Le vice-président du syndicat des chauffeurs de la Société de transport de Sherbrooke, André Marsan, a demandé au président de la STS, Marc Denault, de s’excuser pour des propos tenus à la radio le 29 avril.

STS : Denault sommé de s’excuser

Environ 25 chauffeurs de la Société de transport de Sherbrooke (STS) se sont présentés au conseil d’administration de la STS mercredi pour montrer qu’ils étaient derrière leur exécutif syndical. Ils ont du même coup exigé des excuses du président, Marc Denault, et ont évoqué de nouveaux moyens de pression.

Le président et le vice-président du syndicat des chauffeurs, Jean-Pierre Guay et André Marsan, avaient revêtu des t-shirts empruntés à la Société de transport de Saguenay, ironiquement également la STS, des t-shirts utilisés lors de récents moyens de pression dans cette autre grande ville du Québec. « Les chauffeurs ont à cœur le service », y lisait-on.

À lire aussi: Denault déplore le changement de ton du syndicat à la STS

André Marsan a été le premier à s’exprimer, rapportant les propos de Marc Denault lors d’une entrevue radiophonique réalisée au 107,7 le 29 avril. « Vous avez mentionné qu’une des quatre rencontres de négociation du mois de mai avait été annulée parce que le syndicat n’était pas disponible », résume-t-il.

« Le syndicat n’a jamais annulé une journée de négociation. Cette fausse affirmation ne peut que nuire à tout le processus de négociation en cours. Nul doute Monsieur le Président que vous êtes un politicien intègre et honnête. Nous vous demandons de l’être aussi dans vos déclarations. Allez-vous ce soir devant nous tous corriger cette fausse affirmation et présenter vos excuses pour le désagrément occasionné à ceux impliqués dans le processus de négociations? »

M. Marsan a aussi déploré la présence de deux porte-paroles, Marc Denault et Pierre Tremblay, dans le dossier des négociations.

« C’est particulier parce que vous aussi, vous avez deux porte-paroles », a rétorqué M. Denault. « Concernant mes commentaires, je les avais formulés à la suite de l’information que j’avais reçue du comité de négociation. Je m’en excuse si elles n’étaient pas adéquates. »

Ouverture

Jean-Pierre Guay a pour sa part affirmé avoir entendu qu’il cherchait à faire déraper les négociations. « Personne ne veut faire déraper les négociations. Ça fait 40 ans qu’on pellette par en avant pour les déplacements des chauffeurs, pour les pauses qu’on ne prend pas. C’est l’ensemble des chauffeurs qui veulent la même chose. Si ça continue et qu’on n’avance pas, il y aura d’autres moyens de pression. Ce n’est pas normal que je sois obligé de manger mon lunch en conduisant. On demande juste des conditions humaines et que les jeunes chauffeurs retrouvent le goût d’aimer leur job. »

Rappelons que les chauffeurs ne portent plus leur uniforme depuis plus d’une semaine. Leur convention collective est échue depuis février 2018.

Marc Denault

« La meilleure entente est une entente négociée. Les enjeux de négociation, c’est à la table de négociation que ça va se régler. La balle est dans les deux camps », a répondu Marc Denault.

M. Guay n’a pas voulu dévoiler la nature des prochains moyens de pression. « Le but est de ne pas déranger la clientèle dans la mesure du possible, parce que c’est notre famille. Ce qu’on travaille actuellement, c’est aussi pour la clientèle. »

Le syndicat des chauffeurs dit néanmoins avoir senti une ouverture de l’employeur en début de semaine. De nouvelles séances de négociation sont prévues les 22 et 23 mai.