Évelyne Beaudin

Personnel politique: Beaudin se tourne vers le Service juridique

Le débat que souhaitait Évelyne Beaudin à propos de la présence de son personnel politique aux ateliers de travail à huis clos, à l’hôtel de ville, n’a finalement pas eu lieu. Et c’est Mme Beaudin elle-même qui a demandé le retrait du sujet de l’ordre du jour.

C’est que la conseillère municipale du parti Sherbrooke Citoyen a choisi de s’en remettre, pour le moment, au Service des affaires juridiques de la Ville. Elle lui demande d’analyser l’avis juridique qu’elle a fait produire sur la question.

Lire aussi: Personnel politique : Beaudin présente un avis juridique

Rappelons que Mme Beaudin a demandé en début d’année que son directeur de cabinet et son attaché de presse puissent assister aux ateliers préparatoires des séances du conseil municipal. Dans un vote pris à huis clos, ses collègues lui ont refusé ce privilège.

Évelyne Beaudin a donc dévoilé un avis juridique produit par Me Ariel Thibault, qui lui reconnaît le droit d’exiger la présence de son personnel politique.

« Il n’est pas exclu que les élus en discutent plus tard, mais pour l’instant, nous sentions que c’était la meilleure voie que le Service des affaires juridiques se penche sur la question. Ça permet d’avoir le débat qui porte sur la bonne question. On sentait que le débat dérivait sur l’existence des partis politiques alors que ce n’est pas le fond de la question. Pour recentrer le débat sur le fond de la question, on voulait l’avis des experts de la Ville », dit Mme Beaudin.

Doit-on y voir un signe que Mme Beaudin ne réussissait pas à obtenir l’appui des autres élus? « Je n’ai pas fait le décompte. Le problème, c’est que le débat ne porte pas sur la bonne chose. Ma question, c’est de savoir si le personnel politique du maire doit être traité de façon équitable avec le personnel politique de l’opposition. Ça ne devrait pas être teinté par la couleur du parti ou de l’indépendance. C’est le genre de décision qui n’impacte pas que le mandat actuel, mais aussi les mandats à venir. »

Mme Beaudin rappelle que l’avis juridique de Me Thibault relevait un flou juridique sur l’encadrement des séances préparatoires.

« J’aimerais par conséquent connaître leur avis sur l’opportunité qui s’offre à nous pour encadrer formellement les séances préparatoires du conseil. Les comités de toponymie, de l’environnement, de la sécurité publique, etc., ont tous des règles claires. Pourquoi le comité où la plupart des décisions se prennent ne serait-il pas encadré de la même manière? », demande-t-elle.

L’avis juridique commandé par Évelyne Beaudin laissait entendre que des démarches judiciaires pourraient être admissibles. « Les démarches judiciaires devraient toujours être vues comme un dernier recours. Nous devons nous assurer de faire de la politique d’abord dans l’arène politique. »

Beaudin ne se rétracte pas au sujet de Berthold

La conseillère Évelyne Beaudin ne s’est pas excusée de ses propos au sujet de sa collègue Danielle Berthold dans le dossier des vers blancs. Mme Berthold, qui brandissait le spectre d’une poursuite en diffamation, n’a pas annoncé ses intentions lundi.

Lire aussi: Le ton monte entre Berthold et Beaudin

Rappelons que Mme Beaudin avait mentionné son malaise de savoir que Danielle Berthold prêtait sa voix à des publicités pour un promoteur en entretien de gazon alors qu’elle était intervenue dans le dossier. Elle indiquait qu’il aurait été plus prudent de consulter un conseiller en éthique.

Mme Berthold avait exigé qu’Évelyne Beaudin se rétracte au plus tard le 18 juin en déposant un avis juridique démontrant qu’elle ne s’était pas placée en situation de conflit d’intérêts.

Le citoyen Pascal Cyr, à la période des questions, a demandé qui paierait si une poursuite était déposée.

Danielle Berthold, qui n’a pas souhaité commenter la situation, a indiqué qu’elle paierait elle-même les frais si une poursuite était intentée. Elle n’a toutefois pas dévoilé ses intentions.