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Sherbrooke Citoyen compte sur Sophie Payeur dans Lac-Magog

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
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L’environnement sera au cœur des priorités de Sophie Payeur, la plus récente candidate du parti Sherbrooke Citoyen pour les élections municipales du 7 novembre. Mme Payeur est la première aspirante à confirmer ses intentions dans le district du Lac-Magog, où le conseiller sortant, Pierre Tremblay, ne sera pas sur les rangs.

Propriétaire d’une terre agricole depuis 2017, Sophie Payeur est une ancienne journaliste qui a aussi travaillé à l’Université de Sherbrooke. Mère de deux adolescents, elle se consacre maintenant aux cultures florale et maraîchère biologique. 

« Je suis tannée de parler d’environnement et qu’il n’y ait pas de suite. Je veux qu’on passe à l’action », résume-t-elle pour expliquer ses motivations à se lancer en politique. 

« Au conseil municipal, j’entends des bons mots pour l’environnement, mais c’est très long avant qu’on agisse. Je suis formée dans ce domaine et je pense que je peux faire la différence. Au lieu de regarder passer le train, j’ai décidé de sauter dedans. »

Sophie Payeur est membre du groupe Mères au front pour l’urgence climatique. « La loi accorde aux municipalités des responsabilités en matière de gestion de l’eau, en matière de gestion des matières résiduelles et pour la planification du territoire. C’est cet aspect qui m’intéresse le plus pour qu’on se demande comment on veut habiter notre territoire, comment on veut le développer et l’enrichir. »

La candidate juge qu’il est « temps d’embrasser la complexité dans le domaine de l’environnement ». Elle demande donc que les coûts environnementaux soient internalisés pour tous les projets municipaux. « On ne devrait pas parler que du coût en argent, mais des coûts sociaux, écologiques et environnementaux de chacune des décisions. Les changements climatiques, je les vis, je les sens sur ma terre. Je trouve regrettable qu’on ne fasse rien. »

Pour son district, Mme Payeur veut s’intéresser à la protection des milieux humides. « Il y a beaucoup de construction et les milieux humides disparaissent. On peut se demander si c’est le type de développement économique qu’on souhaite. Est-ce qu’on veut mettre du béton ou répondre à des besoins humains? Il faut réfléchir à nos besoins et aux enjeux environnementaux. »

La possible construction de nouveaux terrains de soccer au parc Central pourrait retenir l’attention au cours du prochain mandat. « Selon ma compréhension, il n’y aura pas de pôle de soccer au parc Central. La mission de ce parc a été donnée par la Ville et le soccer n’a pas sa place à cet endroit. Je ne voterai pas pour ce pôle de soccer. »

Sophie Payeur trouve regrettable que le débat des derniers mois ait porté sur l’opposition entre un terrain synthétique et un terrain naturel dans le même parc. « Les gens n’avaient pas été informés avant. Je ne comprends pas en 2021 comment on a pu en arriver là. La Ville aurait pu aller plus loin dans sa créativité. »

L’agriculture sera un sujet de prédilection également dans le district du Lac-Magog. « Personne ne parle d’agriculture alors que ça représente 37 % de notre territoire », déplore-t-elle. 

Pourquoi une candidature au sein d’un parti politique? « Quand je regarde comment les choses se sont déroulées dans les deux dernières années, je considère qu’Évelyne Beaudin est la seule qui a parlé d’environnement et qui a agi. Le programme du parti a aussi été fait à partir des échanges des citoyens et quand on est plusieurs autour d’une table à partager une vision, on peut avancer. On sera juste plus efficaces et plus forts à plusieurs. »

Pour Évelyne Beaudin, chef de Sherbrooke Citoyen, Sophie Payeur serait une conseillère redoutable pour défendre les intérêts des gens de Rock Forest et de Deauville. « En matière d’environnement, Sherbrooke est dans l’immobilisme depuis trop longtemps. Sophie est là pour changer ça. »