La Ville de Sherbrooke a signé une entente avec le ministère de l’Économie et de l’Innovation pour toucher les 10 M$ promis par le premier ministre François Legault pour la décontamination de terrains.

Sherbrooke reçoit les 10 M$ promis pour décontaminer des terrains

La Ville de Sherbrooke a signé une entente avec le ministère de l’Économie et de l’Innovation pour toucher les 10 M$ promis par le premier ministre François Legault pour la décontamination de terrains.

Dans l’entente, on mentionne que les sommes doivent servir à « valoriser et mettre en valeur une zone précise dédiée à l’innovation et à l’entrepreneuriat ». Plusieurs dépenses sont admissibles, dont l’élaboration d’une planification pluriannuelle pour l’aménagement des terrains, le développement des infrastructures publiques, comme un réseau d’aqueduc ou un réseau internet, et la décontamination, l’aménagement et l’acquisition de terrains.

« C’est une excellente nouvelle du ministre de l’Économie et de l’Innovation. C’est la phase 1 d’un très beau projet. C’est une convention que j’ai signée la semaine dernière. Nous en avions réellement besoin. Ça servira à plusieurs endroits sur le territoire de la Ville de Sherbrooke et ça nous permettra d’aller chercher une nouvelle économie autour d’une zone d’innovation. Le centre-ville en fait partie. On en a tellement parlé. Il faudra y changer des infrastructures souterraines. Un plan sera présenté aux élus et aux citoyens bientôt », a réagi le maire Steve Lussier.

Comité

La Ville devra décider au cours des prochains mois comment elle utilisera cette enveloppe budgétaire. Un comité de mise en œuvre sera formé. Y siégeront le maire, la présidente du comité exécutif, Nicole Bergeron, la directrice générale adjointe Marie-France Delage ainsi que des représentants de Sherbrooke Innopole, de l’Université de Sherbrooke et du ministère.

La conseillère Évelyne Beaudin s’est inquiétée de constater qu’il était possible d’utiliser les sommes pour d’autres usages que la décontamination.

« Je trouve super intéressants ces 10 M$ parce que nous aurons de l’argent pour de la décontamination. Ce qui m’a prise un peu par surprise, c’est que l’argent ne servira pas qu’à la décontamination. Quand on aura le détail, il faudrait que ça serve en premier lieu à la décontamination, qui est une dépense pour laquelle on a de la difficulté à avoir des subventions. »

Son collègue Vincent Boutin, lui, en a profité pour faire référence au Quartier Well Sud. « Le timing est assez excellent pour nous. En tant que conseil, on peut se féliciter d’avoir eu de l’audace et de miser sur l’innovation et l’entrepreneuriat. Aujourd’hui, si on est capable d’aller chercher des sommes comme ça, c’est que la réflexion est entamée. On est pile-poil dans les orientations du gouvernement. »

Enfin, Claude Charron y voit une belle occasion de marier l’environnement et le développement économique.

L’enveloppe du gouvernement s’élève à 320 M$, soit 100 M$ pour Montréal, 50 M$ pour Québec, et 70 M$ à séparer entre sept autres villes, dont Sherbrooke. Un somme de 100 $ doit servir pour des « projets à venir ».