Nicolas Marceau (à gauche) répétait depuis le début de l’année qu’il était en réflexion quant à son avenir politique en raison de changements survenus dans sa vie personnelle.

Soulagement au PQ: Nicolas Marceau sera de la prochaine campagne électorale

Le Parti québécois (PQ) a poussé un «Ouf!» de soulagement en apprenant que Nicolas Marceau sera bel et bien sur la ligne de départ lors de la prochaine course électorale.

M. Marceau répétait depuis le début de l’année qu’il était en réflexion quant à son avenir politique en raison de changements survenus dans sa vie personnelle.

La semaine dernière encore, il confiait au Soleil que sa réflexion ne pouvait plus traîner et qu’il ferait connaître sa décision à la direction du parti dans les plus brefs délais.

Encore vendredi, ses très proches au sein du parti ne savaient pas sur quel pied danser, mais ils assuraient qu’il était faux de dire qu’il avait déjà fait une croix sur sa vie politique et ajoutaient qu’il fallait le croire lorsqu’il continuait d’affirmer qu’il était «toujours en réflexion».

Nicolas Marceau a été ministre des Finances dans le gouvernement de Pauline Marois. Son départ aurait laissé un vide au sein du PQ.

Il a continué d’être actif pendant toute la session parlementaire. En avril, il a présenté à l’Assemblée nationale un projet de loi ayant pour ambition de recadrer la mission de la Caisse de dépôt et placement du Québec — un projet de loi renforçant la fonction de «développeur économique» de l’institution.

C’est lors d’une conférence de presse qu’il tiendra à la permanence du Parti québécois, mercredi matin à Montréal, que M. Marceau confirmera officiellement qu’il sollicitera un autre mandat. Le chef péquiste, Jean-François Lisée, sera à ses côtés.

Sa circonscription, celle de Rousseau, représente toutefois désormais un vrai défi pour le Parti québécois, puisque les projections laissent pour l’instant penser qu’elle pourrait tomber dans l’escarcelle caquiste le 1er octobre.

Lisée dans la «Véro-mobile»

Aussitôt les travaux parlementaires terminés, vendredi, le libéral Philippe Couillard et le caquiste François Legault ont lancé leur tournée estivale préélectorale dans la capitale. Le Parti québécois, lui, poursuit la sienne, lancée à la fin mai, ce mercredi après-midi à Québec à bord de la Véro-mobile. C’est Jean-François Lisée qui sera aux commandes.

Après une tournée du centre-ville et du quartier Limoilou, M. Lisée et des candidats de son parti feront une pause dans Taschereau le temps de la désignation officielle de Diane Lavallée à titre de candidate du Parti québécois dans cette circonscription identifiée depuis l’équivalent d’une génération à Agnès Maltais.

Trois autres candidats

Outre Mme Lavallée, d’autres candidats du PQ de la capitale seront investis d’ici la fin juin. Dans la circonscription de Charlesbourg, c’est Annie Morin qui sera investie le 26. Mme Morin a travaillé dans la fonction publique québécoise comme technicienne en informatique avant de devenir représentante syndicale.

Dans Montmorency, le candidat péquiste sera Alexandre Huot, ambulancier de profession. Au Parti québécois, on indique qu’il a lui-même constaté «les conséquences des années libérales sur nos programmes sociaux». Il sera investi le 28 juin.

Normand Beauregard, qui était candidat dans Louis-Hébert lors de la partielle de l’automne dernier — celle ayant vu la caquiste Geneviève Guilbault l’emporter —, rempile. Il sera investi le 30 juin.

L’automne dernier, M. Beauregard avait fait campagne contre le projet Énergie Est. Il avait recueilli 16 % des suffrages, alors que la candidate libérale n’avait pu, elle, dépasser la barre des 19 % et que la caquiste avait de son côté pu compter sur l’appui de plus de la moitié des électeurs qui étaient allés voter. 

Le Parti québécois cherche à être le plus présent possible dans la région de la capitale ces jours-ci. Jeudi, les députés péquistes se réuniront en caucus à Wendake.