Christine Labrie

Rémunération des médecins: QS ajoute sa voix au débat

La candidate de Québec solidaire (QS) dans Sherbrooke ajoute sa voix au débat entourant le mode de rémunération des médecins lancé la semaine dernière par la CAQ et le PQ. Selon Christine Labrie, les CLSC doivent devenir la première ligne en matière d’accès aux soins de santé.

«Nous ce n’est pas dans le béton qu’on veut investir, mais dans l’offre de services. On a déjà un réseau de CLSC répartis sur tout le territoire du Québec», souligne Mme Labrie.

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«Au lieu de construire de nouvelles cliniques, il faut utiliser cette ressource et en maximiser l’usage en y offrant des services 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Tout le monde devrait avoir accès à des professionnels de la santé facilement, y compris les personnes sans médecin de famille.»
Rappelons que François Legault, en précampagne électorale à Sherbrooke, a proposé de revoir le mode de rémunération des médecins en les payant à la prise en charge d’un certain nombre de patients au lieu d’être rémunérés à l’acte. La promesse du chef caquiste a soulevé un certain nombre de questions et du scepticisme chez le candidat péquiste Guillaume Rousseau.
Ce dernier craint entre autres que les médecins choisissent des patients jeunes et en santé qui donc nécessitent peu d’actes. Le Parti québécois propose de créer une clinique d’infirmières praticiennes spécialisées à Sherbrooke, a soutenu M. Rousseau.
Mme Labrie rétorque qu’on doit au lieu utiliser le réseau de CLSC plus efficacement.  «Ça n’a aucun sens qu’on ne puisse pas avoir accès à nos CLSC actuellement à Sherbrooke. Nos CLSC doivent devenir la première ligne d’accès à des soins de santé, offerts par des équipes multidisciplinaires», dit-elle dans un communiqué de presse.
«Il faut arrêter de penser la santé comme étant la chasse gardée des médecins, donner l’autonomie nécessaire aux autres professionnels de la santé et favoriser le travail d’équipe.»
QS propose une rémunération mixte des médecins, basée sur le salariat et la prise en charge, ainsi qu’une réduction de leurs salaires de 12 pour cent. «Ça nous permettra d’atteindre un équilibre entre les différentes professions et d’offrir de meilleurs services à la population.
«Même après une réduction de 12 pour cent, les médecins auront encore la parité avec l’Ontario », ajoute-t-elle.