Les entreprises à but lucratif, les coopératives et les entreprises de l’économie sociale ayant des activités marchandes seront admissibles au programme d’aide, qui permettra d’octroyer des prêts pouvant aller jusqu’à 50 000 $ par entreprise. Le taux d’intérêt sera de 3 %. 
Les entreprises à but lucratif, les coopératives et les entreprises de l’économie sociale ayant des activités marchandes seront admissibles au programme d’aide, qui permettra d’octroyer des prêts pouvant aller jusqu’à 50 000 $ par entreprise. Le taux d’intérêt sera de 3 %. 

Sherbrooke recevra l’aide d’urgence pour les PME avant la fin avril

La Ville de Sherbrooke recevra la moitié des 1,8 M$ destinés à l’aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises avant la fin avril. En signant une convention avec le ministère de l’Économie et de l’Innovation, mardi, elle lançait le décompte de dix jours avant le premier versement. Elle confiera à Pro-Gestion Estrie le mandat de gérer ce Fonds d’urgence.

Les sommes obtenues par la Ville de Sherbrooke, dont La Tribune avait fait mention la semaine dernière, visent à « favoriser l’accès à des capitaux pour maintenir, consolider ou relancer les activités des entreprises affectées par la pandémie de la COVID-19 ».

Les entreprises à but lucratif, les coopératives et les entreprises de l’économie sociale ayant des activités marchandes seront admissibles au programme d’aide, qui permettra d’octroyer des prêts pouvant aller jusqu’à 50 000 $ par entreprise. Le taux d’intérêt sera de 3 %. 

« Un moratoire de trois mois sur le capital et les intérêts s’appliquera automatiquement sur tous les contrats de prêt. Un moratoire additionnel allant jusqu’à 12 mois sur le capital pourra être accordé. Un amortissement de 36 mois excluant le moratoire de remboursement devra être prévu. Exceptionnellement, l’amortissement pourrait aller jusqu’à 60 mois, excluant le moratoire de remboursement », lit-on dans les documents municipaux.

Selon le maire Steve Lussier, les critères pour bénéficier de ce programme seront dévoilés lors du prochain conseil municipal, le 20 avril. 

Pour obtenir l’autre moitié des 1,8 M$, la Ville de Sherbrooke devra avoir dépensé 75 % des sommes déjà consenties avant le 31 août. « Probablement que cette somme sera liquidée très rapidement », croit M. Lussier. 

La conseillère Annie Godbout a envoyé le message aux entreprises intéressées par le Fonds d’entrer rapidement en contact avec les organismes de développement économique pour laisser leur nom. Elles seront contactées dès que le programme sera ficelé. « Avec ce fonds, on ne va pas régler tous les enjeux de la relance économique. On va travailler avec nos organismes pour revenir avec différentes mesures. Il y aura assurément autre chose. »

Marc Denault a suggéré de vérifier si le deuxième versement du Fonds d’aide pouvait servir à payer les fournisseurs sherbrookois des entreprises sherbrookoises, de manière à aider deux entreprises avec un même montant.

Paul Gingues a réitéré ses inquiétudes de la semaine dernière. Il souhaite éviter que l’aide promise ne serve qu’aux commerçants du centre-ville.

Nicole Bergeron a précisé que Pro-Gestion Estrie devra respecter les critères établis par les élus et qu’il y aura reddition de comptes. 

Évelyne Beaudin, elle, a invité ses collègues à prendre exemple sur Montréal. « On y cible certains secteurs davantage touchés par la crise. Eux ont ciblé le commerce de détail, l’économie sociale, la culture et le tourisme. Il serait effectivement important de soutenir davantage les entreprises de notre territoire qui œuvrent dans ces secteurs. »

Nicole Bergeron aime à penser que Sherbrooke a tout ce qu’il faut pour convenir des besoins sur son territoire. « Qui sait, peut-être que nous, nous inspirerons Montréal. »