Le candidat péquiste dans Sherbrooke, Guillaume Rousseau, a pris un engagement de financer des moyens de remédier à la pollution des rivières, plus particulièrement de la rivière Magog.

Rousseau veut améliorer l’eau de la Magog

Le candidat du Parti québécois dans Sherbrooke Guillaume Rousseau s’engage à travailler pour l’amélioration de la qualité de l’eau de la rivière Magog. Il propose la construction de bassins de rétention, d’accélérer la séparation des conduites pluviales et sanitaires et d’encourager la revégétalisation des berges.

« Comme père de famille, ça m’inquiète et ça me choque de savoir que la seule plage publique près de chez moi est souvent polluée au point de pouvoir causer des infections aux yeux, aux oreilles, à la peau et même des maux de ventre. [...] Au moins depuis 2010, c’est la première fois que la Ville ferme [la plage Blanchard] autant de jours consécutifs. Ça touche donc beaucoup les gens qui n’ont pas de piscine, et souvent ce sont des personnes qui ont des revenus faibles ou moyens et les touristes », lance M. Rousseau.

S’il estime que la Ville de Sherbrooke a fait du bon travail pour dénicher les mauvais raccordements d’égout sanitaire, M. Rousseau croit qu’elle aurait pu faire mieux si elle avait été mieux soutenue par le gouvernement libéral. « Il a fait des compressions de 300 M$ dans le budget des municipalités, donc de plusieurs millions seulement pour Sherbrooke. » Le candidat péquiste estime par ailleurs que cette austérité a été inspirée de la CAQ et de son idée de « grand ménage » dans les finances publiques.

Guillaume Rousseau est conscient que toutes les solutions proposées nécessiteront des investissements. « Si on veut régler le problème de la pollution de nos rivières, il faut élire un parti qui croit en nos services publics en général, et en notre ministère de l’Environnement et notre municipalité en particulier. Ce que je propose, c’est d’être le candidat des services publics. »

M. Rousseau souhaite dans le même sens obtenir une contribution du gouvernement fédéral qui « [investit] notre argent dans les oléoducs de l’Ouest canadien plutôt que dans des infrastructures utiles aux rivières du Québec ». 

Les plantes aquatiques

Le candidat du Parti québécois verrait à permettre aux municipalités de subventionner les propriétaires établis en amont, dans une autre municipalité, si ses actions peuvent contribuer à améliorer la qualité de l’eau. « La racine de la cause, ce sont les plantes aquatiques qui sont entre autres nourries par des engrais. Ce qu’il faut, c’est revégétaliser les berges le plus possible en amont, en remontant vers Magog. Il faut s’assurer qu’autour de la rivière, il y a des plantes, des arbres qui filtrent tout ce qui peut se trouver dans l’eau, en plus de diminuer les polluants. Idéalement, ça prend une collaboration intermunicipale. Ça n’empêche pas que les municipalités plus rurales pourraient aussi contribuer dans une formule où tout le monde paye un peu et tout le monde en tire un avantage. »

Guillaume Rousseau explique qu’il faudrait respecter une norme minimale et laisser la liberté aux municipalités qui veulent aller plus loin que la norme de collaborer pour des investissements. « Il ne faut pas réfléchir seulement en règlementation uniforme pour tout le monde et en sanctions. » 

Pourquoi construire des bassins de rétention plutôt que d’utiliser l’argent pour séparer des conduites pluviales et sanitaires? « La séparation est forcément une solution à moyen terme. Pour que ça produise son effet, il faudrait que ce soit fait pratiquement partout. » 

La Ville de Sherbrooke indiquait en mai que pour régler tous les problèmes de déversement d’eau usée dans les rivières, il faudrait 100 M$ pour la séparation des conduites et 50 M$ pour la construction de cinq bassins de rétention. 

« Même si on avait l’argent demain matin, il faudrait beaucoup d’années pour arriver à la séparation des conduites. C’est pour cette raison qu’il faut des bassins d’ici trois ou quatre ans. »