Rémi Demers, président de l’Office municipal d’habitation.

Sherbrooke discute de logements sociaux avec la ministre Laforest

La construction de logements sociaux était au centre des préoccupations de la Ville de Sherbrooke lors de la visite de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, jeudi à Sherbrooke. Les élus souhaitent une plus grande contribution de la Société de l’habitation du Québec.

La ministre Andrée Laforest rencontrait les maires et les préfets de l’Estrie à l’hôtel Times en matinée. Sherbrooke y avait non seulement délégué le maire Steve Lussier, mais aussi les conseillers Vincent Boutin, président du comité consultatif d’urbanisme, Nicole Bergeron, présidente du comité consultatif agricole, et Rémi Demers, président de l’Office municipal d’habitation.

« Je suis très content de l’avoir rencontrée. C’est une des premières qui m’avait appelé après sa victoire pour me dire qu’elle viendrait me rencontrer. Elle nous a parlé de la réforme de la Régie du logement sur laquelle elle travaille. J’ai senti une ministre très ouverte. L’habitation était un point très important pour nous. On se retrouve avec des hausses tarifaires pour la construction. C’est un enjeu quand on veut construire des logements sociaux », rapporte Steve Lussier.

Rémi Demers explique. « Nous avons fait valoir plusieurs points. Entre autres, la Société de l’habitation du Québec a les mêmes barèmes depuis des années pour les coûts de construction. À Sherbrooke, on fait notre part en livrant des logements sociaux chaque année, mais l’augmentation des coûts de construction nous met souvent dans des situations difficiles où des projets pourraient être retardés. On contribue pour 15 % des coûts, mais le gouvernement pourrait faire sa part en mettant à jour ses coûts. »

M. Demers dit avoir senti que la ministre avait entendu la même préoccupation dans d’autres régions. « C’est un réel enjeu. À Sherbrooke, nous avons 847 ménages en attente d’un logement social. »

Le conseiller municipal ajoute que le vieillissement du parc immobilier pose d’autres inquiétudes. « Quand nous avons des travaux majeurs à faire sur nos immeubles, nous obtenons des autorisations une fois par année. Ce serait facilitant d’avoir un plan triennal pour favoriser nos investissements. »

Le maire Lussier se disait par ailleurs heureux de constater que l’Estrie avait obtenu un siège pour un représentant de l’Estrie à un comité portant sur l’aménagement du territoire. Il a aussi déposé un document « pour favoriser l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre ».

« Nous avons parlé des zones humides, qui deviennent très problématiques pour les promoteurs. Il faut entre autres définir ce qu’est une zone humide. Mais on ne veut pas mettre de côté l’environnement. »

Enfin, M. Lussier n’a pas manqué de parler du pacte fiscal et de la somme attendue pour la décontamination des terrains à Sherbrooke.

Rémi Demers, président de l’Office municipal d’habitation. — Photo archives La Tribune, André Vuillemin