Le premier ministre canadien Justin Trudeau a affirmé que les Canadiens devaient donner leur soutien inconditionnel aux communautés autochtones, «de la même manière qu’un parent doit offrir son amour inconditionnel - bien qu’il n’y ait pas de dynamique parent-enfant dans la situation actuelle».

Réconciliation avec les Autochtones: Trudeau invite les Canadiens à la patience

VICTORIA — Le premier ministre Justin Trudeau invite les Canadiens non autochtones à être patients et inconditionnels dans leur soutien aux communautés autochtones sur la voie de la réconciliation et à leur permettre de commettre des erreurs.

Lors d’un événement de financement à Victoria, jeudi soir, M. Trudeau a affirmé que les Canadiens devaient donner leur soutien inconditionnel aux communautés autochtones, «de la même manière qu’un parent doit offrir son amour inconditionnel - bien qu’il n’y ait pas de dynamique parent-enfant dans la situation actuelle».

Et cette réconciliation doit permettre aux communautés autochtones «de faire leurs propres erreurs», a-t-il ajouté.

La solution doit venir des communautés autochtones, et pas des Canadiens non autochtones, a-t-il soutenu.

M. Trudeau a tenu ces propos dans un hôtel de Victoria lors d’une «discussion informelle» animée par Nikki Macdonald, qui est une ancienne conseillère de l’ex-premier ministre libéral Jean Chrétien.

Le premier ministre avait passé une partie de la journée à Montréal, où se tenait un sommet de l’Union européenne, avant de se rendre dans l’Ouest du pays en après-midi.

Un consensus au Canada

Il a expliqué aux participants que la chose la plus puissante à propos de la réconciliation était de constater un consensus parmi les Canadiens non autochtones, selon lequel il est temps de s’engager sur la voie du vrai respect et du partenariat.

Les Canadiens ont passé des décennies à s’illustrer sur la scène mondiale sur des enjeux tels que la pauvreté et les droits de la personne, tout en ignorant les problèmes des communautés autochtones, a-t-il plaidé.

Mais le traumatisme intergénérationnel «déchirant» dans certaines communautés remonte à des siècles et il faudra plus que quelques années pour le réparer, a-t-il indiqué. Bien que certaines communautés autochtones soient en plein essor, il continue d’y avoir des problèmes à certains endroits, a-t-il ajouté.

«Il y a une formidable impatience pour régler ce problème rapidement. Je le ressens aussi, mais nous devons corriger cela», a-t-il soutenu.

«Il reste encore beaucoup de travail à faire, mais ce qui me tient convaincu que nous allons y arriver, c’est la bienveillance constante et la volonté de le faire que j’entends de la part des Canadiens autochtones et non autochtones.»