La députée solidaire de Sherbrooke Christine Labrie se sent très à l’aise avec la décision de Québec solidaire de prôner la liberté totale pour les employés de l’État en matière de signes religieux.

Signes religieux : Labrie «très à l’aise» avec la position de QS

La députée solidaire de Sherbrooke Christine Labrie se sent très à l’aise avec la décision de Québec solidaire de prôner la liberté totale pour les employés de l’État en matière de signes religieux.

« Je suis athée, mais je respecte le droit de religion des autres personnes, affirme Christine Labrie. Pour moi la liberté de culte est aussi importante que la liberté sexuelle par exemple, c’est la même chose. Je ne serais pas d’accord qu’on vienne limiter les droits d’autres groupes minoritaires. Je me sens très à l’aise avec ce positionnement. »

Avec un gouvernement solidaire, aucune restriction ne serait imposée aux employés de l’État, incluant ceux ayant un pouvoir coercitif, comme les policiers, les procureurs ou les gardiens de prison. Les femmes musulmanes à l’emploi de l’État pourraient quant à elles, sauf dans des circonstances particulières, exercer leurs fonctions le visage caché par un niqab ou le corps entièrement dissimulé par une burqa, et ce, même si elles sont en contact avec la clientèle.

« On est pour la laïcité de l’État. Ce sont les institutions qui doivent être laïques et non les individus. On va plutôt privilégier de mettre fin au financement des écoles confessionnelles ou de mettre fin aux exemptions fiscales pour les organisations religieuses. C’est comme ça pour nous que l’État doit montrer qu’il est laïc. Le respect du droit des minorités est important même quand ça ne fait pas l’affaire de la majorité. Au Québec en tant que minorité linguistique on est bien placé pour comprendre ça. »

Mme Labrie a profité de son entretien avec La Tribune pour critiquer le projet de loi de la CAQ qui interdit le port de signes religieux pour les employés de l’État en situation d’autorité.

« Ce n’est pas parce que le projet de loi de la CAQ est populaire qu’il est nécessairement approprié, souligne-t-elle. Il y a de gros doutes que ça va se retrouver devant les tribunaux. L’utilisation de la clause dérogatoire signifie que le gouvernement sait qu’il est en train de brimer des droits fondamentaux. À mes yeux c’est problématique et j’ai de gros problèmes avec ce projet de loi parce que ça brime la liberté des gens. »

« Les gens sont tannés et l’enjeu de l’heure ce n’est pas ça, résume-t-elle. Le projet de loi vient attiser les braises. Les changements climatiques sont un enjeu majeur, j’ai beaucoup de dossiers majeurs à l’éducation. On a d’autres priorités comme société que de régler des cas hypothétiques. » Avec La Presse canadienne