Un projet de modification de règlement concernant les poules pondeuses urbaines vient d’être déposé sur le site Internet de la Ville de Sherbrooke.

Poules en milieu urbain: « Ce projet ne représente que du positif »

Tout indique que le conseil municipal de Sherbrooke ira de l’avant dans le dossier des poules pondeuses en milieu urbain.

Un projet de modification de règlement concernant les poules pondeuses urbaines vient d’être déposé sur le site Internet de la Ville de Sherbrooke. Jusqu’à maintenant, les membres du conseil municipal semblent à l’aise avec les grandes lignes du projet.

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« Présentement, ce projet ne représente que du positif. On pourra en discuter avec les citoyens durant la consultation et voir s’il pourrait y avoir des ajustements à apporter par la suite », affirme Karine Godbout, conseillère municipale du district d’Ascot.

Après avoir reçu plusieurs demandes citoyennes, un comité a été formé en 2017 pour élaborer les éléments qui pourraient être modifiés dans la règlementation municipale.

Rappelons que la consultation publique concernant le projet de modification du règlement en vue de permettre les poules pondeuses urbaines sur le territoire de la ville de Sherbrooke se tiendra à l’Hôtel de Ville le 7 juin 2018 à 19 h.

« Avoir des poules en ville permet de récolter soi-même ses œufs, et c’est des coûts de moins en épicerie. Des voisins pourraient même partager les coûts d’entretien et les œufs ensemble. Je vois vraiment ça d’un bon œil », explique Vincent Boutin, conseiller municipal du district des Quatre-Saisons.

Le projet de règlement prévoit qu’il serait possible de posséder entre deux et cinq poules pondeuses, que ces dernières doivent se trouver dans les poulaillers ou les enclos extérieurs en permanence et seulement sur les terrains comportant une habitation unifamiliale isolée ou jumelée.

Une section précise les exigences pour l’entretien, l’hygiène et la disposition des poules mortes.

« On voit dans plusieurs autres villes ce qu’est la règlementation, les emplacements autorisés, le nombre de poules autorisé, la conception des enclos. Bref, on a fait des recherches sur ce qui se faisait ailleurs pour prendre les éléments qui nous semblaient les plus pertinents », indique M. Boutin.

Il est bien certain qu’une telle décision ne pourra faire l’unanimité auprès des citoyens de Sherbrooke, alors que les plaintes concernant les poules en ville sont souvent reliées aux odeurs ou à des dérangements quelconques.

« La cohabitation avec le milieu est primordiale. On a interdit le coq dans notre projet pour permettre de préserver l’harmonie et la quiétude du voisinage », affirme M. Boutin.

Pour les adeptes d’agriculture urbaine, le fait de posséder des poules pondeuses permet de réduire la distance de la provenance des aliments, au même titre que de posséder des jardins en pleine ville.