec l’Union des municipalités du Québec et l’Association des transporteurs urbains du Québec. On nous dit que les critères et le fonctionnement de l’aide financière seront déterminés à court terme. C’est un premier pas », commente M. Denault.

À Sherbrooke, le maire Steve Lussier a estimé que le manque à gagner de la STS lié à la pandémie s’élevait à 4,5 M$. En comparaison, selon La Presse, l’Autorité régionale de transport métropolitain à Montréal devra composer avec un manque à gagner de 500 M$. L’aide financière gouvernementale ne suffira donc pas. 

« Dans ces montants-là, on favorise souvent Montréal et Québec. J’espère que nous aurons notre part du gâteau pour que ce soit équitable. Le gouvernement a toujours dit que nous étions un service essentiel. Il y a un coût à ça. Le maire a d’ailleurs défendu ce principe sur toutes les tribunes. On table beaucoup dans la relance économique sur l’importance du transport en commun. Il faudra s’assurer que les gens sont capables de se rendre vers leur milieu de travail de manière efficace, abordable et sécuritaire. »

Quel que soit le montant obtenu par la STS, l’impact ne pourra qu’être positif selon M. Denault. « Ça enlèvera une pression sur notre budget. Il faut se rappeler que les taxes municipales seront directement alignées avec les déficits que nous produirons. Il faut donc nous assurer d’avoir notre part. »

Les nouvelles mesures sanitaires permettent par ailleurs de collecter à nouveau les droits de passage dans les autobus puisque les clients peuvent monter dans les véhicules par l’avant. « Même si le droit de passage reposait sur l’honneur pendant la pandémie, nous avons assurément enregistré des pertes parce que certains passagers ne payaient pas. »

Rappelons que selon l’annonce du ministre des Transports François Bonnardel, jeudi, l’aide financière servira à favoriser un retour à la normale dans le transport collectif.