Le directeur général Daniel Picard et le maire Steve Lussier

Sondage de Beaudin : «Le dg avait un avis juridique», dit Lussier

SHERBROOKE — Le directeur général Daniel Picard disposait d’un avis juridique quand il a affirmé que la conseillère Évelyne Beaudin avait transgressé la loi sur les cités et villes en incitant les employés municipaux à remplir un questionnaire en ligne. Le maire Steve Lussier a contredit Mme Beaudin en faisant cette déclaration à l’issue d’un atelier de travail public lundi soir à l’hôtel de ville.

Si M. Lussier s’est montré discret sur l’interprétation que fait le ministère des Affaires municipales de la loi, il demeure derrière son directeur général et rapporte que les élus devaient discuter de la question à huis clos en soirée lundi.

À lire aussi: Le sondage lancé par Beaudin n’a rien d’illégal

Le ministère des Affaires municipales jugeait vendredi que la démarche de Mme Beaudin n’avait rien d’illégal. La conseillère affirmait avoir rencontré le directeur général et qu’il lui avait avoué ne pas avoir obtenu d’avis juridique, qu’il y était allé de son interprétation de la loi. Elle réclamait un mea culpa de la part de Daniel Picard.

« Je vais laisser la direction générale répondre aux questions que les gens pourront poser. Nous avons la personne ressource aux affaires juridiques qui pourra intervenir au besoin. M. Picard a aussi eu un avis juridique de son côté. Il pourra en faire part directement aux personnes concernées, directement à Mme Beaudin s’il y a lieu », ajoute Steve Lussier.

Pourtant, M. Picard a décliné la demande d’entrevue de La Tribune vendredi. « La direction générale maintient sa décision après l’avoir validée », lisait-on alors dans un courriel. Le directeur général n’était pas disponible pour répondre aux questions des journalistes lundi non plus.

La réputation d’Évelyne Beaudin a-t-elle été entachée? « C’est quelque chose qui va se régler entre nous avec la direction générale. Je vais laisser la direction générale répondre. J’endosse toujours la direction générale, surtout que j’ai eu les dires de Mme [Line] Chabot des affaires juridiques. Je vais continuer dans le même sens. Je continue à dire qu’il y a eu un travail de fait pour que nous puissions tous aller dans le même sens. Il y a des choses qui doivent être faites dans l’ordre et ça n’a pas été fait dans l’ordre », ajoute Steve Lussier.

Le maire interviendra-t-il pour mettre un terme au différend entre le dg et la conseillère? « J’ai d’autres dossiers à aller de l’avant. J’ai hâte que vous me posiez des questions sur les dossiers économiques pour Sherbrooke au lieu de toujours regarder les problèmes qu’il peut y avoir à l’interne. Je suis une personne qui va aller de front vers d’autres sujets. »

Matières recyclables

Le maire a par ailleurs été incapable de confirmer que la Ville avait étudié les coûts d’une possible collecte de matières recyclables par les cols bleus. « C’est un dossier qu’on va regarder. J’ai reçu une lettre de M. Labonville (NDLR Le président du syndicat des cols bleus). On va le regarder dans les jours à venir. Demain (mardi), j’ai un comité là-dessus.

« Ce n’est pas moi qui ai regardé le dossier jusqu’à maintenant. On va le regarder en comité exécutif et revenir ensuite au conseil municipal. S’il y a des économies possibles, je vais être le premier à le regarder. On va aller de l’avant s’il y a vraiment des économies à faire. Je ne m’engagerai pas maintenant. »

Garou

Enfin, le chanteur Garou affirmait dans nos pages samedi qu’il aimerait contribuer au tourisme dans la région de l’Estrie. Discute-t-il d’un projet avec le maire Lussier? « Garou et moi on se connaît très bien. En 2005, j’ai eu la chance de faire la tournée avec lui. On verra ce qu’il adviendra avec ses idées pour Sherbrooke. On s’est rencontrés, mais on n’a rien mis de l’avant pour le moment. »