François Legault, premier ministre québécois

Sondage Mainstreet/Groupe Capitales Médias: tout baigne pour la CAQ

Neuf mois après avoir pris le pouvoir et quelques semaines après la fin d’une session parlementaire mouvementée, la Coalition avenir Québec (CAQ) continue de dominer outrageusement dans les intentions de vote à travers la Belle Province, révèle un nouveau sondage Recherche Mainstreet réalisé pour le compte du Groupe Capitales Médias.

Les appuis envers le parti dirigé par François Legault atteignent 47,8 %, soit une hausse de 2,5 points de pourcentage depuis le dernier coup de sonde, publié au début du printemps. Par rapport au résultat des élections du 1er octobre dernier, il s’agit d’un bond de dix points.

La CAQ fait donc encore une fois deux fois mieux que le Parti libéral du Québec (PLQ), qui obtient la faveur de 21,7 % des gens interrogés. Dans son cas, il s’agit d’un léger recul de moins de 0,5 point depuis trois mois et d’un recul de trois points par rapport à l’élection générale.

Québec solidaire (QS) se maintient au troisième rang avec 14,5 % des intentions de vote, une donnée stable en comparaison au sondage de la fin mars. Les troupes solidaires relèguent donc une fois de plus le Parti québécois (PQ) au bas de l’échelle (10,5 %), même si l’écart s’est quelque peu rétréci.

« Ce qu’on voit, c’est qu’en ce début d’été, le soleil brille encore plus fort pour la CAQ, la lune de miel se poursuit, même qu’elle s’intensifie. On constate une évolution constante des intentions de vote pour la CAQ. Ce sondage a lieu après un budget et une session parlementaire où d’importants projets de loi (laïcité et immigration) ont été adoptés, alors on peut dire que le gouvernement reçoit une bonne note de la part des Québécois. Le parti domine dans tous les indicateurs, tous les sexes et tous les groupes d’âge. [...] Les deux seuls volets pour lesquels il n’est pas au sommet, c’est sur l’île de Montréal et chez et non-francophones, deux clientèles plus traditionnellement libérales. Visiblement, tout baigne pour la CAQ, c’est une note presque parfaite », analyse le président de Mainstreet pour le Québec, Luc Fortin.

La CAQ est bien en selle particulièrement dans la grande région de Québec (62 % des intentions de vote) et en banlieue de Montréal (51,8 %), sans compter que le parti est loin devant en pole position dans le reste du Québec (55,6 %), excluant Montréal. Fait à noter, sur l’île, les caquistes (30,5 %) chauffent même dorénavant les libéraux (32,2 %).

« Les libéraux sont en baisse notable depuis janvier. Ça fait en sorte qu’avec un écart de 1,7 point, on peut même parler d’une égalité statistique sur l’île de Montréal. Il ne serait pas surprenant de voir la CAQ s’emparer du premier rang, on sent que le gouvernement a un intérêt grandissant pour la métropole.

Si la CAQ est un peu plus populaire auprès de l’électorat masculin (47 %) que féminin (41 %), elle domine surtout chez les 50 à 64 ans (50 %) et chez les 65 ans et plus (52 %). La lutte est cependant serrée chez les jeunes de 18 à 34 ans, où elle obtient 31,1 % contre 29,8 % pour QS. Par ailleurs, le parti de M. Legault continue d’être le premier choix, et de loin, des francophones (52 %), tandis qu’elle ne réussit pas à séduire les électeurs non-francophones (15 %).

M. Fortin soutient que sans chef permanent ni le PLQ ni le PQ ne peuvent espérer voir leurs intentions de vote grimper de façon substantielle à court et moyen terme.

«Ni Pierre Arcand ni Pascal Bérubé ne seront sur les rangs à titre de chef de leur parti pour les prochaines élections, alors ce n’est pas une option envisageable pour bon nombre de Québécois. [...] Dans le cas des péquistes, c’est comme s’ils avaient atteint le fond. Historiquement, les clientèles qui leur étaient acquises étaient les jeunes, les francophones et les régions, tandis qu’ils sont maintenant au quatrième rang dans ces volets. Ça démontre qu’il y a vraiment un travail de reconstruction à faire et on voit d’ailleurs qu’ils en sont conscients. Il y a un chantier sur la table, ils travaillent pour se renouveler», lance Luc Fortin.

Le sondage Mainstreet a été réalisé du 27 juin au 2 juillet auprès de 871 personnes au Québec. Sa marge d’erreur est de 3,32 %, 19 fois sur 20.